Événements

Mar
6
mer
HANDICAP & AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement
Mar 6 @ 10 h 30 min – 12 h 30 min
HANDICAP &  AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement

 

Agathe CAMUS, post-doctorante en philosophie, projet EPIPHINORE n° ANR-20-CE36-0007-01, SPHERE UMR 7219, Université Paris Cité/CNRS

TITRE DE LA COMMUNICATION : « Maladies chroniques et situations de handicap : pertinence et légitimité d’une approche transversale ».

« Il s’agit d’aborder la question de la pertinence d’une approche transversale de la maladie chronique et du handicap à partir d’exemples tirés de ses recherches récentes sur l’aspiration à vivre une vie « normale » dans le contexte de la maladie chronique et de la multimorbidité (projet ANR EPIPHINORE), mais aussi les questions de position et de légitimité du chercheur que pose selon elle une telle approche. »

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Marie BOENO, Doctorante en Histoire et Philosophie des Sciences – SPHERE (UMR 7219), ED 623 « Savoirs, Sciences, Éducation ».

TITRE DE LA COMMUNICATION : « Le paradigme émancipatoire de Mike Oliver : une injonction politique au détriment des exigences épistémologiques ? »

« Recherches participatives » ou « recherches-action » au sein desquelles la participation des personnes handicapées devient une condition sine qua non des recherches dans le champ des handicaps. Relèvent-elles d’une injonction politique, éthique ou véritablement épistémologique ? Il est souvent difficile de le déterminer. Empiriquement, les conditions matérielles de production de la recherche et les relations sociales dans le cadre deco-construction des savoirs sont rarement déterminées. Théoriquement, les cadres épistémologiques sont confus ou sont inappropriés. Le paradigme émancipatoire que Mike Oliver soutient est explicitement une posture  politique : « the personal is political ». Au détriment de l’objectivité scientifique, il s’agit de passer d’une recherche qu’il juge aliénante, violente, oppressante pour les personnes handicapées à une recherche engagée dite « partisane ». D’un paradigme épistémologique « individualiste » et « fondationnaliste » à un paradigme dit « émancipatoire » sous-tendu par une approche sociale du handicap. Dans cette communication, nous exposerons les principes du paradigme émancipatoire de Mike Oliver. Ensuite, nous discuterons à la fois de sa valeur heuristique et des risques épistémologiques et éthiques qu’il présente. Enfin, nous conclurons en exposant l’état de nos recherches : fonder le paradigme émancipatoire sur une proposition d’épistémologie renouvelée, qualifiée de vertueuse. »

Michael Oliver, Understanding Disability: From Theory to Practice, Second editon (Houndmills, Basingstoke, Hampshire [England]: Palgrave Macmillan, 2009).

 

Participation via ZOOM

à venir

 

Mar
14
jeu
Table ronde « Dire la douleur chronique hier et aujourd’hui » @ Salle du sénat académique (anciennement salle du conseil)
Mar 14 @ 17 h 30 min – 19 h 30 min

 

 

 

Avec notamment Raphaele Andrault (ENS Lyon), Ariane Bayle (Université Jean Moulin Lyon 3), Céline Lefève (Université Paris Cité), Élise Ricadat (Université Paris Cité). Cette table ronde visera à donner une perspective historique aux mots utilisés pour exprimer, faire reconnaître la douleur et permettre son soulagement, en particulier dans la chronicité. Seront ainsi mises en regard des recherches historiques sur le vécu et la prise en charge des douleurs chroniques entre le XVIe et le XVIIIe siècles et des recherches psychologiques et philosophiques actuelles, notamment sur la drépanocytose. Cette soirée accompagne l’exposition « Le médecin face à la douleur » qui se tiendra au Musée d’histoire de la médecine de mars à mai 2024 (https://medecin-et-douleur-16e18e.huma-num.fr/) et la séance du ciné-club Barberousse autour de Johnny got his gun (D. Trumbo) du 30 mars 2024.

