À l’occasion d’Octobre Rose, l’Université Paris Cité met en lumière ses équipes engagées dans la lutte contre le cancer du sein. Recherche fondamentale, recherche clinique, techniques de dépistage, soins et formation : l’université intervient à toutes les étapes de la lutte contre la maladie.

L’Université Paris Cité est au cœur de la lutte francilienne contre le cancer du sein

© Université Paris Cité

Une recherche organisée autour de grandes unités partagées

À l’Université Paris Cité, une grande partie de la recherche sur le cancer est menée au sein d’unités associant plusieurs institutions. L’Inserm est un partenaire majeur de cet écosystème : plusieurs unités mixtes associent ainsi l’Inserm et l’Université Paris Cité et réunissent des chercheuses et chercheurs issus de disciplines complémentaires.

Cette organisation favorise les échanges entre recherche fondamentale, recherche translationnelle et recherche clinique. Elle permet notamment de confronter les connaissances acquises sur les mécanismes biologiques des tumeurs aux observations réalisées chez les patientes et aux problématiques rencontrées dans les services hospitaliers.

L’AP-HP joue un rôle tout aussi structurant dans cette organisation. Les équipes de recherche sont souvent implantées au sein des hôpitaux universitaires, ce qui permet aux cliniciennes et cliniciens de travailler au plus près des équipes scientifiques et des patientes. À Saint-Louis, cette organisation est particulièrement visible dans le domaine de l’oncologie et des pathologies mammaires.

Université Paris Cité, Inserm et AP-HP : un continuum entre laboratoire et hôpital

L’Institut de Recherche Saint-Louis (IRSL), unité de recherche sous tutelle de l’Université Paris Cité, de l’Inserm et du CNRS notamment, constitue l’un des pôles de cette recherche hospitalo-universitaire. Ses équipes développent des travaux notamment en immunologie, hématologie et oncologie, autour des mécanismes des cancers, de la réponse immunitaire antitumorale et des interactions entre les cellules tumorales et leur environnement.

Parmi ces travaux, l’équipe 3  « Intestinal Immunity in Inflammation and Cancer », étudie notamment les mécanismes de la réponse immunitaire antitumorale. Les travaux d’Anne Caignard portent en particulier sur les cellules NK et les cellules lymphoïdes innées, et sur leur rôle dans la réponse contre plusieurs tumeurs solides, dont le cancer du sein.

L’environnement de l’IRSL permet ainsi de rapprocher recherche préclinique et recherche clinique, en s’appuyant notamment sur des plateformes et des expertises communes. Il s’inscrit également dans des initiatives collectives en cancérologie, comme l’alliance PACRI, qui vise à renforcer les collaborations entre grands acteurs de la recherche en cancérologie en matière de recherche, de formation et d’innovation.

Au Centre de Recherche des Cordeliers, comprendre les mécanismes du cancer

Le Centre de Recherche des Cordeliers (CRC) constitue un autre site important de la recherche en cancérologie de l’Université Paris Cité, en cotutelle avec l’Inserm et Sorbonne Université. Plusieurs équipes y étudient les mécanismes biologiques des cancers et s’intéressent notamment aux interactions entre les cellules tumorales, le système immunitaire et leur environnement.

Le CRC a ainsi contribué à des travaux consacrés au cancer du sein. Ces recherches portent notamment sur les réponses immunitaires et sur les mécanismes susceptibles d’influencer l’efficacité des traitements, illustrant la place des approches moléculaires et immunologiques dans la compréhension de la maladie.

Le CRC développe également des travaux à l’interface entre biologie, épidémiologie et sciences humaines et sociales. Cette diversité des approches est essentielle pour mieux comprendre non seulement les mécanismes de la maladie, mais aussi ses conséquences sur les parcours de soins et sur la vie des patientes.

