Quand
Les mercredis 26 janvier, 2, 9, 16 et 23 février, 9, 23 et 30 mars
de 15 h à 18 h
Où
Grands Moulins Bâtiment C Salle 677
5 rue Thomas Mann 75013 Paris
Séminaire de l’axe : « Du Visage (au cinéma) » par Jacques Aumont, professeur émérite à l’université Sorbonne Nouvelle et directeur d’études (retraité) à l’EHESS.
De tous les objets du monde, le visage humain est celui que le cinéma a le plus constamment représenté et honoré. Rien d’étonnant à cela, le visage étant, dans toutes les civilisations, ce par quoi nous nous présentons à autrui, et ce qui fait de nous visiblement des humains en société. En outre, le visage étant une surface de contact entre un extérieur (sensible) et un intérieur (imaginable), il incarne déjà, à sa manière, l’essence même du dispositif de la représentation en images.
Le séminaire ne sera pas une histoire du visage au cinéma, mais une tentative pour réfléchir à neuf sur les questions particulières que pose, à la figuration de cet emblème de l’humain, sa rencontre avec une image automate et temporalisée.
Le visage est une marque d’identité et un porteur d’intensité psychique, entre autres via le regard. Son apparence et sa mobilité lui donnent un caractère expressif, apte à communiquer les affects. Il est aussi une surface, qui peut se travailler et se modifier, entre autres dans des visées identitaires ou expressives mais pas seulement. Enfin, étant le signe de l’Homme, il est aussi le signe de sa finitude et de son rapport difficile au temps, c’est-à-dire à la mort. Dans ces quatre grandes directions, le cinéma a rencontré des questions de représentation, mais aussi d’ontologie et d’anthropologie, auxquelles il a apporté des solutions originales, et qui en retour l’ont défini comme médium et comme art. C’est ce que le séminaire s’attachera à explorer, à partir de l’analyse de cas choisis.
Jacques Aumont est professeur émérite à l’université Sorbonne Nouvelle et directeur d’études (retraité) à l’EHESS. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur le cinéma et les images, parmi lesquels L’Œil interminable (1989, 2007), L’Image (1990, 2020), Du visage au cinéma (1992), L’interprétation des films (2017), Fictions filmiques (2018), Doublures du visible (2021). Il a reçu en 2019 le prix Balzan, attribué pour la première fois aux études cinématographiques. (https:// fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Aumont)
Informations pratiques
Contact : emmanuelle.andre@univ-paris-diderot.fr
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