Événements

Mar
2
sam
Ciné-club Barberousse : Green boys d’Ariane Doublet (2019) @ Cinéma Le Nouvel Odéon
Mar 2 @ 10 h 30 min – 12 h 30 min

 

Green Boys pourrait être un « Petit Prince » du millénaire de l’exil. Alhassane, 17 ans, a quitté la Guinée et arrive seul en France après un éprouvant périple. Accueilli dans un village en Normandie, il rencontre Louka, 13 ans. Entre les deux garçons une amitié naît et s’invente jour après jour. Ce qui les sépare les lie tout autant que ce qui les unit. Durant l’été, ils construisent une cabane sur la falaise qui surplombe la mer. Comme une zone de liberté, elle sera un lieu secret de l’enfance et le refuge des blessures.

 

 

 

 

 

Depuis sa création en 2017, le ciné-club Barberousse a présenté une quarantaine de films. Il sollicite les ressources du cinéma pour rendre sensibles les enjeux psychiques, éthiques et politiques du soin. Il projette des films qui rappellent que nous sommes tous vulnérables et, à des titres divers, soignants et soignés. Des films qui font percevoir les valeurs et difficultés du soin, comme l’avait fait A. Kurosawa dans son chef d’oeuvre Barberousse. Il ne s’agit pas d’illustrer un propos, mais de réagir, pendant les projections, chacun(e) dans son for intérieur, puis collectivement grâce à des échanges entre les organisateurs, les spectateurs et les invité(e)s.

Les films, choisis pour leur capacité à mobiliser par eux-mêmes émotions, réflexions et interrogations, sont ainsi partie prenante d’une recherche qui associe praticiens du soin (médical ou autre), spécialistes et professionnels du cinéma, philosophes et chercheurs en sciences humaines et sociales, spectateurs de tous horizons.

 

Animé par François Crémieux, directeur général de l’Assistance-Publique Hôpitaux de Marseille, Jean-Michel Frodon, critique de cinéma, professeur associé à Sciences-Po, et Céline Lefève, professeure de philosophie, co-directrice de l’Institut « La Personne en médecine » (Université Paris Cité).

Sans réservation. Tarif : 7 euros.

Mar
6
mer
HANDICAP & AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement
Mar 6 @ 10 h 30 min – 12 h 30 min
HANDICAP &  AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement

 

Agathe CAMUS, post-doctorante en philosophie, projet EPIPHINORE n° ANR-20-CE36-0007-01, SPHERE UMR 7219, Université Paris Cité/CNRS

TITRE DE LA COMMUNICATION : « Maladies chroniques et situations de handicap : pertinence et légitimité d’une approche transversale ».

« Il s’agit d’aborder la question de la pertinence d’une approche transversale de la maladie chronique et du handicap à partir d’exemples tirés de ses recherches récentes sur l’aspiration à vivre une vie « normale » dans le contexte de la maladie chronique et de la multimorbidité (projet ANR EPIPHINORE), mais aussi les questions de position et de légitimité du chercheur que pose selon elle une telle approche. »

&

Marie BOENO, Doctorante en Histoire et Philosophie des Sciences – SPHERE (UMR 7219), ED 623 « Savoirs, Sciences, Éducation ».

TITRE DE LA COMMUNICATION : « Le paradigme émancipatoire de Mike Oliver : une injonction politique au détriment des exigences épistémologiques ? »

« Recherches participatives » ou « recherches-action » au sein desquelles la participation des personnes handicapées devient une condition sine qua non des recherches dans le champ des handicaps. Relèvent-elles d’une injonction politique, éthique ou véritablement épistémologique ? Il est souvent difficile de le déterminer. Empiriquement, les conditions matérielles de production de la recherche et les relations sociales dans le cadre deco-construction des savoirs sont rarement déterminées. Théoriquement, les cadres épistémologiques sont confus ou sont inappropriés. Le paradigme émancipatoire que Mike Oliver soutient est explicitement une posture  politique : « the personal is political ». Au détriment de l’objectivité scientifique, il s’agit de passer d’une recherche qu’il juge aliénante, violente, oppressante pour les personnes handicapées à une recherche engagée dite « partisane ». D’un paradigme épistémologique « individualiste » et « fondationnaliste » à un paradigme dit « émancipatoire » sous-tendu par une approche sociale du handicap. Dans cette communication, nous exposerons les principes du paradigme émancipatoire de Mike Oliver. Ensuite, nous discuterons à la fois de sa valeur heuristique et des risques épistémologiques et éthiques qu’il présente. Enfin, nous conclurons en exposant l’état de nos recherches : fonder le paradigme émancipatoire sur une proposition d’épistémologie renouvelée, qualifiée de vertueuse. »

Michael Oliver, Understanding Disability: From Theory to Practice, Second editon (Houndmills, Basingstoke, Hampshire [England]: Palgrave Macmillan, 2009).

