Les nouvelles technologies rentrent dans la vie quotidienne et remodèlent les sociétés du monde entier à un rythme toujours plus rapide. Si l’évolution technologique a été largement analysée comme provenant des pays du Nord qui se sont industrialisés en premier depuis le 18e et le 19e siècle, ce tableau n’est pas satisfaisant pour explorer les moteurs et les conséquences de l’évolution technologique dans le contexte de la contribution croissante des pays en développement et émergents à l’économie mondiale. Il est certain que les technologies provenant du Nord global ont un impact énorme sur les sociétés du Sud global, mais les analyses du changement technologique doivent intégrer d’autres types de circulations (Sud-Sud et Sud-Nord, schématiquement), afin de développer une meilleure compréhension du devenir technologique du monde global. Afin de comprendre l’ampleur de ce changement, nous nous engageons dans un programme de recherche qui applique le cadre de la « mondialisation par le bas » aux marchés mondiaux de la technologie (Tarrius 2002 ; Mathews et al 2012 ; Choplin & Pliez 2018). L’hypothèse fondamentale qui guide cette recherche est que le développement des technologies empruntera une voie spécifique aux sociétés du Sud. Les sessions du séminaire documenteront les questions sociales relatives à l’expansion technologique dans les contextes en développement et émergents, sur la base de recherches empiriques. Ce faisant, elles mettront en évidence le dynamisme scientifique et technologique des pays du Sud, ainsi que les conséquences souvent dévastatrices du développement technologique pour les populations subalternisées. Deuxièmement, ils caractériseront la mondialisation technologique « d’en bas », à travers la formulation d’outils analytiques ; ils enrichiront donc la conception de l’expansion technique d’un point de vue original, en accordant une attention particulière aux processus d’expansion technologique en relation avec les contextes en développement, où l’informalité du travail et l’innovation pauvre en ressources sont des préoccupations majeures. Le séminaire est interdisciplinaire avec un accent majeur sur les « Science & Technology Studies ».
 
Le séminaire se tendra anglais et en ligne. Il est accueilli par le CEPED (Université Paris Cité/IRD) dans le cadre de l’activité du Global Research Institute of Paris (GRIP). 
 
Comité organisateur: Javed Mohammad ALAM, Mariana GAMEIRO, Mahamat Nour Moussa ILYASS, Koichi KAMEDA, Cecilia PASSANTI, Jessica POURRAZ, Mathieu QUET, Yves-Marie RAULT-CHODANKAR, Thibaut SERVIANT-FINE and Aamod UTPAL
Programme 2021-2022
  • 27th October 2021, 10am-12am: Markets for pesticides – Nathalie Jas (INRAE, IRISSO)
  • 24th November 2021, 10am-12am: Markets for traditional medicine – Laurent Pordié (CNRS, Cermès3)
  • 15th December 2021, 10am-12am: Markets for digital money – Kevin P. Donovan (Centre of African Studies, University of Edinburgh)
  • 26th January 2022, 10am-12am: Markets for pharmaceuticals – Anne Pollock (Global Health & Social Medicine, King’s College)
  • 23rd February 2022, 10am-12am: Markets for food – Rajeswari Raina (International Relations and Governance Studies, Shiv Nadar University)
  • 30th March 2022, 10am-12am: Markets for cultural goods – Christine Ithurbide (CNRS, Passages)
  • 27th April 2022, 5pm-7pm: Markets for minerals – James H. Smith (Anthropology Dept, UC Davis)
  • 25th May, 2022, 2pm-4pm: Markets for surgery – Logan D.A. Williams (Inclusive Research by Design)
  • 29th June, 2022: 3pm-5pm: Markets for seeds – Gabriela Soto Laveaga (History of science Dept, Harvard University)