 

Intervenants : Serge Perrot (Pr de médecine, spécialiste de la douleur, Université Paris Cité) et Lucce Sona (patiente experte).

 

 

Mar
20
mer
L’objet « cadavre » dans les études sur les génocides et les violences de masse, du déni au Forensic Turn @ Campus des Grands Moulins ET zoom
Mar 20 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min

L’ILPEM vous invite à la prochaine séance du séminaire « Epistémologie, méthodologie et éthique de la recherche interdisciplinaire ».

 

Résumé : De façon assez paradoxale, les études conduites en sciences sociales sur les génocides et les violences de masse ont -jusqu’à une date récente- totalement ignoré la question du traitement des dépouilles des victimes. En revenant sur deux programmes pluridisciplinaires de recherche (Corpses of mass violence and genocide, financé par l’ERC de 2012 à 2016; et Transfunéraire: approche comparative des rituels de réinhumation en Europe et en Amérique Latine (20e-21e siècles), financé par l’ANR de 2019 à 2023) consacrés au traitement (technique, social et rituel) des cadavres dans configurations de violence de masse, leurs questionnements et les méthodes d’enquête sur lesquelles ils ont pris appui, je proposerai dans mon intervention d’éclairer les enjeux, les difficultés et les limites, d’un travail sur la matérialité de la mort collective.

 

Intervenante : Elisabeth Anstett est anthropologue sociale, directrice de recherche au CNRS et membre du laboratoire ADES (Anthropologie bio-culturelle, droit ethique et santé), une unité de recherche interdisciplinaire à la faculté des sciences médicales et paramédicales d’Aix-Marseille Université. Ses travaux portent sur le traitement social et culturel du cadavre, et plus particulièrement sur les pratiques funéraires et les processus de patrimonialisation des restes humains dans les contextes contemporains marqués par la violence extrême ou l’expérience de la mort de masse. Elle est co-éditrice de Human Remains and Violence book series et de interdisciplinary full free Open Access academic journal à Manchester University Press.

 

Discutant : Christian Bonah est professeur en histoire des sciences de la vie et de la santé à l’Université de Strasbourg et membre du laboratoire de recherche Société, Acteurs et Gouvernements en Europe (SAGE, UMR 7363). Il travaille dans le domaine de l’histoire de la santé, des médicaments et en particulier dans le domaine de l’histoire des audiovisuels en santé. Il est le porteur de la plateforme digitale MEDFILM (medfilm.unistra.fr), investigateur principal du ERC Advanced Grant BodyCapital (bodycapital.unistra.fr) et il a codirigé de 2016 à 2022 la Commission historique indépendante au sujet de la faculté de médecine de Strasbourg sous le national-socialisme (rus-med.unistra.fr). Il porte actuellement le projet ARCHIMED Mining medical archives and pathological collections in the digital age (2024-2028 : archimed.iml-strasbourg.fr).

 

 

> Zoom  : https://u-paris.zoom.us/j/83225834216?pwd=MW1hR2F3UFdJcFYxcWk2b1JlZ2xBZz09

 

 

 

 

 

Avr
3
mer
HANDICAP & AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement
Avr 3 @ 10 h 30 min – 12 h 30 min
HANDICAP &  AGENTS ÉPISTÉMIQUES DE LA RECHERCHE @ Modalité webinaire uniquement

 

Cyril FIORINI, Docteur en Sciences, techniques, société (STS), chercheur associé au laboratoire Histoire des Technosciences en Société (HT2S), EA 3716, Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), Chargé de projets et de plaidoyer au sein de l’association Sciences Citoyennes.

