Témoignages

Retrouvez les témoignages d’étudiants en mobilité.

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Allemagne

Berlin, Freie Universität, JFK Institute (Erasmus)

Témoignages 2007-2008

Mon séjour à Berlin s’est dans l’ensemble très bien passé et c’est une ville que je recommande à tous les étudiants.
La recherche d’un appartement à mon arrivée a été un peu stressante car il y a beaucoup de gens qui cherchent au même moment. Je m’étais décidée pour le style typique d’habitation à Berlin : la WG (coloc) car cela me permettait de vivre avec des allemands (bien qu’il y ait aussi des WG internationales). Je conseille aux gens qui voudraient opter aussi pour la WG de commencer par prendre une chambre n’importe où pour un mois et ensuite de redéménager dans un endroit qu’on aime vraiment une fois que les repères sont pris dans la ville et qu’on s’est fait des potes. C’est très courant de faire ça ; il y a toujours pas mal d’annonces sur internet et le bouche à oreille fonctionne très bien aussi.
L’inscription à la fac est un peu compliquée mais un petit séjour à l’Erasmus Büro aide. Ils ont un petit formulaire sur lequel est inscrit tout ce que l’on doit faire, notamment payer le Semester Ticket qui pour la « modique somme » de 192 euros payable uniquement en cash vous donne accès à tous les transports en commun berlinois pendant un semestre et le droit d’étudier à la FU. Le plus embêtant est le temps que cela prend parce que les bureaux ne sont jamais ouverts longtemps… Mais on y arrive. Ensuite pour l’inscription dans l’UFR d’anglais que ce soit JFK ou Anglistik, il n’y a quasiment rien à faire en tant qu’Erasmus à part prévenir les profs des cours qu’on a choisi de sa situation et vérifier que le cours vaut bien tant de crédits. Et si il y a un problème, Monsieur Hoenisch, le coordinateur Erasmus de JFK, est toujours là pour répondre aux questions.
Le système de cours est assez différent de ce que l’on peut avoir à Charles V. Ici il n’y a aucun cours obligatoire, on choisit ce que l’on veut. Les cours ressemblent souvent beaucoup plus à des discussions pour la grande majorité en anglais où tout le monde participe. Cela signifie aussi qu’en tant qu’élève on doit beaucoup plus travailler en amont pour savoir de quoi le cours va parler. Presque tous les profs demandent une lecture hebdomadaire d’en moyenne une vingtaine de pages voire beaucoup plus par cours pour la préparation du sujet. Au cours du semestre il est courant de devoir faire une présentation orale d’une vingtaine de minute ou de rendre un petit devoir de quelques pages. Et enfin, la plupart des partiels se font sous la forme d’une dissertation d’environ quinze pages au sujet libre que l’on peut rendre jusqu’à un mois après la fin des cours d’un semestre. Mais grâce à la source incroyable de documents en tous genres que contient la bibliothèque de JFK, une des meilleures d’Europe, n’importe quel devoir se fait assez facilement et c’est un vrai plaisir de travailler là-bas !
Mais la fac est aussi un lieu de rencontre. Chaque UFR ou presque a son café où on peut aller grignoter de petit sandwichs typiquement allemand ou boire un thé aux herbes par exemple entre les cours. Pour les Erasmus plus particulièrement il y a plein d’activité proposées par le club international de la fac et on peut vite se faire des amis avec qui aller découvrir la ville et sa merveilleuse vie nocturne. J’ai passé quatre mois ici et jamais un soir ne passait sans qu’on me parle d’une soirée chez untel, d’un DJ qui jouait dans tel club ou d’un festival de musique de chambre… il y en a pour tous les goûts des plus simples aux plus exubérants. Tout cela mélangé à une vie diurne dans l’ensemble beaucoup moins stressante que celle de Paris, des parcs presque à tous les coins de rue, et des vélos partout. Pour les quartiers les plus jeunes et les plus vivants je conseillerais Kreuzberg et Friedrichshain. Mais les nombreux autres quartiers de Berlin (la ville fait plus de 8 fois la taille de Paris) ont chacun leurs avantages. Le seul inconvénient que j’ai trouvé à cette ville c’est le mauvais temps. La majorité de l’hiver se passe dans le froid, la pluie et le ciel gris. Mais il paraît que l’été est merveilleux là-bas. Alors pour les gens qui ne partiraient qu’un semestre je conseillerais fortement le deuxième!

Australie

Melbourne, University of Melbourne, (Accord bilatéral études)

Témoignages 2011-2012

Avant et après la mobilité
Le processus de sélection peut parfois être long (je n’ai reçu ma lettre d’acceptation qu’un mois avant la date prévue pour mon départ, après quoi il reste la demande de visa et autres préparatifs) mais le personnel reste très facilement joignable en cas de doute ou problème.
En fin de mobilité, les quelques procédures à finaliser se passent sans accroc.

Arrivée sur place et cours
De très nombreuses présentations sur tous les aspects de la vie étudiante à Melbourne sont offertes par l’université au cours de la semaine d’introduction (Week O).
Quant aux cours, vous devrez surement procéder à quelques changements pour diverses raisons. Bien que cela puisse être assez frustrant au début, cela peut se révéler très bénéfique (suivre des cours auxquels je n’aurais pas forcément envisagé m’inscrire dans un premier temps a donné une nouvelle perspective à mes recherches).
Etant aux antipodes, le calendrier universitaire est le suivant : fin juillet-novembre (pause de mi-semestre fin septembre) et fin février-juin (pause de mi-semestre en avril). La pause de fin novembre à fin février est une belle opportunité de s’immerger dans la culture, de découvrir le pays ou de réaliser un projet personnel.

