L’équipe décanale de la Faculté S&H soutient les revendications lycéennes et étudiantes en cours. Elle regrette d’une part la fermeture sans concertation des sites de la faculté et d’autre part que le message qui les annonçait ait laissé la possibilité d’interprétations divergentes. Nous remercions les collègues d’avoir pris position collectivement afin de ne pas renvoyer à chacun la responsabilité des choix. Vous trouverez ci-dessous les messages qui nous sont parvenus.

Communication de l’équipe pédagogique de la licence de sociologie, UFR IHSS

Chères et chers étudiant·es de licence de sociologie,
L’équipe enseignante de la licence exprime son refus du passage au distanciel des enseignements et des évaluations proposé par la présidence de l’Université, au motif qu’il s’agirait « d’éviter des accidents graves et des détériorations ».
Aucun incident ne s’est produit dans notre Université, les blocages se sont déroulés dans le calme. Nous refusons ce passage en distanciel qui, tout en cherchant à détourner les étudiant.es de la mobilisation, constitue un mode d’enseignement dégradé, participe à creuser les inégalités entre les étudiant·es et ne devrait pas, ce faisant, devenir un mode de gestion banalisé des crises qui secouent l’enseignement supérieur.
La fermeture des locaux nous contraint donc à devoir suspendre les enseignements et les évaluations prévus cette semaine et ce jusqu’à réouverture du Campus.

Nous affirmons par ailleurs notre soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours ainsi que notre attachement commun au principe d’une université publique ouverte et propice à la discussion et au débat.

Communication du département des sciences de l’éducation, UFR SHS

Chères et chers collègues,
Nous prenons acte de la fermeture des locaux (campus Saint Germain et Grands Moulins) pour la semaine du 5 au 9/10/2026. De ce fait, nous vous rappelons que les cours initialement prévus en présentiel dans les maquettes ne peuvent pas avoir lieu à distance. Nous vous demandons de ne pas pénaliser les étudiants pour leur absence en cours, que ceux-ci se déroulent en présentiel ou à distance, et de ne pas organiser d’évaluations. Nous affirmons notre soutien au mouvement social en cours.
Merci de relayer l’information auprès des étudiantes et étudiants.
Merci de votre compréhension.

Communication de l’équipe pédagogique du Master Mira, UFR IHSS 

Chères et chers étudiant·es du master MIRA,
Les responsables et enseignant.es du Master MIRA réunis ce 5 octobre ont exprimé leur refus du passage au distanciel des enseignements et des évaluations tel que proposé par la présidence de l’Université par message de ce jour.
Le passage des enseignements et des évaluations au distanciel participe à creuser les inégalités entre les étudiant·es et ne devrait pas, ce faisant, devenir un mode de gestion banalisé des crises qui secouent l’enseignement supérieur. Ce passage inopiné pose en outre des questions réglementaires dans un contexte de mouvement social et obligerait les équipes enseignantes à déroger aux principes pédagogiques qui sont les leurs. Non prévu dans nos maquettes, un enseignement en distanciel ne pourrait en tout état de cause pas faire l’objet d’un contrôle d’assiduité, et son contenu ne pourrait pas faire l’objet d’une évaluation.

La fermeture des locaux nous contraint donc à devoir suspendre les enseignements et les évaluations prévus cette semaine et ce jusqu’à réouverture du Campus.

L’équipe pédagogique réaffirme par ailleurs son soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours ainsi que son attachement au principe d’une université publique ouverte et propice à la discussion et au débat.
Vos enseignant.es sont bien entendu disponibles pour échanger durant cette période de fermeture du campus, n’hésitez pas à nous joindre.

Motion du département d’économie, UFR GHES

Les enseignant·e·s-chercheur·ses du département d’économie de l’UFR GHES souhaitent faire part de leur désaccord concernant le basculement des cours en distanciel pour la période du 5 au 9 octobre 2026.