 

Participation via ZOOM

à venir

 

Mar
14
jeu
Table ronde « Dire la douleur chronique hier et aujourd’hui » @ Salle du sénat académique (anciennement salle du conseil)
Mar 14 @ 17 h 30 min – 19 h 30 min

 

 

 

Avec notamment Raphaele Andrault (ENS Lyon), Ariane Bayle (Université Jean Moulin Lyon 3), Céline Lefève (Université Paris Cité), Élise Ricadat (Université Paris Cité). Cette table ronde visera à donner une perspective historique aux mots utilisés pour exprimer, faire reconnaître la douleur et permettre son soulagement, en particulier dans la chronicité. Seront ainsi mises en regard des recherches historiques sur le vécu et la prise en charge des douleurs chroniques entre le XVIe et le XVIIIe siècles et des recherches psychologiques et philosophiques actuelles, notamment sur la drépanocytose. Cette soirée accompagne l’exposition « Le médecin face à la douleur » qui se tiendra au Musée d’histoire de la médecine de mars à mai 2024 (https://medecin-et-douleur-16e18e.huma-num.fr/) et la séance du ciné-club Barberousse autour de Johnny got his gun (D. Trumbo) du 30 mars 2024.

 

Intervenants : Serge Perrot (Pr de médecine, spécialiste de la douleur, Université Paris Cité) et Lucce Sona (patiente experte).

 

 

Mar
20
mer
L’objet « cadavre » dans les études sur les génocides et les violences de masse, du déni au Forensic Turn @ Campus des Grands Moulins ET zoom
Mar 20 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min

L’ILPEM vous invite à la prochaine séance du séminaire « Epistémologie, méthodologie et éthique de la recherche interdisciplinaire ».

 

Résumé : De façon assez paradoxale, les études conduites en sciences sociales sur les génocides et les violences de masse ont -jusqu’à une date récente- totalement ignoré la question du traitement des dépouilles des victimes. En revenant sur deux programmes pluridisciplinaires de recherche (Corpses of mass violence and genocide, financé par l’ERC de 2012 à 2016; et Transfunéraire: approche comparative des rituels de réinhumation en Europe et en Amérique Latine (20e-21e siècles), financé par l’ANR de 2019 à 2023) consacrés au traitement (technique, social et rituel) des cadavres dans configurations de violence de masse, leurs questionnements et les méthodes d’enquête sur lesquelles ils ont pris appui, je proposerai dans mon intervention d’éclairer les enjeux, les difficultés et les limites, d’un travail sur la matérialité de la mort collective.

 

Intervenante : Elisabeth Anstett est anthropologue sociale, directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire ADES (Anthropologie bio-culturelle, droit ethique et santé), une unité de recherche interdisciplinaire à la faculté des sciences médicales et paramédicales d’Aix-Marseille Université. Ses travaux portent sur le traitement social et culturel du cadavre, et plus particulièrement sur les pratiques funéraires et les processus de patrimonialisation des restes humains dans les contextes contemporains marqués par la violence extrême ou l’expérience de la mort de masse. Elle est co-éditrice de Human Remains and Violence book series et de interdisciplinary full free Open Access academic journal à Manchester University Press.

 

Discutant : Christian Bonah est professeur en histoire des sciences de la vie et de la santé à l’Université de Strasbourg et membre du laboratoire de recherche Société, Acteurs et Gouvernements en Europe (SAGE, UMR 7363). Il travaille dans le domaine de l’histoire de la santé, des médicaments et en particulier dans le domaine de l’histoire des audiovisuels en santé. Il est le porteur de la plateforme digitale MEDFILM (medfilm.unistra.fr), investigateur principal du ERC Advanced Grant BodyCapital (bodycapital.unistra.fr) et il a codirigé de 2016 à 2022 la Commission historique indépendante au sujet de la faculté de médecine de Strasbourg sous le national-socialisme (rus-med.unistra.fr). Il porte actuellement le projet ARCHIMED Mining medical archives and pathological collections in the digital age (2024-2028 : archimed.iml-strasbourg.fr).