Vie du campus
La vie sur le campus est très agréable. Le campus est situé en centre ville et est doté de parcs et jardins et d’un grand complexe sportif. L’université est très bien reliée aux réseaux de tramways et est donc facilement accessible que vous habitiez à deux pas ou un peu plus loin du centre.
Le campus dispose de nombreuses bibliothèques et le système de prêt est très flexible (limite à 100 ouvrages pour un durée d’un mois mais renouvelable jusqu’à 4 fois). Il y a également des archives, un théâtre, un musée et autres services sur le campus. Au point de vue social, les nombreux barbecues qui sont organisés sur le campus tout au long du semestre sont une occasion de plus de rencontrer les autres étudiants.

Logement
L’Australie est un pays relativement coûteux. La colocation est reine et de nombreuses annonces sont publiées sur le campus, dans les cafés, sur internet (www.gumtree.com.au) ou circulent par le biais du bouche à oreille. Si vous choisissez de vivre dans les quartiers adjacents au campus, comptez environ $200-250 la semaine. En vous éloignant un peu plus (10-20min en transport, 15-30min à vélo), comptez entre $150-170 par semaine).

Quelques impressions sur Melbourne et l’Australie
A Melbourne, l’un des moyens de transport privilégiés (et bien plus abordable) est le vélo. Melbourne dispose d’un impressionnant réseau de pistes cyclables qui vous emmène aux quatre coins de la ville (et ce, aussi voire plus rapidement qu’en transport en commun).
C’est une ville extrêmement riche en événements culturels et sportifs et en festivals, pour tous les budgets. Adeptes du plein air, les australiens se tournent vers de nombreuses activités en ville ou dans la région: « footy » (un sport typiquement australien entre football et rugby), cricket, aviron, cyclisme, surf, frisbee, escalade, etc.
Melbourne est une ville alternative avec de nombreux cafés atypiques, des ruelles qui se faufilent de part et d’autre du CBD, d’innombrables musiciens qui jouent dans les bars et salles de concerts tous les soirs, une offre culinaire impressionnante et un art mural très populaire.
De Melbourne, le « bush » est accessible en transport en commun mais l’Australie reste indéniablement un pays où la voiture est de rigueur pour se déplacer hors des villes. Le Victoria est un état très varié, entre la campagne et sa terre rouge, les plages désertes, la montagne et ses stations de ski en hiver, les vignobles et les forêts subtropicales.
Il faut garder à l’esprit qu’en Australie les distances sont longues et qu’une fois éloigné des côtes, le territoire est très peu peuplé. Le dépaysement est d’autant plus grand mais il faut également davantage de considération avant de voyager «interstate ».

Canada

Toronto, Glendon College (MICEFA lectorat)

Témoignage 2012-2013

Je suis partie en échange à Glendon College (qui fait partie de l’université York) à Toronto, au Canada pour l’année 2012/2013 grâce au programme de la MICEFA. La préparation du dossier fut rapide, dans l’urgence, même, puisqu’il s’agissait d’un dossier de dernière minute, réalisé entre mai et juin pour partir en août ! Par chance, j’ai pu bénéficier de l’aide de la responsable des étudiants internationaux de Glendon, qui a pu me guider dans l’inscription aux cours et les démarches administratives, ce qui m’a permis d’obtenir mon permis d’études dans les délais requis.
Le poste proposé par la MICEFA ne comprend pas de salaire, mais un logement en résidence universitaire, directement sur le campus, et un « meal plan », permettant de manger à la cafétéria et partout dans York University en échange de 10 heures de travail réparties entre le Salon Francophone (où il s’agit de répondre aux questions d’étudiants et d’animer des discussions en français avec d’autres francophones) et le « monitorat » (présence en classe pour faire des groupes de conversation sur les thèmes abordés par le professeur). Il n’y a donc pas de préparation de cours requise.
Mon arrivée à Toronto a été un peu difficile, il faut l’admettre : étant inscrite comme étudiante de Glendon College, je ne pouvais suivre que des cours undergraduate, ne permettant pour la plupart pas de valider mon M2, ce qui me contraignait donc à suivre les cours de Paris 7 à distance. J’ai malgré tout apprécié de pouvoir suivre des cours de Glendon, pour découvrir une approche différente de l’enseignement, et pouvoir (heureusement) pratiquer mon anglais, ce qui n’est pas toujours facile sur un campus bilingue où tout le monde rêve d’améliorer son français !
L’adaptation à la culture canadienne/nord américaine fut également un peu difficile, pour quelqu’un qui apprécie la cuisine française ! Mais le cliché de “les Canadiens sont gentils et accueillants” a un fond de vérité : la plupart des gens sont extrêmement gentils, polis, prêts à rendre service, et le contact passe facilement. De plus, l’université met en place de nombreuses stratégies pour l’accueil des étudiants internationaux tout au long de l’année, avec des activités sur le campus, des répartitions en « maisons » (comme à Poudlard) dans les résidences… En cas de coup de blues culinaire, il y a une boulangerie française près de Glendon, pour retrouver le vrai goût des vrais croissants ! Et surtout, Toronto est une ville formidable et très bien située pour visiter l’Amérique du Nord : aller aux Chutes du Niagara, à Montréal, à New York, à Washington (pour l’investiture d’Obama…), voir du hockey, célébrer Halloween pendant un mois entier, profiter de la neige et voir les parcs naturels…
Les difficultés rencontrées ont donc été pour la plupart d’ordre administratif : je ne recommande à personne de chercher à rencontrer un docteur à l’étranger, et aller chez le dentiste AVANT de venir au Canada est préférable, le système de santé étant compliqué et les rendez-vous (et remboursements) parfois difficiles à obtenir pour les étudiants étrangers.
Cette année au Canada a donc été très profitable… au point de rester une seconde année à Glendon, pour des raisons multiples !