Université Paris Cité et Gustave Roussy : de la biologie au parcours de vie

Le partenariat de l’Université Paris Cité avec Gustave Roussy illustre cette approche globale de la recherche sur le cancer. Les collaborations associent notamment des équipes de l’Université Paris Cité et de l’Inserm à des équipes cliniques et de recherche de Gustave Roussy, en croisant les compétences en oncologie, épidémiologie, recherche clinique et sciences humaines et sociales.

Un exemple est celui de la cohorte CANTO. Cette vaste étude suit plus de 12 000 femmes traitées pour un cancer du sein localisé et recueille, au-delà des données médicales, des informations sur la qualité de vie, la situation familiale et la vie professionnelle des patientes. Des chercheuses et chercheurs de l’Université Paris Cité et de Gustave Roussy ont ainsi étudié les conditions de reprise du travail après un cancer du sein. L’étude Canto-Work montre l’importance des facteurs médicaux, mais aussi sociaux et familiaux, dans cette reprise.

La lutte contre le cancer ne s’arrête pas au traitement de la tumeur. Elle concerne également la qualité de vie, les conséquences à long terme de la maladie et les conditions dans lesquelles les patientes peuvent retrouver leur vie sociale et professionnelle.

Université Paris Cité et Institut Curie : croiser les expertises

L’Institut Curie constitue un autre partenaire majeur de la recherche en cancérologie. Ses liens avec l’Université Paris Cité s’inscrivent dans un écosystème associant notamment universités, Inserm, CNRS et grands établissements de recherche et de soins.

Le lien avec l’Institut Curie est également particulièrement fort dans le domaine de l’oncogénétique. La Pre Dominique Stoppa-Lyonnet, professeure à l’Université Paris Cité et responsable du service de génétique de l’Institut Curie, travaille notamment sur les prédispositions héréditaires aux cancers du sein et de l’ovaire.

Cette double appartenance illustre la complémentarité entre recherche, enseignement et soins. Elle permet de faire circuler les connaissances entre l’université, le laboratoire et le service hospitalier, au bénéfice d’une meilleure identification des personnes présentant un risque génétique et d’une prise en charge adaptée.

Cette articulation se retrouve également dans la formation. Le DIU d’oncogénétique de l’Université Paris Cité s’appuie sur l’expertise de professionnels issus de différents établissements de cancérologie. Il contribue à former les professionnelles et professionnels capables d’identifier les situations de prédisposition héréditaire et d’accompagner les patientes et leurs familles dans leur parcours.

AP-HP et Université Paris Cité : la recherche au plus près des patientes

L’articulation entre recherche, enseignement et soins trouve une illustration concrète à l’Hôpital Saint-Louis. Établissement de l’AP-HP et site de l’Institut du Cancer AP-HP. Nord – Université Paris Cité, Saint-Louis dispose d’une expertise importante en cancérologie.

La recherche clinique constitue ainsi un lien direct entre les équipes de recherche et les patientes. Elle permet notamment de proposer des protocoles innovants, d’évaluer de nouvelles molécules et de mieux comprendre les réponses aux traitements.

Cette organisation hospitalo-universitaire permet également de prendre en compte les situations à risque élevé de cancer du sein. Le Sénopôle travaille notamment avec l’unité d’oncogénétique pour identifier les patientes présentant des mutations génétiques héréditaires et adapter leur prise en charge.

Former les professionnelles et les professionnels de santé

La lutte contre le cancer du sein passe aussi par la formation. Les enseignements proposés par l’Université Paris Cité dans le domaine des maladies du sein permettent aux futures professionnelles et aux futurs professionnels de santé d’acquérir des connaissances sur le dépistage, le diagnostic et la prise en charge des pathologies mammaires.

La formation en oncogénétique occupe également une place importante. Elle permet de mieux identifier les personnes présentant une prédisposition héréditaire et contribue ainsi au développement d’une médecine toujours plus personnalisée.