Tout d’abord, les collègues du département d’économie rejoignent les questionnements exprimés par ailleurs sur la légalité de ce type de basculement, alors que la plupart de nos formations sont conçues pour le présentiel. Dans tous les cas, ce recours au distanciel ne peut pas être perçu autrement que comme une décision imposée à une communauté universitaire qui n’a pas été consultée ni mobilisée, étant donné la rapidité des décisions prises.

Ensuite, pour les enseignant·e·s (titulaires, ATER ou vacataires) comme pour les personnels BIATSS, une telle mesure entraînerait un surcroît de travail massif : mise en place de modalités d’enseignement adaptées, accompagnement des étudiant·e·s en difficulté pour suivre en ligne, explications du nouveau fonctionnement aux enseignant.es et aux étudiant.es… Tout cela sans aucun délai laissé pour organiser sereinement ce basculement, alors même que les bénéfices pédagogiques de ces approches ont été maintes fois remis en cause.

Sur ce dernier aspect, nous avons maintenant le recul de la crise du Covid-19 sur le distanciel et en connaissons toutes les limites. Ainsi, le distanciel pénalise fortement les étudiant·e·s les moins bien doté·e·s en équipement, en connexion et en espace propice au travail. Il met également sous stress les étudiant·e·s qui ne savent plus ce qui sera potentiellement évalué. Il entraîne par ailleurs un décrochage fort, notamment pour les étudiant.es les plus fragiles.

Enfin, ce recours au distanciel normalise la dématérialisation de l’enseignement, ce que notre collectif souhaite au maximum limiter afin de conserver la qualité du lien et de la transmission que seul le présentiel permet.

L’ensemble des enseignant·e·s-chercheur·ses de notre collectif n’enseignera donc pas en distanciel cette semaine considérant que les conditions pédagogiques ne sont pas réunies pour le faire et souhaite la réouverture la plus rapide possible de notre université, afin de pouvoir reprendre le bon déroulement de nos formations et favoriser la vie démocratique au sein de notre établissement.

(Motion votée à l’unanimité par l’ensemble des membres du département d’économie)

Motion du département de géographie, UFR GHES

Suite à l’annonce faite par le Président de l’Université Paris Cité concernant la fermeture des bâtiments du site PRG et du basculement des cours en distanciel pour la semaine du 5/10/2026, les enseignant·e·s-chercheur·ses (titulaires, ATER et moniteur.ice.s) du département de géographie ont procédé à un vote consultatif : une très forte majorité (94%) se sont prononcés contre le passage des cours en distanciel.

Les membres du département expriment leur désaccord avec cette décision prise sans procédure de consultation au préalable et alors que les modalités pédagogiques n’autorisent pas l’enseignement à distance. Par ailleurs, nous savons par expérience que ce mode d’enseignement n’est pas satisfaisant et entraine de nombreuses inégalités.

Les membres du département déplorent également la fermeture administrative des bâtiments dans un contexte qui ne semblait pas le justifier. Cette situation est préjudiciable à toutes et à tous, tant pour les collègues et les doctorant.e.s qui ne peuvent accéder à leurs bureaux que pour les étudiant.e.s qui ne peuvent pas disposer d’espaces de discussion.

Communication du département des sciences du langage, UFR SHS

Le département de SDL prend acte de la fermeture des locaux (campus Saint Germain et Grands Moulins) pour la semaine du 5 au 9/10/2026 et de ce qu’aucun cours initialement prévu en présentiel n’aura lieu à
distance. Le département affirme son soutien au mouvement étudiant.