Etats-Unis

Arizona, Tucson, University of Arizona (Lectorat UFR)

Témoignage 2016-2017

L’enseignement

J’ai enseigné en tout à 4 classes, 2 par semestre. Toutes de niveau 101 soit débutants (même si bon nombre d’étudiants avaient déjà quelques années de Français derrière eux en high school)

Les cours durent 50 minutes et ont lieu du lundi au jeudi inclus. (Soit environ 8h d’enseignement hebdomadaire). Des objectifs sont fixés au travers des examens communs à toutes les sections (environ 1 tous les 1 mois/1 mois et demi) qui requièrent qu’un certain nombre d’items et de chapitres aient été vus et acquis afin d’être évalués. En-dehors de ces évaluations régulières j’ai été entièrement responsable de l’enseignement, étant seul face à mes classes avec l’appui d’un textbook sur lequel baser mes cours. Cela comprenait notamment l’organisation de mes propres évaluations et tests en classe ainsi que de de l’organisation et de la gestion du déroulement du cours.

À ces heures s’ajoutent :

1 heure de permanence (Office hour) par semaine pour recevoir les étudiants prenant place au sein du bureau commun du département. Cependant à moins d’approcher de périodes d’examens peu d’élèves se déplacent. Il faut néanmoins les assurer.
L’animation de la Table Francophone, un groupe de discussion qui se réunit une fois par semaine (pendant 1h30) et qui est ouvert à tous les étudiants qui souhaitent parler français.
1 heure de tutorat (Think Tank) ouvert à tous les étudiants de français quelque soit leur niveau. Les étudiants se présentent alors avec des devoirs, détail de leçon ou autre qu’il s’agit de les aider à comprendre.

Je recevais en conséquence un salaire de 700 dollars payé toutes les 2 semaines soit 1400 dollars/mois environ.

Les études

En plus de mon statut de professeur j’étais inscrit à University of Arizona en tant que graduate student ce qui me permettait de suivre un certain nombre de cours par semestre au même titre que n’importe quel étudiant de l’université.

Le logement

Le logement n’est pas proposé par l’université, il faut donc le trouver soi-même. Il y a deux possibilités. Louer une chambre dans la résidence pour Graduate Students sur le campus (mais les chambres sont très chères) ou bien chercher un logement hors campus. Si toutefois vous souhaitez louer une chambre dans la résidence sur le campus, sachez qu’il faut s’en occuper très tôt (vers les mois de mars /avril).

Le coût de la vie

Le salaire proposé peut sembler bien moins attractif que ceux d’autres postes de lecteur, mais le coût de la vie est également inférieur à Tucson que dans d’autres villes américaines. Pour les logements, plus on se rapproche de l’université, plus le loyer est important, mais l’on peut tout de même trouver de bonnes affaires. (Compter en moyenne 500 dollars/ mois pour un bon logement proche de l’université, charges comprises)

La ville

Il faut garder en mémoire que nous sommes au milieu du désert ! Le climat, bien que très chaud l’été, est très agréable. La ville est très étendue et clairsemée. Dépaysement garanti. L’inconvénient est que sans voiture, on est un peu coincé… Il y a un réseau de bus mais très mal organisé et peu pratique. En revanche, Tucson est une ville « bike friendly », il y a des pistes cyclables partout et énormément d’étudiants circulent à vélo. Je recommanderais toutefois d’être prudent dans la ville en elle-même, la circulation peut y être surprenante. À l’inverse, le campus est idéal pour se déplacer à vélo et beaucoup d’étudiants en profitent.

Le calendrier universitaire

Les cours commencent plus tôt que dans d’autre universités. Cette année la rentrée a eu lieu le 25 août. On vous demandera probablement d’arriver aux alentours du 8 août. Vous aurez une semaine de training, avec les nouveaux enseignants, où l’on vous expliquera vos objectifs et l’on vous donnera des conseils sur la façon dont vous pouvez organiser vos cours mais vous jouirez ensuite d’une grande liberté. On vous présentera toutes les ressources disponibles sur le campus.
Le « winter break » dure environ 3 semaines (cette année du 19 décembre au 12 janvier) et le « spring break » environ 10 jours au mois de Mars.
Le spring semester termine aux alentours de la mi-mai et votre contrat s’achèvera probablement fin mai. Vous avez ensuite 30 jours (à partir de la date de fin de contrat) pour quitter le territoire. Vous pouvez donc envisager de faire du tourisme aux mois de mai et juin, mais considérez que vous serez de retour en France fin juin au plus tard.

Georgia, Atlanta, Emory University (Accord bilatéral études)

Témoignage 2010-2011

Les plus:

– Emory University accueille plus de 14,000 étudiants dont près de la moitié sont étrangers, si tu aimes rencontrer des gens d’un peu partout, tu seras pas déçu
– le programme de l’université est très varié, en tant qu’étudiant international tu auras le droit de prendre des cours dans le département de ton choix (avec accord préalable de ta/ton directrice de recherche). Je recommande en particulier le département d’anthropologie et celui d’études afro-américaines
– la bibliothèque principale d’Emory compte plus de deux millions de bouquins, vidéos, Cds, et, sur l’ensemble du campus, plusieurs centaines d’ordinateurs « state-of-the-art » sont mis à la disposition des étudiants
– l’université a aussi mis en place un système de prêt de matériel multimédia : projecteurs (pour films), magnétoscopes, magnétophones, trépieds, appareil photos et même des ordinateurs portables. Le service s’appelle Class Tech, c’est super pratique
– ECIT : un service de formation aux outils multimédia imovie, photoshop, powerpoint, excel, super pratique aussi
– j’allais oublier : la bourse d’Emory, $17,000 pour les étudiants en Master, on dit merci !

Les moins :

– les transports en commun, l’université a mis un place un service de navettes gratuites (trois lignes). Super pratique le matin (passage très fréquent), un peu moins une fois la nuit tombée
– Le service de métro MARTA est plutôt efficace même s’il ne circule qu’en centre ville, au delà des grands pôles il faut prendre le bus ; la fréquence des bus laisse parfois à désirer

Conseils pratiques:

– passer son permis sur place, c’est pas cher mais il faut avoir une voiture (on se présente à l’épreuve avec sa voiture !), se renseigner pour les assurances internationales en France, les jeunes conducteurs sont hyper taxés !