 

TITRE DE LA COMMUNICATION : « Le dispositif Tiers-veilleur pour accompagner les pratiques de recherche  participative (co-production des savoirs) entre chercheur.e.s et groupes concernés »

« Les pratiques de recherche participative nécessitent la construction particulière d’une relation entre des acteurs qui s’ignorent, se méconnaissent, voire parfois se méfient les uns des autres. Pour que les asymétries de pouvoir soient maîtrisées et limitées au sein d’un collectif de recherche participative composé de chercheur.e.s et de groupes concernés, cette relation doit se fonder sur la reconnaissance mutuelle de l’égale légitimité des différents savoirs en présence. Il s’agit donc de s’assurer que tous les partenaires du collectif de recherche soient impliqués à toutes les étapes du processus de recherche. L’intervention se focalisera plus particulièrement sur le dispositif Tiers-veilleur d’accompagnement à la recherche participative, expérimenté par l’association Sciences Citoyennes et qui constitue un outil pour répondre à cette condition primordiale. Il se diffuse aujourd’hui en France dans différents programmes de soutien aux pratiques de recherche participative. À un stade encore expérimental, le dispositif Tiers-veilleur soulève de nombreuses questions : quelle posture par rapport au collectif de recherche accompagné ? Quelle posture par rapport au bailleur finançant son intervention ? Quelles missions peuvent lui être confiées ? À quel profil professionnel le tiers-veilleur doit-il correspondre ? Quels bénéfices tirés de son intervention ? Quelle est la pérennité d’un tel dispositif ? »

 

&

 

Géraldine REBER, patiente, chargée de projet pair-aidance, TITRE DE LA COMMUNICATION : «Enjeux et  conséquences de l’embauche d’un chargé de projet en situation de handicap pour créer et coordonner un reseau de pair-aidance ».

 

« A l’heure où les préjugés sur le handicap ont toujours beaucoup d’influence sur la pleine et entière inclusion des personnes en situation de handicap dans la société, une expérimentation vise à créer et coordonner un réseau de pair-aidants bénévoles (personnes en situation de handicap ou de maladies chroniques ayant une certaine réflexivité sur leur vécu) qui intervient en collaboration avec des ergothérapeutes à domicile pour améliorer la prescription d’aides techniques. Le chargé de projet recruté est lui-même en situation de handicap. Quels sont les enjeux et conséquences de cette « double casquette » pour les postures respectives des différents acteurs en présence ? ».

 

 

Participation via ZOOM

à venir

 

Mai
15
mer
L’expérience du dépistage des cancers liés au tabagisme : subjectivation de la précarité @ Campus des Grands Moulins ET zoom
Mai 15 @ 18 h 00 min – 20 h 00 min

Cette communication portera sur une recherche qualitative en psychanalyse qui visait à mieux comprendre l’expérience du dépistage des cancers liés au tabagisme (DETECTOR).

 
 
 
44 entretiens auprès de 21 personnes de plus de 55 ans, grandes fumeuses, atteintes d’artériopathies périphériques et participant à un dépistage des cancers ont été menés et analysés suivant les principes de la théorisation ancrée (grounded theory). L’exportation de cette méthodologie de recherche, développée par des sociologues, dans le champ de la recherche en psychanalyse est apparue féconde du fait de la comptabilité et complémentarité entre les principes à leurs fondements.
 
Le concept de précarité a été développé pour rendre compte des processus de subjectivation des expériences confrontant à la vulnérabilité somatique et à la perspective de la mort telles que le vieillissement, la maladie chronique ou les pratiques médicales préventives. Au-delà d’une meilleure compréhension des processus subjectifs et intersubjectifs engagés par l’expérience du dépistage des cancers liés au tabagisme, cette recherche a permis la revisite et l’émergence de concepts psychanalytiques éclairant l’expérience du vieillir.
 
 
 

Manon Fontaine est psychologue clinicienne et docteure en psychologie. Elle est actuellement chercheuse post-doctorante à l’Institut La Personne en Médecine où elle y étudie les processus psychiques liés aux situations de vulnérabilité somatique (vieillissement, maladie chronique, comportements à risque…), ainsi que les enjeux subjectifs et intersubjectifs des pratiques de soins.

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April 30th, 2024, 2-7pm Salle Milian – Hôpital Saint Louis Org. Marta Spranzi (Recherches en éthique et épistémologie, INSERM, CESP U1018, Université Paris Saclay) and Céline Lefève (UMR SPHERE, Institut La Personne en médecine (Université Paris Cité)    ...