 

 

> Zoom  : https://u-paris.zoom.us/j/83225834216?pwd=MW1hR2F3UFdJcFYxcWk2b1JlZ2xBZz09

 

 

 

 

 

Mar
30
sam
Ciné-club Barberousse : Johnny Got His Gun de Dalton Trumbo @ Cinéma Le Nouvel Odéon
Mar 30 @ 10 h 30 min – 12 h 30 min

 

Joe Bonham, un jeune soldat américain engagé pendant la Première guerre mondiale, est grièvement blessé, incapable de parler, amputé de ses quatre membres. Il est maintenu en vie par des médecins militaires qui croient à tort qu’il est inconscient. Adapté du roman antimilitariste du même nom publié par Dalton Trumbo en 1939, ce film, devenu un classique, propose une mise en perspective historique sur la médecine dans la guerre, mais aussi une réflexion éthique sur la demande de mort dans des situations d’extrêmes souffrance et dépendance.

Cette séance exceptionnelle est organisée en partenariat avec l’exposition « Le médecin face à la douleur 16e-18e siècles » qui se tiendra au Musée d’histoire de la médecine, 12 rue de l’école de Médecine 75006 Paris, de mars à mai 2024. Les discutantes seront Raphaële Andrault, chargée de recherche CNRS en philosophie et histoire des sciences (IHRIM-ENS Lyon) et Ariane Bayle, Professeure de littératures comparées, Université Jean Moulin Lyon 3, curatrices de l’exposition et autrices du webdoc « Le médecin face à la douleur » .

 

 

 

Depuis sa création en 2017, le ciné-club Barberousse a présenté une quarantaine de films. Il sollicite les ressources du cinéma pour rendre sensibles les enjeux psychiques, éthiques et politiques du soin. Il projette des films qui rappellent que nous sommes tous vulnérables et, à des titres divers, soignants et soignés. Des films qui font percevoir les valeurs et difficultés du soin, comme l’avait fait A. Kurosawa dans son chef d’oeuvre Barberousse. Il ne s’agit pas d’illustrer un propos, mais de réagir, pendant les projections, chacun(e) dans son for intérieur, puis collectivement grâce à des échanges entre les organisateurs, les spectateurs et les invité(e)s.

Les films, choisis pour leur capacité à mobiliser par eux-mêmes émotions, réflexions et interrogations, sont ainsi partie prenante d’une recherche qui associe praticiens du soin (médical ou autre), spécialistes et professionnels du cinéma, philosophes et chercheurs en sciences humaines et sociales, spectateurs de tous horizons.

 

Animé par François Crémieux, directeur général de l’Assistance-Publique Hôpitaux de Marseille, Jean-Michel Frodon, critique de cinéma, professeur associé à Sciences-Po, et Céline Lefève, professeure de philosophie, co-directrice de l’Institut « La Personne en médecine » (Université Paris Cité).

Sans réservation. Tarif : 7 euros.

Avr
3
mer
HANDICAP & AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement
Avr 3 @ 10 h 30 min – 12 h 30 min
HANDICAP &  AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement

 

Cyril FIORINI, Docteur en Sciences, techniques, société (STS), chercheur associé au laboratoire Histoire des Technosciences en Société (HT2S), EA 3716, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), Chargé de projets et de plaidoyer au sein de l’association Sciences Citoyennes.

 

TITRE DE LA COMMUNICATION : « Le dispositif Tiers-veilleur pour accompagner les pratiques de recherche  participative (co-production des savoirs) entre chercheur.e.s et groupes concernés »

« Les pratiques de recherche participative nécessitent la construction particulière d’une relation entre des acteurs qui s’ignorent, se méconnaissent, voire parfois se méfient les uns des autres. Pour que les asymétries de pouvoir soient maîtrisées et limitées au sein d’un collectif de recherche participative composé de chercheur.e.s et de groupes concernés, cette relation doit se fonder sur la reconnaissance mutuelle de l’égale légitimité des différents savoirs en présence. Il s’agit donc de s’assurer que tous les partenaires du collectif de recherche soient impliqués à toutes les étapes du processus de recherche. L’intervention se focalisera plus particulièrement sur le dispositif Tiers-veilleur d’accompagnement à la recherche participative, expérimenté par l’association Sciences Citoyennes et qui constitue un outil pour répondre à cette condition primordiale. Il se diffuse aujourd’hui en France dans différents programmes de soutien aux pratiques de recherche participative. À un stade encore expérimental, le dispositif Tiers-veilleur soulève de nombreuses questions : quelle posture par rapport au collectif de recherche accompagné ? Quelle posture par rapport au bailleur finançant son intervention ? Quelles missions peuvent lui être confiées ? À quel profil professionnel le tiers-veilleur doit-il correspondre ? Quels bénéfices tirés de son intervention ? Quelle est la pérennité d’un tel dispositif ? »

 

&

 

Géraldine REBER, patiente, chargée de projet pair-aidance, TITRE DE LA COMMUNICATION : «Enjeux et  conséquences de l’embauche d’un chargé de projet en situation de handicap pour créer et coordonner un reseau de pair-aidance ».