– rechercher un appartement sur place, les complexes étudiants sont très biens (au niveau Master tu seras hors campus avec d’autres étudiants en Master voire Doctorat) mais au final c’est peut-être pas ce qu’il y a de moins cher et trouver son propre appart’ c’est aussi l’occasion de rencontrer des non-étudiants. Je recommande le site craigslist, tu y trouveras pleins d’annonces pour toutes sortes de choses, même du covoiturage !

Massachusetts, Nortampton, Smith College (Accord bilatéral études + lectorat)

Témoignage 2016-2017

Avant le départ : Le processus de sélection a été plutôt simple, j’ai remis un dossier incluant lettres de recommandation et de motivation et j’ai eu une réponse assez vite, m’indiquant que j’étais sélectionnée pour aller à Smith College, et que j’allais avoir un entretien, qui s’est avéré être une discussion assez informelle avec la responsable de Smith à Paris. Obtenir le visa F1 était très simple, la Dean des étudiants internationaux à Smith, Caitlin Szymkowicz, est incroyablement gentille et d’une très grande aide, elle a répondu à toutes mes questions et inquiétudes par email en un temps record.
Départ:

Je devais être à Smith pour la semaine ISP (International Student Orientation) la dernière semaine d’août, qui était très amusante et informative, j’y ai rencontré de très nombreux étudiants internationaux qui sont restés mes amis toute l’année.
Le poste de Smith College est un poste de lectorat, mais il n’y a aucune obligation de donner des cours. Ma bourse incluait les frais d’inscription américain bien sûr, mais aussi le logement (une chambre seule dans le bâtiment Cutter House), et le meal plan, avec trois repas à volonté par jour. Les cuisines sont fermées pendant les quelques vacances et les autres étudiants doivent quitter leur maison ou payer, mais cela n’inclue pas les étudiants internationaux qui peuvent rester sans payer.
Les seuls frais importants sont les billets d’avion aller-retour, et l’assurance santé d’environ 1300 dollars.
Il y a cependant beaucoup d’opportunité de travailler pour gagner un petit salaire, comme tuteur dans le département de français, ou assistant d’un professeur… Il faut juste ouvrir un compte en banque américain et obtenir un numéro de sécurité sociale US, valable à vie. La semaine d’ISP permet de faire toutes ces démarches très facilement en étant accompagné.
Smith College fait partie d’un consortium de cinq universités (Hampshire, Mount Holyoke, U-Mass et Amherst), toutes accessibles via un service de bus gratuit pour les étudiants de Smith durant l’année scolaire. Il est possible de s’inscrire à certains de ces cours, et les bus permettent de se déplacer jusqu’au centre commercial également. De plus, Smith College se trouve dans la ville de Northampton, accessible en cinq minutes à pied, ville très agréable avec de nombreux restaurants. Des bus directs du centre-ville peuvent se rendre à New York en environ 4h et Boston en 3h.
Smith College est historiquement une université pour les femmes, j’insiste sur le terme historiquement puisque non seulement les étudiants des programmes graduate sont pour certains des hommes, mais Smith a en outre une importante communauté LGBTQ+.
Pour l’inscription aux cours, vous serez peut être un peu perdu au début, mais chaque élève à Smith a un advisor, qui est d’une grande aide. De façon générale, tout le personnel de Smith est très disponible, il ne faut pas hésiter à poser des questions quand on se sent perdu.
Pour le programme d’échange à Smith, vous ferez partie du groupe AMS, American Studies, et vous aurez donc un cours à suivre au premier semestre, et un mémoire à écrire au deuxième semestre. Le reste de vos cours seront libres. Le programme AMS est un graduate program incluant dix élèves internationaux, et vous obtiendrez un diplôme de Smith à la fin du programme, vous serez donc Smith Alumni et pourrez participer à la cérémonie de remise de diplômes.

N’hésitez pas aussi à profiter des nombreuses opportunités qu’offrent la vie extra curriculaire de Smith, il y a de nombreux sports, un département de musique très bon, des opportunités de faire du volontariat…

Irlande

Dublin, Trinity College (Erasmus)

Témoignages 2016-2017

J’ai passé l’année 2016-2017 en échange ERASMUS à Trinity College à Dublin. C’était une expérience merveilleusement enrichissante et je recommande à la fois cette ville et cette université aux étudiants en études anglophones.

Logement
Le seul gros point négatif de la vie étudiante à Dublin, c’est le logement. La ville connaît depuis récemment une crise du logement aiguë, ce qui rend très difficile de trouver un logement convenable qui ne soit ni excentré ni hors de prix. Personnellement, je recommande pour cette raison de s’inscrire en résidence universitaire durant l’été (celle de Trinity, mais aussi celles d’autres campus généralement ouvertes à tous). Les prix seront un peu élevés mais par rapport au rapport qualité/prix dans les colocations (souvent surchargées dans des petites maisons en mauvais état) cela vaut vraiment le coup ; et l’on diminue le stress lié à cette problématique d’office. Si l’on veut vraiment trouver un appartement, il faudra envisager de se rendre sur place (si possible) en août pour faire du repérage, voire trouver à la dernière minute en septembre (tout va très vite), et être très actif sur les sites (daft.ie) ou groupes facebook à cet effet (Rent in Dublin, Ideal Flatmate). Je crains cependant qu’il faille vraiment oublier d’office l’idée de vivre tout seul, la majorité des annonces sont des collocations.

