Cette année universitaire est exceptionnelle pour les étudiantes et étudiants contraints de suivre leurs cours à distance. Elle l’est d’autant plus pour celles et ceux qui commencent leurs études. Iris et Flavio sont actuellement en première année de licence Sciences de la Terre à l’IPGP nous font part de leur témoignage.

Depuis leur retour partiel à l’université, les deux étudiants ont la chance de pouvoir suivre leur cours à l’IPGP trois jours par semaine.

© Université de Paris – IPGP

Une première rentrée universitaire stressante mais heureuse

Flavio, étudiant en double-licence avoue avoir vécu une rentrée universitaire stressante et difficile sur le plan administratif.

« Je suis en double licence ASTER – Sciences de la Terre/Japonais et donc rattaché aux départements de l’IPGP ( Institut de physique du globe de Paris) et du LCAO (Langues et Civilisations de l’Asie Orientale), ce qui n’a pas facilité mes démarches d’inscription. » En s’inscrivant en juillet, Flavio a réalisé qu’il n’était pas inscrit en japonais mais en chinois… Jusque début septembre, Flavio était donc très stressé à l’idée d’être dans la mauvaise filière. La régularisation ne s’est faite qu’après plusieurs mois, mais l’étudiant a tout de même pu assister à ses cours de japonais.

Dès la rentrée, des mesures sanitaires ont été prises par l’IPGP et l’UFR LCAO. « Heureusement, la rentrée a pu se faire en présentiel dans les deux licences, j’ai rencontré des camarades et certains de mes professeurs, un premier lien qui s’est avéré essentiel pour affronter le confinement », reconnaît Flavio.

Lutter contre la monotonie et le doute

L’absence de décompression entre les études et la vie personnelle, d’habitude rythmée par les trajets quotidiens ou les activités extra-scolaires a conduit Flavio à s’enfermer dans une routine « lancinante » : se lever, se mettre à travailler, déjeuner, continuer de travailler, diner et travailler jusqu’au coucher. « Le travail n’est pas un problème en soi, car j’ai la chance d’étudier un domaine qui me passionne, mais j’ai parfois eu l’impression de devenir un automate. »

Pour lui, l’absence de contact direct avec les enseignants a conduit involontairement à amoindrir la qualité de l’apprentissage surtout en langues. Si bien qu’il s’est mis a douter de son parcours d’étude. « Cette monotonie, et surtout l’isolement m’ont plusieurs fois conduit à douter de mon choix d’orientation. Heureusement ces doutes ont été passagers ; et aujourd’hui je ne regrette pas de m’être accroché. »

De son côté Iris, pour rester efficace et motivée, a gardé contact avec ses ami.e.s de classe et a profité des heures de sorties autorisées pour faire du sport en extérieur, essentiellement de la course et du skate.

Un retour serein à l’université, vécu comme une délivrance

Depuis leur retour partiel à l’université, les deux étudiants ont la chance de pouvoir suivre leur cours à l’IPGP trois jours par semaine.

« Ces 3 jours sont intenses car beaucoup de cours y sont regroupés », confie Iris. Mais l’étudiante est très heureuse de renouer avec ses camarades. Flavio aussi vit ce retour comme une véritable bouffée d’oxygène après plusieurs semaines « d’apnée » : « C’est avec joie que j’ai pu « re-rencontrer » mes professeurs et redécouvrir la possibilité d’interagir autrement que par écrans interposés ou par mails. »

 

Sans surprise, l’année universitaire n’a pas vraiment reflété l’image que les étudiants se faisaient de l’université. « En tant que lycéen, j’imaginais la vie étudiante rythmée par des séances d’études dans les bibliothèques, par l’investissement dans les associations et par des visites culturelles ». Mais sur le plan pédagogique Flavio n’a pas été déçu : « l’image que je me faisais des enseignants-chercheurs, passionnés par leurs champs d’étude et heureux de les partager avec les étudiants s’est avérée totalement fondée. C’est un plaisir d’avoir cours ! »

Iris et Flavio comptent bien réussir leur première année de licence et continuer dans ce cursus, en espérant l’an prochain pouvoir suivre les cours sur les bancs des amphis et vivre pleinement leur expérience étudiante.

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