Communication du département des sciences sociales, UFR SHS

Chères et chers étudiant·es du Département de Sciences sociales,
Les responsables de formation et de mention de Licence et de Master du département de Sciences sociales de l’UFR SHS réunis ce 5 octobre 2026 expriment à l’unanimité leur refus du passage au distanciel des enseignements et des évaluations proposé par la présidence de l’Université par message de ce jour, au motif qu’il s’agirait de prévenir tout risque de violence et de dégradation des locaux.
Outre le fait qu’ils et elles n’ont pas été associé·es à une telle décision et qu’aucune dégradation ni tension n’ont été constatées lors du blocage de l’entrée au 45 rue des Saints-Pères, lequel s’est déroulé dans le calme, le passage des enseignements et des évaluations au distanciel participe à creuser les inégalités entre les étudiant·es et ne devrait pas, ce faisant, devenir un mode de gestion banalisé des crises qui secouent l’enseignement supérieur. Ce passage inopiné pose en outre des questions réglementaires dans un contexte de mouvement social et obligerait les équipes enseignantes à déroger aux principes pédagogiques qui sont les leurs.

La fermeture des locaux nous contraint donc à devoir suspendre les enseignements et les évaluations prévus cette semaine et ce jusqu’à réouverture du Campus.

Les responsables de formation et de mention de Licence et de Master du département de Sciences sociales réaffirment par ailleurs leur soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours ainsi que leur attachement commun au principe d’une université publique ouverte et propice à la discussion et au débat. Par principe, aucune évaluation ni sanction d’absence ne doivent avoir lieu au cours de cette semaine.

Motion du département d’histoire, UFR GHES

Face à la demande d’assurer nos enseignements en distanciel durant la semaine du 5 au 9 octobre 2026, les enseignant.e.s du département d’histoire d’Université Paris Cité s’étonnent de la brutalité et de l’incohérence d’une telle décision et refusent, pour la semaine à venir, de suivre cette injonction, pour quatre raisons principales.

En premier lieu, une telle demande est tout à fait discutable sur le plan légal, parce que le Code de l’Éducation préconise des enseignements en présentiel et parce que les MCCC ne précisent que très rarement la possibilité d’un passage en distanciel. Le contrat moral passé, à chaque début de semestre, entre étudiant.e.s et enseignant.e.s s’en trouve ainsi rompu.

En outre, la fermeture de l’Université a été décidée de manière unilatérale par la Présidence, alors même qu’aucun épisode de violence ne vient le justifier. Il n’est donc pas normal que le corps enseignant doive assumer une décision à laquelle il n’a en aucune manière pris part.

Un passage au distanciel engendre de surcroît de fortes inégalités face à la capacité numérique de chacun.e, enseignant.e.s comme étudiant.e.s n’étant pas tenu.e.s d’être équipé.e.s du matériel informatique nécessaire pour enseigner ou suivre des cours à distance.

Enfin, le corps enseignant du département d’histoire s’inquiète des effets de ce passage en distanciel sur la capacité de travail des collègues BIATSS, dont certain.e.s n’ont pas accès, depuis chez eux, aux fichiers et logiciels nécessaires à leurs tâches quotidiennes. Les difficultés administratives qui caractérisent la rentrée de septembre 2026 sont ainsi accrues.

Par conséquent, les collègues historien.ne.s ayant voté le présent texte n’enseigneront pas en distanciel durant cette semaine et demandent la réouverture, dès que possible, des locaux de l’Université, ces locaux constituant un espace d’enseignement autant que de mobilisation légitime pour les étudiant.e.s.

(31 votes positifs sur 33 exprimés)

Motion du département informatique, IUT de Paris – Rives de Seine

L’équipe pédagogique et administrative du Département informatique de l’IUT Paris Rives de Seine s’est réunie aujourd’hui au nombre de 28 personnes.

Prenant acte du blocus de l’établissement, de sa fermeture, et des difficultés engendrées, elle
– a voté très majoritairement contre le passage aux cours en distanciel jusqu’à la fin de cette semaine, considérant que les conditions pédagogiques ne permettent pas actuellement la tenue des enseignements dans les conditions d’équité et d’harmonie requises,
– souhaite en très large majorité la réouverture rapide de l’IUT dans des conditions qui permettent aux étudiant·es de se rencontrer et discuter sereinement de la situation dans l’enceinte de l’établissement,
– exprime son soutien au mouvement étudiant en cours.
Nous réaffirmons notre désir de garder et préserver le lien avec nos étudiant·es. Par ailleurs, nous veillerons à ce que personne ne soit pénalisé.