Préparation et arrivée

Outre le logement, s’installer à Dublin n’est pas difficile : 2 petites heures d’avion dans l’espace Schengen, zone Euro, décalage horaire d’1h seulement, pas de visa etc. Faire cependant attention au poids des valises, et à réguler en fonction du nombre de fois que vous rentrerez en France dans l’année, pour ne pas se retrouver avec 3 valises sur les bras en juin

Transports
Les transports à Dublin sont assez simples une fois qu’on a compris, mais chers (le ticket de bus va jusqu’à 2,70€). En arrivant sur place, il faudra vous procurer une leapcard (qui marche pour le bus, le luas (tram) et le train) dans un spar ou autre petit supermarché à recharger périodiquement ; dès que l’on est inscrit, il faut aller faire une student leapcard (très facile, il y aura un spot dans l’université) pour bénéficier de tarifs plus bas. Les bus s’arrêtent tôt (minuit grand maximum), ce qui peut être très agaçant pour les fêtards, d’où l’avantage d’habiter à une distance limitée du centre-ville. Cependant, l’application mytaxi fonctionne bien et n’est pas hors de prix, et les taxis dublinois sont charmants. Je déconseille le vélo, il n’y a pas de vraies pistes cyclables, on n’est pas habitué à la conduite à gauche et les grandes artères sont dangereuses. Le risque de vol est aussi encore assez élevé.

Vie quotidienne
Dans l’ensemble, la vie à Dublin est assez simple. Le centre-ville est petit et, pour autant qu’on n’en vive pas trop loin on peut beaucoup circuler à pied. Il ne fait pas aussi pluvieux que la légende prétend et il est très appréciable d’aller s’aérer le week-end dans un des nombreux parcs. De même, on n’est pas loin de la mer en train (30-40min de Howth ou Bray). Les bords de mer sont très beaux, il y a de belles balades, ça fait beaucoup de bien. Je n’ai pas eu le temps ni l’occasion d’aller plus loin mais il y a beaucoup de beau tourisme à faire dans les parages (il faut mieux avoir le permis mais c’est faisable en bus/train). Dublin est très agréable pour cela : c’est une petite ville très verte, avec un air pur. La vie culturelle à Dublin est relativement développée (quelques musées sympathiques, de plus en plus de festivals de théâtre, des cinémas) bien que moins riche qu’à Paris par exemple pour l’instant. Quelques spots historiques valent le coup, on trouve de quoi faire si l’on est intéressé. Il y a aussi beaucoup de très bonnes librairies et des marques qu’on ne trouve pas en France dans le centre.
Mais surtout, bien sûr, l’ambiance des pubs le soir est extrêmement sympathique : on s’y retrouve dès 17h tous les soirs et à tous les âges. Il y a beaucoup de soirées à thème très conviviales (musique folklorique, soirée « ramenez votre ukulele », etc). Les Irlandais sont en outre les êtres les plus gentils de la planète et adorent les français (par solidarité anti-britannique) donc vous serez très bien accueillis. Par ailleurs, pour les filles, je suis souvent rentrée seule à pied du centre-ville (30 minutes environ) le soir et en un an je ne me suis jamais faite embêtée contrairement à Paris où c’est monnaie courante. Dublin est une ville très safe et apaisée, et c’est ça qui est extrêmement agréable (il reste cependant quelques quartiers moins rassurants, surtout au nord). On sera peut-être un peu snobs sur la nourriture, mais il y a quand même beaucoup de petits restaurants et cafés très sympathiques dans le centre.

Vie étudiante

Le système irlandais est très différent du système français. Il s’appuie beaucoup sur la participation orale et la contribution personnelle de chacun. On n’a des cours magistraux qu’en niveau Freshman (licence), qui sont souvent moins intéressants. Même si les cours magistraux théoriques m’ont parfois manqué, je recommande cependant de partir en M1 pour bénéficier des cours Sophister plus intéressants et actifs. L’approche méthodologique (pour les cours de littérature) porte généralement sur des thèmes moins théoriques qu’en France mais cela dépend des professeurs. Le gros avantage de Trinity, c’est le contenu très original des cours : littérature pour enfant, pop culture, littérature irlandaise… On peut prendre des chemins classiques mais le cursus permet également de suivre des cours très surprenants que l’on n’aurait pas eu en France. On a peu de cours à suivre mais on a souvent un livre/semaine/cours à lire donc il y a une certaine dose de travail à fournir.

Le campus lui-même est un cadre idéal de travail et de vie : grand, vert, un patchwork de très beaux vieux bâtiments et de neuf, et une super bibliothèque. On notera aussi la variété des clubs, qui sont pour certains peu organisés et pour d’autres très sympas : il faut s’inscrire à 5 ou 6 au début de l’année lors de la semaine de présentation (1/2€ par club) et voir ce qui vaut vraiment le coup par la suite. Personnellement, j’ai appris des rudiments de langue des signes irlandaise, suivi des ateliers sur le cinéma, assisté à des conférences d’Amnesty International… Il y en a pour tous les goûts et les responsables (toujours des élèves) sont toujours très dynamiques et disponibles. La vie à Trinity est, à tous égards, extrêmement agréable, surtout si l’on rajoute le fait que le campus est en plein centre-ville (donc proche de cafés, cinémas, librairies, etc.) en plein cœur d’un quartier très vivant. On a tous les avantages d’un campus et ceux d’une université urbaine.

Italie

Turin, Università degli Studi di Torino (Erasmus)

Témoignages 2016 – 2017

Arrivée en territoire inconnu

En troisième année de LLCE Anglais, je pars en tant qu’étudiante Erasmus à Turin. Pour ceux qui en doutent, l’un n’empêche pas l’autre ! Grâce à internet, facebook, quelques mails et des appels, j’ai visité et trouvé une chambre en colocation très rapidement pendant un saut de trois jours en ville. Une fois sur place, il faut se rendre au Bureau des Relations Internationales (Ufficio Mobilità Internazionale) de l’Unito pour déclarer votre arrivée et aussi vous rendre à l’Agenzia delle Entrate afin d’établir votre « codice fiscale » , soit votre immatriculation de résident(e) que chaque habitant italien possède. Vous avez le choix entre résidence étudiante et colocation. J’ai opté pour une colocation avec des natives italiennes par souci d’apprentissage de la langue. Je tiens à dire que l’expression vocale et physique des italiens n’est pas un mythe… tranquillité et silence non garantis. Cependant j’arrive avec 0 d’italien et je repars avec un niveau courant. La magie de l’immersion. Je constate aussi mes progrès en anglais, d’un B2 à un C1, et je vis dans un environnement trilingue français-anglais-italien voire quadrilingue avec l’espagnol et les amis natifs. Pour les résidences, mes amis qui y vivaient et étaient colocs entre eux n’avaient rencontré aucune difficulté, à condition de faire une demande en temps et en heure.