Les collaborations avec les grands centres de cancérologie enrichissent ces formations. L’intervention de professionnelles et professionnels issus de l’AP-HP, de l’Institut Curie et de Gustave Roussy permet notamment aux étudiantes, étudiants, professionnelles et professionnels en formation de bénéficier d’expertises complémentaires et d’être sensibilisés aux différentes dimensions de la prise en charge des cancers.

L’École doctorale Hématologie-Oncogenèse-Biothérapies (HOB) participe elle aussi à cette dynamique. Elle accompagne de jeunes chercheuses et chercheurs qui travaillent sur les mécanismes des cancers, les tumeurs solides et les nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques.

À Saint-Louis, Octobre Rose fait le lien entre information, prévention et accompagnement

Dans le cadre d’Octobre Rose, l’Hôpital Saint-Louis organise le mercredi 7 octobre 2026, de 10 h à 16 h, dans le hall principal, une journée consacrée à l’information, aux échanges et à l’activité physique.

Cette initiative s’inscrit dans l’environnement de l’Institut du Cancer AP-HP. Nord – Université Paris Cité et mobilise notamment le Sénopôle Saint-Louis et le service d’oncogénétique.

La journée réunira plusieurs acteurs de la prévention et de l’accompagnement : le Sénopôle Saint-Louis, le service d’oncogénétique, le CRCDC Île-de-France et la Ligue contre le cancer – Comité de Paris. Les participantes et les participants pourront échanger avec les professionnelles et les professionnels sur la prévention, le dépistage et l’accompagnement.

Un « Village associatif Rose » pour informer et accompagner

Un « Village associatif Rose » permettra également de rencontrer les associations mobilisées auprès des patientes et de leurs proches. Parmi les associations présentes figurent Patients en Réseau – Mon réseau Cancer du sein, Cancer Support France, Maison Saint-Jean / Maison des Parents, Belle & Bien, Vivre Comme Avant, Les Kyklos, France Horizon, La Niaque l’Asso, RoseUp, la Maison Information en Santé, Atouts Loisirs et Elles Dansent.

Bouger et prendre soin de soi

La journée organisée à Saint-Louis accorde également une place au bien-être et à l’activité physique. De 9 h 30 à 15 h 30, un espace bien-être sera proposé aux patientes suivies au Sénopôle, en partenariat avec AstraZeneca.

Deux vélos d’entraînement permettront de sensibiliser aux bénéfices de l’activité physique, en partenariat avec Gilead. Des séances de découverte du yoga, d’une durée de 15 à 20 minutes, seront également proposées dans le hall.

Les participantes et les participants pourront par ailleurs découvrir les ressources et l’accompagnement proposés par RoseUp dans le domaine des soins de support. L’après-midi, un atelier peinture proposé par la médiathèque offrira enfin un temps créatif.

Retrouvez ici le programme complet de ces manifestations. 

Une mobilisation collective contre le cancer du sein

La lutte contre le cancer du sein repose sur une chaîne de compétences qui commence dans les laboratoires et se poursuit dans les services hospitaliers, les plateformes technologiques et les centres d’essais cliniques. Elle s’appuie également sur les données de santé, l’innovation, la prévention, la formation et l’accompagnement des patientes.

Université Paris Cité, AP-HP et Inserm forment un socle majeur de cet écosystème. L’Institut Curie et Gustave Roussy en sont des partenaires scientifiques et cliniques essentiels.

Ces collaborations permettent de faire dialoguer des expertises différentes : biologie tumorale, immunologie, génétique, épidémiologie, imagerie, oncologie clinique, recherche en sciences humaines et sociales. Elles favorisent également la circulation des connaissances entre les unités de recherche et les services hospitaliers, et contribuent à rapprocher les découvertes scientifiques des besoins des patientes.

La lutte contre le cancer du sein est une dynamique collective et partenariale, fondée sur la recherche, la coopération entre institutions, l’innovation et la qualité des soins, mais aussi sur l’information et l’accompagnement des patientes et de leurs proches.

 

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