Les enseignant·es concerné·es, désireux de maintenir la continuité de leurs services, pourront intervenir ponctuellement durant les 2 jours prochains pour des séances de soutien, des permanences, et sur les canaux habituels où ils se tiennent à la disposition des étudiant·es.

(Paris, le 7 octobre 2026)

 

Motion de l’UFR Lettres, Arts et Cinéma

Les personnels réunis en conseil d’UFR élargi le 8 octobre 2026 s’élèvent contre la fermeture du campus des Grands Moulins, décidée par le président de l’université sans aucune concertation et alors que rien ne l’imposait. Ils exigent une réouverture au plus vite des bâtiments concernés. 

Ils regrettent que la réponse de la présidence ait consisté à demander la généralisation du distanciel, dont l’imposition ne constitue pas une réponse pédagogique acceptable.

Ils informent les étudiant.e.s d’une levée de l’assiduité durant la période de fermeture ou de blocage des bâtiments de la Halle aux Farines et des Grands Moulins, et lors des journées de mobilisation nationale.
Les personnels de l’UFR expriment par ailleurs leur solidarité avec les revendications portées par le mouvement lycéen et étudiant concernant les budgets de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur, et plus largement la politique éducative de notre république, avec la demande notamment d’abroger ou de réformer en profondeur les plateformes Parcoursup et Mon Master, et de supprimer les frais différenciés pour les étudiant.e.s extra-communautaires. Ils demandent également à ce que soit assuré le paiement des heures que les vacataires n’ont pu assurer du fait de la décision de la présidence.

Ils tiennent enfin à affirmer leur soutien aux étudiant.e.s et personnels de l’université Sorbonne Nouvelle qui ont subi un déferlement d’humiliations et de violence physique de la part de la BRAV-L, intervenue à la demande de la présidence de l’université, et condamnent plus généralement les violences policières d’une extrême gravité qu’ont subies les lycéen.ne.s et étudiant.e.s.

(Motion adoptée à l’unanimité des 45 personnes présentes)

Communication du département des sciences de l’éducation, UFR SHS

Chères et chers collègues,
Nous prenons acte de la fermeture des locaux (campus Saint Germain et Grands Moulins) pour la semaine du 5 au 9/10/2026. De ce fait, nous vous rappelons que les cours initialement prévus en présentiel dans les maquettes ne peuvent pas avoir lieu à distance. Nous vous demandons de ne pas pénaliser les étudiants pour leur absence en cours, que ceux-ci se déroulent en présentiel ou à distance, et de ne pas organiser d’évaluations. Nous affirmons notre soutien au mouvement social en cours.
Merci de relayer l’information auprès des étudiantes et étudiants.
Merci de votre compréhension.

Communication du département des sciences sociales, UFR SHS

Chères et chers étudiant·es du Département de Sciences sociales,
Les responsables de formation et de mention de Licence et de Master du département de Sciences sociales de l’UFR SHS réunis ce 5 octobre 2026 expriment à l’unanimité leur refus du passage au distanciel des enseignements et des évaluations proposé par la présidence de l’Université par message de ce jour, au motif qu’il s’agirait de prévenir tout risque de violence et de dégradation des locaux.
Outre le fait qu’ils et elles n’ont pas été associé·es à une telle décision et qu’aucune dégradation ni tension n’ont été constatées lors du blocage de l’entrée au 45 rue des Saints-Pères, lequel s’est déroulé dans le calme, le passage des enseignements et des évaluations au distanciel participe à creuser les inégalités entre les étudiant·es et ne devrait pas, ce faisant, devenir un mode de gestion banalisé des crises qui secouent l’enseignement supérieur. Ce passage inopiné pose en outre des questions réglementaires dans un contexte de mouvement social et obligerait les équipes enseignantes à déroger aux principes pédagogiques qui sont les leurs.

