Le 21 mai 2025, le Conseil du Département Universitaire de Maïeutique (DUM) a élu Faustine Leteurtre en tant que Vice-Directrice étudiante. Elle rejoint donc Julie Gaillard, Directrice du département. Elles nous parlent des projets qu’elles souhaitent mettre en place pour le Département Universitaire de Maïeutique durant leurs mandats.
Julie Gaillard et Faustine Leteurtre
Julie Gaillard, Directrice du Département Universitaire de Maïeutique de l’Université Paris Cité
Faustine Leteurtre, Vice-Directrice étudiante du Département Universitaire de Maïeutique de l’Université Paris Cité
© Université Paris Cité
Quel est votre parcours ?
Julie Gaillard : Je suis diplômée de l’école de sages-femmes Saint-Antoine (Paris) depuis 2004. J’ai ensuite exercé en secteur hospitalier public, à l’hôpital Saint-Antoine (Paris 12) puis en secteur libéral à Montreuil (93). Ces quinze premières années d’expérience m’ont permis de me confronter aux différents modes d’exercice de notre profession et d’évoluer en intégrant nos nouvelles compétences, notamment en gynécologie. Durant cette période, j’ai accompagné de nombreux étudiants lors de leur cursus et j’ai pris conscience de leurs attentes et de leurs préoccupations.
Parallèlement à mon exercice médical, j’ai suivi des études de droit et je suis titulaire d’un Master 2 de Droit de la Santé – Management des Établissement sanitaires, sociaux et médico-sociaux.
Depuis quatre ans, je suis sage-femme enseignante à temps plein et je participe au quotidien au projet d’universitarisation de l’école de sages-femmes. J’ai souhaité conserver une activité clinique sous forme d’une consultation hebdomadaire au sein du Centre de Planification et d’Éducation Familiale de l’hôpital Cochin-Port-Royal.
Faustine Leteurtre : J’ai débuté mon cursus à l’Université Paris Cité en 2022 en PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé), ce qui m’a permis d’intégrer ensuite la filière maïeutique. Je suis aujourd’hui en troisième année, toujours aussi passionnée par cette formation et par le métier de sage-femme.
Depuis le début de mon parcours, je me suis investie activement dans la vie étudiante : que ce soit à travers des associations, l’organisation d’événements ou en tant que représentante élue. Ces expériences m’ont permis de mieux comprendre les réalités du terrain, les attentes de mes camarades, mais aussi les dynamiques institutionnelles qui façonnent notre formation. C’est ce qui m’a donné envie d’aller plus loin en m’engageant en tant que vice-directrice étudiante.
Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux élections du Département Universitaire de Maïeutique de la Faculté de Santé d’Université Paris Cité ?
Julie Gaillard : Le Département Universitaire de Maïeutique de la Faculté de Santé d’Université Paris Cité vient de voir le jour. Les enjeux qui sous-tendent ce premier mandat sont à la fois structurels, sanitaires et pédagogiques. J’ai voulu mettre à disposition du département mon expérience de sage-femme clinicienne, d’enseignante et de juriste.
Par ailleurs, je travaille déjà en bonne intelligence avec l’équipe qui compose le Département. J’ai une grande confiance dans les personnels, je connais leur motivation et leurs qualités et je m’attacherai à les associer à chaque projet, en fonction de l’expertise de chacun.e.
Faustine Leteurtre : J’ai décidé de me présenter car je crois profondément en l’importance de la représentation étudiante. Être la voix de mes camarades, porter leurs idées, leurs besoins, mais aussi leurs difficultés, est une mission qui me tient à cœur. C’est aussi une manière concrète de contribuer à l’amélioration continue de notre formation, et de renforcer le lien entre les étudiants et l’équipe pédagogique.
Quels projets envisagez-vous de mener durant vos mandats respectifs au sein de la Faculté de Santé ?
Julie Gaillard : Depuis plusieurs années, la maïeutique est en pleine mutation. Le champ de compétences des sages-femmes s’élargit, leurs modalités d’exercice se diversifient, la recherche en maïeutique ne cesse de progresser. J’ai à cœur de promouvoir une vision large de notre discipline alliant compétences cliniques, connaissances académiques, accompagnement humain et production de savoirs. Aucun de ces aspects ne doit être négligé.