On a quoi de bon à Turin ?

Turin est une ville superbe et pleine de choses à faire (et à manger). Entre les Alpes et les collines, la ville est agréable même si assez polluée, les musées sont riches, la pizza taille XXL et les glaces à prix donné sont à tomber, la plupart des gens vous feront la causette volontiers. Je conseille le Monte dei Cappuccini (que vous ne pourrez sûrement pas rater !), la Superga et son panorama sur la ville, le musée du cinéma dans la Mole Antonelliana et pourquoi pas une escapade à son sommet renseignez-vous sur les légendes urbaines auparavant…), le parco del Valentino, Piazza Castello, la Via Rivoli, la Reggia di Veneria, la gelateria Conogelato qui produit des glaces à base de lait de bufflone (oui oui, la le même que pour la mozza di buffala, avis aux amateurs) et les coins et recoins du centre ville toujours animés. Les transports ne sont pas plus chers qu’à Paris, un ticket bus/métro coûte 1,50 euro et il existe des abonnements équivalents à l’Imaginr et Navigo disponibles sur le site de la GTT. LA proximité avec la France permet des retours assez rapides et pas trop chers selon la saison. Utile en cas de mal du pays. De même, les logements ne sont pas à un prix exorbitant. Le coût de la vie est en fait presque le même qu’Paris, et même un petit peu moins cher selon mon expérience. J’ai dû dépenser environ 8000 à 9000 euros maximum pendant ces 9 mois d’octobre à juin comprenant mon loyer, mes allers-retours Turin-Paris, mes courses alimentaires et médicaments en période hivernale glaciale, mes achats de livres scolaires, 3 voyages en Italie (Venise, Cinque Terre, Rome), mes sorties quotidiennes, mon abonnement téléphonique et les titres de transport. Et comme dans tout centre de grande ville, la vie nocturne ne s’éteint jamais !

La fac à l’italienne

Le système italien est déroutant pour un étudiant français. La plus grande surprise (ou la confirmation d’un stéréotype attendu) étant l’administration. Malgré la réactivité de mes interlocuteurs, il était parfois difficile d’obtenir une information, chacun se renvoyant la balle les uns aux autres, et surtout le temps d’attente concernant l’arrivée de mon relevé de notes qui m’a d’ailleurs fait rater la première session d’inscription en Master. De fait je vous conseille de passer votre tout dernier examen avant la mi-juin voire plus tôt. Heureusement, vous pouvez compter sur Madame Laurence Cros qui a très bien répondu à mes questions et m’est toujours venue en aide lorsque j’en avais besoin, et aussi sur Monsieur Andrea Carosso, coordinateur à l’Unito, qui était très réactif à mes mails. L’enseignement universitaire italien repose fondamentalement sur les lectures personnelles en plus des cours magistraux. Mon année faite de littérature anglo-américaine, littérature des pays de langue anglaise, deux enseignements de littérature anglaise, deux enseignements de langue anglaise tous pris dans le cycle « laurea triennale » (équivalent de la licence) et de cours d’italien m’ont demandé une vingtaine de livres à lire de 300 à 500 pages en un temps assez record. Mais avec de l’organisation, rien n’est impossible et académiquement parlant c’est l’année durant laquelle j’ai eu mes meilleures notes ! Certains examens sont écrits et d’autres oraux en face à face avec le professeur et parfois avec d’autres étudiants. Pour les intéressés, l’Unito offre toute l’année des cours d’italien de niveau débutant à avancé, avec possibilité de changer de niveau entre les deux semestres, qui peuvent rapporter 5 ECTS sur uniquement un semestre. Vous pouvez aussi profiter du sport universitaire via le CUS Torino.

L’ambiance Erasmus

La raison numéro 2 (après les études, bien sûr) pour laquelle vous partez : la vie Erasmus avec un grand E ! J’ai rencontré des personnes d’absolument toutes nationalités, de passage ou maintenant de bons amis, et c’est à ce moment que mes compétences d’anglais font leur intervention. L’anglais est définitivement la lingua franca des Erasmus ! Profitez de la vie nocturne, des parties, des dîners internationaux, des happy hours, des voyages d’un week-end organisés par la fac ou entre vous, des « tandem linguistico », et tout événement dont vous entendrez parler de bouche à oreille ! Les étudiants peuvent acheter la Carta Musei qui octroie des entrées à prix réduits dans tous musées et gratuits dans certains. La vie Erasmus est un monde à part et un monde à lui seul qui vous bousculera dans vos routines. Vous en ressortirez grandi, personnellement enrichi, épanoui et plein de super souvenirs qu’il vous tardera de raconter à vos proches et moins proches. Français, italiens, indiens, polonais, allemands, hollandais, finnois, japonais, chinois, mauritienne, espagnols, péruvien, philippin, brésilien, mexicaine … voilà tout le petit monde avec qui j’ai partagé cette année. J’espère que comme moi, votre année à Turin sera l’un de vos meilleurs souvenirs et que vous en profiterez comme il se doit !