La fermeture des locaux nous contraint donc à devoir suspendre les enseignements et les évaluations prévus cette semaine et ce jusqu’à réouverture du Campus.

Les responsables de formation et de mention de Licence et de Master du département de Sciences sociales réaffirment par ailleurs leur soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours ainsi que leur attachement commun au principe d’une université publique ouverte et propice à la discussion et au débat. Par principe, aucune évaluation ni sanction d’absence ne doivent avoir lieu au cours de cette semaine.

Communication du département des sciences du langage, UFR SHS

Le département de SDL prend acte de la fermeture des locaux (campus Saint Germain et Grands Moulins) pour la semaine du 5 au 9/10/2026 et de ce qu’aucun cours initialement prévu en présentiel n’aura lieu à
distance. Le département affirme son soutien au mouvement étudiant.

Communication de l’équipe pédagogique du Master Mira, UFR IHSS 

Chères et chers étudiant·es du master MIRA,
Les responsables et enseignant.es du Master MIRA réunis ce 5 octobre ont exprimé leur refus du passage au distanciel des enseignements et des évaluations tel que proposé par la présidence de l’Université par message de ce jour.
Le passage des enseignements et des évaluations au distanciel participe à creuser les inégalités entre les étudiant·es et ne devrait pas, ce faisant, devenir un mode de gestion banalisé des crises qui secouent l’enseignement supérieur. Ce passage inopiné pose en outre des questions réglementaires dans un contexte de mouvement social et obligerait les équipes enseignantes à déroger aux principes pédagogiques qui sont les leurs. Non prévu dans nos maquettes, un enseignement en distanciel ne pourrait en tout état de cause pas faire l’objet d’un contrôle d’assiduité, et son contenu ne pourrait pas faire l’objet d’une évaluation.

La fermeture des locaux nous contraint donc à devoir suspendre les enseignements et les évaluations prévus cette semaine et ce jusqu’à réouverture du Campus.

L’équipe pédagogique réaffirme par ailleurs son soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours ainsi que son attachement au principe d’une université publique ouverte et propice à la discussion et au débat.
Vos enseignant.es sont bien entendu disponibles pour échanger durant cette période de fermeture du campus, n’hésitez pas à nous joindre.

Communication de l’équipe pédagogique de la licence de sociologie, UFR IHSS

Chères et chers étudiant·es de licence de sociologie,
L’équipe enseignante de la licence exprime son refus du passage au distanciel des enseignements et des évaluations proposé par la présidence de l’Université, au motif qu’il s’agirait « d’éviter des accidents graves et des détériorations ».
Aucun incident ne s’est produit dans notre Université, les blocages se sont déroulés dans le calme. Nous refusons ce passage en distanciel qui, tout en cherchant à détourner les étudiant.es de la mobilisation, constitue un mode d’enseignement dégradé, participe à creuser les inégalités entre les étudiant·es et ne devrait pas, ce faisant, devenir un mode de gestion banalisé des crises qui secouent l’enseignement supérieur.
La fermeture des locaux nous contraint donc à devoir suspendre les enseignements et les évaluations prévus cette semaine et ce jusqu’à réouverture du Campus.

Nous affirmons par ailleurs notre soutien au mouvement lycéen et étudiant en cours ainsi que notre attachement commun au principe d’une université publique ouverte et propice à la discussion et au débat.

Motion du département d’économie, UFR GHES

Les enseignant·e·s-chercheur·ses du département d’économie de l’UFR GHES souhaitent faire part de leur désaccord concernant le basculement des cours en distanciel pour la période du 5 au 9 octobre 2026.

Tout d’abord, les collègues du département d’économie rejoignent les questionnements exprimés par ailleurs sur la légalité de ce type de basculement, alors que la plupart de nos formations sont conçues pour le présentiel. Dans tous les cas, ce recours au distanciel ne peut pas être perçu autrement que comme une décision imposée à une communauté universitaire qui n’a pas été consultée ni mobilisée, étant donné la rapidité des décisions prises.

