Le 1er mars 2021, le Conseil de Gestion de l’UFR de médecine d’Université de Paris a élu le Pr. Philippe Ruszniewski, Doyen de cette UFR pour une durée de cinq ans. Nous retraçons ensemble son parcours, ses objectifs pour ce nouveau mandat ainsi que la place de l’UFR au sein de l’Université et de la Faculté de Santé.

Pr. Philippe Ruszniewski, Doyen de l’UFR de médecine d’Université de Paris 

©Université de Paris

Quel est votre parcours ?

Mon parcours a débuté par des études de médecine à la Faculté Paris VI Saint Antoine, puis un internat en gastro-entérologie et un clinicat à l’Hôpital Bichat dans le service du Pr Bonfils.

En 1991, je rejoins l’Hôpital Beaujon où, avec le Pr. Bernades, nous avons fondé le premier service de pancréatologie français, qui à ce jour demeure unique en France.

En 1994, je suis nommé professeur des universités. Je prends ensuite la direction du service de pancréatologie en 1998, jusqu’en 2015, date de mon élection comme Doyen à l’UFR de médecine de l’Université Paris Diderot pour 5 ans. Dans l’intervalle, en dehors de ces fonctions, j’ai eu des responsabilités hospitalières, présidé la communauté médicale de l’Hôpital Beaujon ainsi que la communauté médicale du groupe hospitalier Bichat-Beaujon-Louis-Mourier. J’ai également présidé différentes sociétés savantes comme la Société Française de Gastro-entérologie et la Société Européenne d’une surspécialité de la gastro-entérologie, les tumeurs neuroendocrines, qui est mon centre d’intérêt scientifique. 

En juillet 2020, j’ai été nommé par la Présidente d’Université de Paris, Administrateur provisoire de la nouvelle UFR de médecine puis j’ai été élu Doyen de cette même UFR le 1er mars 2021.

 

Quels sont vos objectifs pour l’UFR ?

Ils sont multiples. Il faut tout d’abord rappeler que c’est la plus grande UFR de médecine de France, qu’elle rassemble 25 000 étudiants, 600 professeurs, 250 maitres de conférence des universités, plusieurs centaines de chefs de clinique et presque le quart des Unités de Recherche du pays. Ceci nous donne à la fois des possibilités et des devoirs particuliers, nous confère un rôle de locomotive, d’initiateur, aussi bien dans nos missions pédagogiques que de recherche.

Les buts que je me fixe pour y parvenir sont d’être exemplaire en termes d’innovation pédagogique et de bien-être étudiant.

Concernant le bien-être étudiant, il est clair que le contexte épidémique actuel majore un niveau d’anxiété certain, voire de dépression chez les étudiants et des difficultés à affronter un exercice lourd, qui les confronte à la détresse des patients et au contexte particulier de l’hôpital. Actuellement, les étudiants se sentent isolés et anxieux, et mon rôle est aussi, avec l’aide de nombreux enseignants, de renforcer et développer des dispositifs d’aide psychologique et sociale pour les accompagner.
J’aimerais souligner que, quel que soit leur choix de carrière, nous les aiderons à y parvenir et nous les accompagnerons.

Un autre enjeu important est de faire en sorte que nos étudiants soient d’excellents médecins, capables de mieux soigner les patients demain. Pour cela, je suis convaincu que L’UFR doit inciter les étudiants à s’engager dans des voies de recherche, pour faire progresser les connaissances. C’est pourquoi, nous les initions très tôt à la recherche et les poussons vers cette voie. Nous pensons qu’Université de Paris doit être engagée dans la recherche scientifique et médicale pour aboutir à des résultats pour nos patients.

Nous avons également beaucoup d’Unités de Recherche, que nous allons essayer de synchroniser, de rassembler, afin de créer des instituts thématisés, de manière à ce que ces forces soient synergiques et plus visibles à l’étranger pour faciliter la venue de doctorants et post doctorants internationaux.

Un dernier point, à la base de tout cela et fondamental, est d’unifier deux communautés (Paris Nord et Paris Centre). Elles ont à la fois beaucoup de points communs mais aussi des différences culturelles. Même si ces différences sont relatives, elles sont présentes et je serai très heureux si à la fin de mon mandat ces deux communautés n’en forment plus qu’une.

 

Comment envisagez-vous l’articulation entre l’UFR, la Faculté de Santé et l’Université ?

Nous avons maintenant une organisation en trois niveaux. L’Université est le parapluie sous laquelle s’abrite tout le monde, le socle. Elle prend un certain nombre de décisions et définit des orientations stratégiques.

Notre partenaire principal est la Faculté de Santé, qui exerce un certain nombre de responsabilités relevant auparavant de l’UFR de médecine, comme l’enseignement et la recherche dans le domaine des sciences paramédicales et de la maïeutique, et la simulation, commune à toutes les UFR de Santé. Nous travaillons également main dans la main avec la Faculté de Santé pour définir la politique de l’UFR et renforcer la transversalité (simulation, relations internationales, premier cycle…).

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