Depuis le 16 mars, toutes les universités de France sont fermées afin d’éviter la propagation du Covid-19. À Université de Paris, la continuité pédagogique est assurée par les enseignants et les étudiants poursuivent leurs cours à domicile à travers différentes plateformes. Qu’en est-il des formations en alternance ? Elodie Haye, étudiante apprentie en communication, partage son expérience.

 

 

L’alternance est une modalité pédagogique qui conjugue une formation théorique dans un établissement d’enseignement supérieur et une formation pratique en entreprise. Pour de nombreux étudiants, il s’agit de la formule idéale. En effet, l’alternance permet d’acquérir progressivement des compétences et d’apprendre un métier sur le terrain. 

 

La mise en place du télétravail

Elodie est étudiante dans le master « Professionnels de l’écrit » et comme tous ses camarades, elle suit ses cours à distance durant cette période de confinement. Moodle, mails, visioconférences… ce sont autant d’outils numériques qui lui permettent de maintenir des échanges pédagogiques avec ses professeurs. Son master étant sur le mode de l’alternance, l’étudiante continue également sa formation en entreprise au sein de la direction de la communication d’Université de Paris. Comme pour les cours, cela se fait par le biais du télétravail. Un mode de fonctionnement qui peut s’avérer difficile : « En tant qu’apprenti, le télétravail peut être compliqué dans la mesure où on continue d’apprendre les codes de son entreprise et à les assimiler. Il faut donc être encore plus réactif et autonome que d’habitude. Mais ça fait aussi partie de la formation professionnelle : on doit apprendre à s’adapter quelles que soient les circonstances. Et pour l’instant, ça fonctionne plutôt bien de mon côté ! ».

 

Organiser son temps entre les cours et le travail

Les activités professionnelles et universitaires d’Elodie sont essentiellement centrées sur la rédaction. L’étudiante en communication ne rencontre donc pas de difficultés particulières à poursuivre son travail à domicile. Ce qui est perturbant, confie-t-elle, c’est de ne pas changer d’environnement : « En temps normal, quand je travaille pour mon entreprise, je me rends au bureau et quand je suis mes cours, je vais dans une salle de classe à l’université. Cette période de confinement exige que je reste à mon domicile pour accomplir mes deux activités et donc de repenser mon organisation ». Elodie a donc décidé de ne pas regarder ses mails professionnels lorsqu’elle étudie et de faire les mêmes horaires qu’en temps normal. Par ailleurs, si l’étudiante parvient à garder une certaine frontière entre ses deux activités, c’est aussi grâce à son entreprise qui reste attentive au respect du rythme initial de l’alternance. Ainsi, elle ne sollicite pas Elodie les jours réservés aux cours et les visioconférences se déroulent lorsque l’étudiante est disponible.

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