Royaume-Uni

Edinburgh, University of Edinburgh (Erasmus)

Témoignages 2013-2014

Après tant d’années durant lesquelles je voulais partir à l’étranger, je postule pour partir en M2 et j’apprends quelques mois plus tard que je pars en septembre !
Préparation de la mobilité
Avant de partir en Écosse, il y aura eu beaucoup de papiers, documents, formulaires à remplir : choix des cours, choix du logement, correspondances avec votre université d’accueil pour votre inscription, et d’autres procédures administratives interminables qui peuvent vous démotiver. Mais quand on tient l’opportunité de sa vie pour partir en Erasmus, on fournit tout ce qu’on nous demande (en temps et en heure également !), et je vous garantis que cela en vaut plus que la peine !
J’ai beaucoup navigué sur le site de l’université d’Édimbourg qui est une mine d’or d’informations et qui vous aidera grandement à préparer votre mobilité (repérage des lieux, des services, BU, les démarches, vie pratique, etc.). J’ai donc pu arriver là-bas sans aucun stress. Le meilleur moyen de se rendre à Édimbourg de Paris est sans aucun doute l’avion en seulement 2h. À privilégier selon moi.

Arrivée en Écosse
Là non plus pas d’inquiétude, l’aéroport n’est pas très grand donc vous vous retrouvez très vite à l’extérieur après un bref passage à la douane. Ensuite, un service de bus dédié fait la navette entre l’aéroport et le centre ville en 30 minutes. Puis un service de bus standard vous emmènera vers votre résidence. Plus qu’à récupérer les clés ! Vous ressentirez l’atmosphère écossaise dès le premier jour : les gens sont accueillants et désarmants de gentillesse, la ville est très agréable et jolie, bref mon premier jour m’a laissé un beau souvenir malgré l’inconnue la plus totale.
Très vite, on vous guidera pour trouver vos marques, cela vous fera gagner du temps. Prenez un maximum de contacts qui vous seront utiles pendant toute l’année.

Logement
Toutes les résidences universitaires se trouvent à quelques dizaines de minutes maximum à pied d’après ce que j’ai constaté. J’ai passé pour ma part ces neuf mois dans une résidence pour « post-graduates » ce qui veut dire que je me trouvais parmi des étudiants en Master ou en Doctorat, et venant du monde entier. J’ai vécu dans un appartement avec 10 colocataires, tous « gars » et malgré ma surprise quand j’ai découvert cela avant de partir, l’entente entre nous n’aurait pas pu être meilleure !
Ma chambre était plutôt spacieuse, lumineuse, le strict minimum est fourni : lit, armoire, deux bureaux, meuble de rangement pour les livres, et un autre meuble à trois tiroirs. Il y a un radiateur électrique, le téléphone (gratuit pour tous les appels inter-fac) et Internet dans toutes les chambres. Les commodités sont très propres, il y a des femmes de ménage qui viennent deux fois par semaine et qui seront vos contacts de résidence les plus fréquents. Une grande cuisine était à notre disposition ainsi qu’un coin salon/TV. La résidence en elle-même est entourée de verdure, très calme, et l’on s’y sent en sécurité.

Cours
L’équivalence des cours/crédits a fait que j’ai suivi 4 cours (soit 4x3h) le premier semestre et 2 cours (soit 2x3h) le deuxième. Il y a énormément de lectures à faire pour suivre correctement les cours. Pour ma part, je n’avais pas abordé ces contenus au cours de mes précédentes années de fac donc le premier semestre a été très chargé. Par conséquent, pensez à bien choisir vos cours avant de partir – vous pourrez néanmoins changer sur place avec votre coordinateur pédagogique.
Les cours peuvent avoir lieu en amphithéâtre ou en salle de classe classique. Tous les contenus sont sur papier qui vous distribués en cours et disponibles sur une plateforme en ligne : « Learn ». Les modalités d’examen diffèrent selon les cours : j’ai eu des exposés, essais, compte-rendus/résumés, exercices à faire à la maison, devoirs sur table, simulations informatiques. Tout cela prend du temps tout comme le mémoire que j’ai dû faire en parallèle donc organisez-vous bien et tout ira bien.
Les professeurs sont très ouverts et l’on trouve des étudiants Erasmus et internationaux dans quasiment chaque classe. N’hésitez pas à parler aux professeurs ou même à vous rendre à leurs bureaux : ils sont toujours disponibles pour vous expliquer ce que vous n’auriez pas saisi pendant leurs cours.

BU
Vous y passerez pas mal de temps je pense ! Il y en a plusieurs et vous ne passerez sûrement votre temps que dans la principale. Celle-ci est ouverte de 7h30 à 2h30 du matin et tout est pensé pour les étudiants. Les bibliothèques sont très bien fournies et si vous ne trouvez pas ce dont vous avez besoin, vous pourrez toujours en faire la demande. Vous pourrez imprimer sur n’importe quelle imprimante et même dans d’autres bâtiments grâce à votre compte étudiant ! Vous pourrez aussi scanner des documents et vous les envoyer automatiquement par e-mail. Il y a beaucoup d’ordinateurs en libre-service, d’espaces pour étudier, une cafétéria au sein même de la BU principale, un service d’orientation, un service de dépannage informatique, et j’en passe ! Et si vous vous sentez travailler toute la nuit, il y a même des salles dédiées (hors BU) sécurisées accessibles avec votre carte étudiant et ce… 24h/24 et 7j/7 !

Transport
Le moyen le plus pratique pour se déplacer est… le bus ! Édimbourg est très bien desservi et il y a beaucoup de bus – le service « Lothian Buses » – pour aller presque partout (pour pas trop cher). Une navette gratuite pour les étudiants relie les deux campus de l’université d’Édimbourg. Vous ne trouverez pas de métro, par contre une ligne de tramway va bientôt être achevée. Se déplacer à vélo est envisageable, ce que font beaucoup de gens et à en témoigner des nombreux vélos des étudiants qui bordent les grilles tout autour de la fac. Il y a beaucoup de pistes cyclables pour se déplacer en sécurité et c’est très agréable.