 

« A l’heure où les préjugés sur le handicap ont toujours beaucoup d’influence sur la pleine et entière inclusion des personnes en situation de handicap dans la société, une expérimentation vise à créer et coordonner un réseau de pair-aidants bénévoles (personnes en situation de handicap ou de maladies chroniques ayant une certaine réflexivité sur leur vécu) qui intervient en collaboration avec des ergothérapeutes à domicile pour améliorer la prescription d’aides techniques. Le chargé de projet recruté est lui-même en situation de handicap. Quels sont les enjeux et conséquences de cette « double casquette » pour les postures respectives des différents acteurs en présence ? ».

 

 

Participation via ZOOM

à venir

 

Avr
23
mar
Conférence Marta Montello @ Salle Milian – Hôpital Saint Louis
Avr 23 @ 14 h 00 min – Avr 30 @ 19 h 00 min
Conférence Marta Montello @ Salle Milian – Hôpital Saint Louis

Martha Montello, spécialiste de littérature et d’humanités médicales, est l’une des plus éminentes représentantes de l’éthique narrative et de la médecine narrative. Elle l’enseigne notamment au Centre de bioéthique et au Département de santé mondiale et de médecine sociale de la Harvard Medical School. Pendant 20 ans, elle a été professeure invitée d’ éthique narrative à l’université de Pavie, en Italie. Elle enseigne actuellement à l’ « Università cattolica » de Rome. Parmi ses publications, elle a co-dirigé, avec Rita Charon, l’ouvrage : Stories Matter. The Role of Narrative in Medical Ethics, Routledge, 2002 et dirigé le numéro spécial du Hastings Center Report : Narrative Ethics : the Role of Stories in Bioethics, vol. 44, issue 1, 2014. Elle est rédactrice en chef de la revue Perspectives in Biology and Medicine (Johns Hopkins University Press).

Plus d’informations

Mai
15
mer
L’expérience du dépistage des cancers liés au tabagisme : subjectivation de la précarité @ Campus des Grands Moulins ET zoom
Mai 15 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min

Cette communication portera sur une recherche qualitative en psychanalyse qui visait à mieux comprendre l’expérience du dépistage des cancers liés au tabagisme (DETECTOR).

 
 
 
44 entretiens auprès de 21 personnes de plus de 55 ans, grandes fumeuses, atteintes d’artériopathies périphériques et participant à un dépistage des cancers ont été menés et analysés suivant les principes de la théorisation ancrée (grounded theory). L’exportation de cette méthodologie de recherche, développée par des sociologues, dans le champ de la recherche en psychanalyse est apparue féconde du fait de la comptabilité et complémentarité entre les principes à leurs fondements.
 
Le concept de précarité a été développé pour rendre compte des processus de subjectivation des expériences confrontant à la vulnérabilité somatique et à la perspective de la mort telles que le vieillissement, la maladie chronique ou les pratiques médicales préventives. Au-delà d’une meilleure compréhension des processus subjectifs et intersubjectifs engagés par l’expérience du dépistage des cancers liés au tabagisme, cette recherche a permis la revisite et l’émergence de concepts psychanalytiques éclairant l’expérience du vieillir.
 
 
 

Manon Fontaine est psychologue clinicienne et docteure en psychologie. Elle est actuellement chercheuse post-doctorante à l’Institut La Personne en Médecine où elle y étudie les processus psychiques liés aux situations de vulnérabilité somatique (vieillissement, maladie chronique, comportements à risque…), ainsi que les enjeux subjectifs et intersubjectifs des pratiques de soins.

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Conférence Marta Montello

Conférence Marta Montello

April 30th, 2024, 2-7pm Salle Milian – Hôpital Saint Louis Org. Marta Spranzi (Recherches en éthique et épistémologie, INSERM, CESP U1018, Université Paris Saclay) and Céline Lefève (UMR SPHERE, Institut La Personne en médecine (Université Paris Cité)    ...