Ensuite, pour les enseignant·e·s (titulaires, ATER ou vacataires) comme pour les personnels BIATSS, une telle mesure entraînerait un surcroît de travail massif : mise en place de modalités d’enseignement adaptées, accompagnement des étudiant·e·s en difficulté pour suivre en ligne, explications du nouveau fonctionnement aux enseignant.es et aux étudiant.es… Tout cela sans aucun délai laissé pour organiser sereinement ce basculement, alors même que les bénéfices pédagogiques de ces approches ont été maintes fois remis en cause.

Sur ce dernier aspect, nous avons maintenant le recul de la crise du Covid-19 sur le distanciel et en connaissons toutes les limites. Ainsi, le distanciel pénalise fortement les étudiant·e·s les moins bien doté·e·s en équipement, en connexion et en espace propice au travail. Il met également sous stress les étudiant·e·s qui ne savent plus ce qui sera potentiellement évalué. Il entraîne par ailleurs un décrochage fort, notamment pour les étudiant.es les plus fragiles.

Enfin, ce recours au distanciel normalise la dématérialisation de l’enseignement, ce que notre collectif souhaite au maximum limiter afin de conserver la qualité du lien et de la transmission que seul le présentiel permet.

L’ensemble des enseignant·e·s-chercheur·ses de notre collectif n’enseignera donc pas en distanciel cette semaine considérant que les conditions pédagogiques ne sont pas réunies pour le faire et souhaite la réouverture la plus rapide possible de notre université, afin de pouvoir reprendre le bon déroulement de nos formations et favoriser la vie démocratique au sein de notre établissement.

(Motion votée à l’unanimité par l’ensemble des membres du département d’économie)

Motion du département d’histoire, UFR GHES

Face à la demande d’assurer nos enseignements en distanciel durant la semaine du 5 au 9 octobre 2026, les enseignant.e.s du département d’histoire d’Université Paris Cité s’étonnent de la brutalité et de l’incohérence d’une telle décision et refusent, pour la semaine à venir, de suivre cette injonction, pour quatre raisons principales.

En premier lieu, une telle demande est tout à fait discutable sur le plan légal, parce que le Code de l’Éducation préconise des enseignements en présentiel et parce que les MCCC ne précisent que très rarement la possibilité d’un passage en distanciel. Le contrat moral passé, à chaque début de semestre, entre étudiant.e.s et enseignant.e.s s’en trouve ainsi rompu.

En outre, la fermeture de l’Université a été décidée de manière unilatérale par la Présidence, alors même qu’aucun épisode de violence ne vient le justifier. Il n’est donc pas normal que le corps enseignant doive assumer une décision à laquelle il n’a en aucune manière pris part.

Un passage au distanciel engendre de surcroît de fortes inégalités face à la capacité numérique de chacun.e, enseignant.e.s comme étudiant.e.s n’étant pas tenu.e.s d’être équipé.e.s du matériel informatique nécessaire pour enseigner ou suivre des cours à distance.

Enfin, le corps enseignant du département d’histoire s’inquiète des effets de ce passage en distanciel sur la capacité de travail des collègues BIATSS, dont certain.e.s n’ont pas accès, depuis chez eux, aux fichiers et logiciels nécessaires à leurs tâches quotidiennes. Les difficultés administratives qui caractérisent la rentrée de septembre 2026 sont ainsi accrues.

Par conséquent, les collègues historien.ne.s ayant voté le présent texte n’enseigneront pas en distanciel durant cette semaine et demandent la réouverture, dès que possible, des locaux de l’Université, ces locaux constituant un espace d’enseignement autant que de mobilisation légitime pour les étudiant.e.s.

(31 votes positifs sur 33 exprimés)

Motion du département informatique, IUT de Paris – Rives de Seine

L’équipe pédagogique et administrative du Département informatique de l’IUT Paris Rives de Seine s’est réunie aujourd’hui au nombre de 28 personnes.