Vie quotidienne
Vous pouvez toujours trouver ce dont vous avez besoin. Le coût de la vie est raisonnable et les magasins ne sont jamais bien loin. Il y a beaucoup de restaurants, très bons pour un prix pas trop élevé et le personnel est très accueillant. Si vous devez vous soigner, pas de problème non plus. L’université comporte un service composé de médecins et les consultations sont gratuites pour les étudiants ainsi que les médicaments que vous retirerez à la fac. En ce qui concerne les loisirs, les sorties, le sport, etc, il y a toujours quelque chose qui se passe dans la ville, donc ce n’est pas possible de s’ennuyer. Il y a aussi beaucoup de « societies » : la vie associative y est très développée. Et les musées sont gratuits !
Aussi, vous prendrez sûrement un forfait téléphonique : il y a beaucoup de choix et les offres « Pay as you go » seront suffisantes. Ouvrir un compte bancaire vous sera également utile et cela est très simple et rapide.

Difficultés rencontrées
Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières dans quoi que ce soit. Que vous vouliez ouvrir un compte bancaire, cherchez quelque chose dans un supermarché, trouvez votre chemin, un livre, un service administratif, les Écossais seront très heureux de pouvoir vous aider ! Les cours en eux-mêmes peuvent être difficiles suivant ceux que vous aurez choisis alors n’hésitez pas à poser vos questions à vos professeurs, qui feront tout pour vous renseigner. Par ailleurs, l’accent écossais chez certaines personnes vous donnera l’impression que vous ne comprenez plus l’anglais ! …alors évitez les personnes âgées sauf si vous voulez devenir un pro de l’accent écossais.

Points positifs
Édimbourg est une ville où vous serez dépaysé surtout si vous habitez à Paris. C’est une ville que j’estime être à taille humaine car il est réaliste de la parcourir à pied. Elle est plutôt vallonnée et vous y trouverez la ville bien sûr, la campagne, la mer et la montagne ! C’est une ville agréable où les gens sont heureux d’y vivre, ça se voit et se répercute sur soi. On trouve tout ce dont on a besoin sans problème. Là-bas, les étudiants viennent du monde entier et le mélange culturel est saisissant. Les rencontres que vous ferez seront toutes plus formidables que les autres (je sais de quoi je parle !) et l’atmosphère écossaise vous met tout de suite dans l’ambiance. J’espère avoir été un minimum complet et j’ai pu oublier des choses.
Mais pour toutes ces raisons, le mot « enrichissant » n’est à mon avis même pas suffisant pour décrire mon séjour. Sachez profiter de toutes les opportunités qui vous seront offertes, et cette année pourrait devenir comme moi, la meilleure année de votre vie.

Nottingham, University of Nottingham (Lectorat UFR)

Témoignages 2016-2017

Passer l’année comme lecteur à l’Université de Nottingham offre une très bonne expérience aussi bien professionnelle que personnelle.

Sur le plan professionnel, cela offre l’opportunité d’obtenir une première expérience dans le monde de l’enseignement sans pour autant se retrouver en autonomie complète en raison de l’encadrement qui nous est fourni. La charge de travail est assez conséquente (14h d’enseignement et 2h de permanence au bureau par semaine) mais on prend assez vite le rythme. Cependant, il faut être organisé pour travailler sur son mémoire en parallèle (même si nous avons tous un jour de congé par semaine en plus du weekend). Personnellement, j’ai fait le choix de valider mon M2 en deux ans et je n’avais donc que le mémoire à terminer cette année. Le salaire est aussi très correct et permet de bien vivre à Nottingham qui est une ville abordable. Les classes sont petites (entre 8 et 10 élèves sur trois niveaux) ce qui permet de bien connaitre ses élèves. En tant que lecteur, nous devons aussi participer aux examens oraux des élèves de 2ème et 4ème années au mois de mai, ce qui donne l’occasion de se retrouver de l’autre côté de la table. L’équipe est composée de la lectrice en chef, de Lucy qui s’occupe de beginnners et des deux autres lecteurs.

Ce qui m’amène à parler du plan personnel. Vous allez passer beaucoup de temps avec vos collègues et ils vont probablement devenir vos amis dans la vie de tous les jours (pour rencontrer de « vrais anglais » il faudra surement le faire à l’extérieur du travail à travers des clubs sportifs par exemple). Pendant mon année, il y eu une excellente ambiance avec mes deux autres collègues, ce qui a rendu le travail beaucoup plus facile puisqu’il est possible de se partager certaines tâches (administratives principalement) et d’avoir une bonne ambiance au bureau. Nottingham est une ville très agréable et abordable. Le coût de la vie est très raisonnable, surtout quand on le compare au cout de la vie en Ile de France. Le centre-ville est principalement réservé aux piétons et vous y trouverez beaucoup de magasins en tous genres (high street etc) et de très bons restaurants ainsi que des pubs et des boîtes de nuit. Il y a aussi le château à visiter, une galerie d’art et en dehors de la ville le Peak District et un certain nombre de manoirs, dont Wollaton Hall – la manoir de Batman dans la trilogie de Nolan. La ville possède un bon réseau de transport public, que ce soit par le bus ou le tram qui peuvent être utilisé pour se rendre à l’université (qui par ailleurs est au cœur d’un parc boisé très agréable). Il y a un aéroport (East Midland Airport) par très loin mais sans connexion pour Paris et le moyen le plus rapide pour s’y rendre c’est de prendre le train à St Pancras (la gare de l’Eurostar) jusqu’à Nottingham pour un voyage d’environ 1h30 à 2h selon les trains. N’oubliez pas non plus d’acheter votre railway card qui devient très vite rentable.

Pour le logement, je n’ai eu aucun problème (j’ai passé une semaine à Nottingham fin juillet pour faire des visites) mais je sais que mes collègues ont été obligé de fournir des lettres de la part de l’Université de Nottingham (qu’il faudra demander à la lecture en chef). De même, aucun problème pour tout ce qui est factures d’eau, d’électricité, c’est très facile de joindre les entreprises et si vous passez par une agence vous pouvez toujours demander de l’aide. De manière générale, j’ai trouvé que les démarches administratives étaient beaucoup plus simple qu’en France.

En conclusion, l’expérience de lectorat à Nottingham s’est révélée très enrichissante aussi bien d’un point de vue professionnel que personnel et c’est une expérience que je recommande fortement.

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