A partir de la rentrée universitaire 2024, les étudiantes et étudiants en maïeutique suivront un cursus d’une durée de six ans, la dernière année d’études constituant un troisième cycle court. Dès aujourd’hui, nous devons travailler à une réingénierie pédagogique. Il nous faudra suivre les prescriptions ministérielles en y intégrant les immenses opportunités offertes par Université Paris Cité. Je pense notamment aux outils numériques, à la simulation en santé et surtout, à l’interdisciplinarité. Notre profession ne se pratique jamais seule, quel que soit le mode d’exercice. Je tiens à développer des modules d’enseignement intégrant des étudiantes et étudiants de différentes composantes de la Faculté de Santé.
Cette refonte pédagogique d’envergure ne peut s’imaginer sans une réflexion sur le bien-être des étudiantes et étudiants en maïeutique dans leur cursus. Une enquête de l’Association Nationale des Étudiantes et Étudiants Sages-Femmes nous révèle que nombre d’entre eux souffrent lors de leurs études. Nous devons nous interroger et avoir comme double objectif de leur offrir une formation de haute qualité et de contribuer à leur bien-être, tout au long de leur cursus.
L’un des axes fondamentaux de ce premier mandat sera également de contribuer au rayonnement de la maïeutique, et ce de deux façons.
Nous devons tout d’abord faire mieux connaitre notre filière aux lycéens et aux étudiants en PASS et en L.AS, afin que toutes les places offertes en maïeutique par Université Paris Cité soient pourvues à chaque rentrée universitaire. Les premières actions de valorisation sont engagées mais nous devons poursuivre et amplifier cette démarche.
Il nous faut également favoriser la recherche. Le Département Universitaire de Maïeutique a la chance de compter en son sein deux enseignantes-chercheuses, toutes deux reconnues pour la qualité de leurs travaux. La commission scientifique locale aura pour mission de dégager plusieurs axes de recherche, de susciter des vocations et de faire grandir le vivier de chercheurs dans le domaine de la périnatalité.
Enfin, nous devons ouvrir une nouvelle voie, celle de l’accès à la formation continue. Le Département Universitaire de Maïeutique devra être capable d’offrir au plus vite aux professionnels déjà en exercice une ou des formations diplômantes de qualité.
Mais pour que ces projets puissent être menés à bien, le premier d’entre eux est, bien entendu, de faire fonctionner pleinement et rapidement ce jeune département. Il s’agit pour cela d’élire et de nommer les personnes qui siègeront au sein des différentes instances du département et de conduire l’intégration des personnels enseignants dans de bonnes conditions. Travail auquel je m’attelle déjà.
Faustine Leteurtre : Je souhaite m’investir sur plusieurs axes clés :
– Renforcer la communication entre les étudiantes et les étudiants, les équipes pédagogiques et les instances. Mieux on communique, mieux on avance ensemble.
– Soutenir le bien-être étudiant : en encourageant des initiatives autour de la santé mentale, de l’équilibre vie perso/vie étudiante, et en créant des espaces d’écoute et de dialogue bienveillants.
– Garantir un environnement de formation accessible, inclusif et aligné avec les enjeux de notre profession : cela passe par la prise en compte de la diversité des parcours, des vécus et des besoins spécifiques de chaque étudiant·e. Je souhaite que chacun·e puisse se sentir légitime, soutenu·e et valorisé·e au sein de la filière.
– Favoriser l’ouverture à l’interdisciplinarité : aujourd’hui plus que jamais, les sages-femmes travaillent main dans la main avec d’autres professionnelles et professionnels de santé. Il est essentiel que notre formation reflète cette réalité en encourageant les échanges, les projets croisés et les expériences communes avec les étudiant·es d’autres filières. Cela renforce à la fois notre posture professionnelle et notre capacité à collaborer efficacement dans le monde réel.
Enfin, je reste bien sûr à l’écoute de toutes les idées que les étudiantes et étudiants pourraient proposer au fil de l’année. Parce que la force du collectif, c’est ce qui nous permet d’avancer loin, et surtout ensemble
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