Prenant acte du blocus de l’établissement, de sa fermeture, et des difficultés engendrées, elle
– a voté très majoritairement contre le passage aux cours en distanciel jusqu’à la fin de cette semaine, considérant que les conditions pédagogiques ne permettent pas actuellement la tenue des enseignements dans les conditions d’équité et d’harmonie requises,
– souhaite en très large majorité la réouverture rapide de l’IUT dans des conditions qui permettent aux étudiant·es de se rencontrer et discuter sereinement de la situation dans l’enceinte de l’établissement,
– exprime son soutien au mouvement étudiant en cours.
Nous réaffirmons notre désir de garder et préserver le lien avec nos étudiant·es. Par ailleurs, nous veillerons à ce que personne ne soit pénalisé.

Les enseignant·es concerné·es, désireux de maintenir la continuité de leurs services, pourront intervenir ponctuellement durant les 2 jours prochains pour des séances de soutien, des permanences, et sur les canaux habituels où ils se tiennent à la disposition des étudiant·es.

(Paris, le 7 octobre 2026)

 

Motion du département de géographie, UFR GHES

Suite à l’annonce faite par le Président de l’Université Paris Cité concernant la fermeture des bâtiments du site PRG et du basculement des cours en distanciel pour la semaine du 5/10/2026, les enseignant·e·s-chercheur·ses (titulaires, ATER et moniteur.ice.s) du département de géographie ont procédé à un vote consultatif : une très forte majorité (94%) se sont prononcés contre le passage des cours en distanciel.

Les membres du département expriment leur désaccord avec cette décision prise sans procédure de consultation au préalable et alors que les modalités pédagogiques n’autorisent pas l’enseignement à distance. Par ailleurs, nous savons par expérience que ce mode d’enseignement n’est pas satisfaisant et entraine de nombreuses inégalités.

Les membres du département déplorent également la fermeture administrative des bâtiments dans un contexte qui ne semblait pas le justifier. Cette situation est préjudiciable à toutes et à tous, tant pour les collègues et les doctorant.e.s qui ne peuvent accéder à leurs bureaux que pour les étudiant.e.s qui ne peuvent pas disposer d’espaces de discussion.

Motion de l’UFR Lettres, Arts et Cinéma

Les personnels réunis en conseil d’UFR élargi le 8 octobre 2026 s’élèvent contre la fermeture du campus des Grands Moulins, décidée par le président de l’université sans aucune concertation et alors que rien ne l’imposait. Ils exigent une réouverture au plus vite des bâtiments concernés. 

Ils regrettent que la réponse de la présidence ait consisté à demander la généralisation du distanciel, dont l’imposition ne constitue pas une réponse pédagogique acceptable.

Ils informent les étudiant.e.s d’une levée de l’assiduité durant la période de fermeture ou de blocage des bâtiments de la Halle aux Farines et des Grands Moulins, et lors des journées de mobilisation nationale.
Les personnels de l’UFR expriment par ailleurs leur solidarité avec les revendications portées par le mouvement lycéen et étudiant concernant les budgets de l’Éducation nationale, de l’Enseignement Supérieur, et plus largement la politique éducative de notre république, avec la demande notamment d’abroger ou de réformer en profondeur les plateformes Parcoursup et Mon Master, et de supprimer les frais différenciés pour les étudiant.e.s extra-communautaires. Ils demandent également à ce que soit assuré le paiement des heures que les vacataires n’ont pu assurer du fait de la décision de la présidence.

Ils tiennent enfin à affirmer leur soutien aux étudiant.e.s et personnels de l’université Sorbonne Nouvelle qui ont subi un déferlement d’humiliations et de violence physique de la part de la BRAV-L, intervenue à la demande de la présidence de l’université, et condamnent plus généralement les violences policières d’une extrême gravité qu’ont subies les lycéen.ne.s et étudiant.e.s.

(Motion adoptée à l’unanimité des 45 personnes présentes)