CLINIQUES DU HANDICAP ET SUBJECTIVATION
VENDREDI 15 ET SAMEDI 16 NOVEMBRE
XIXEME COLLOQUE DU SÉMINAIRE INTERUNIVERSITAIRE INTERNATIONAL SUR LA CLINIQUE DU HANDICAP – SIICLHA
La notion de subjectivation a actuellement une place centrale dans le domaine des relations de soin et en particulier la clinique du handicap. Processus toujours ouvert, jamais achevé, il constitue un outil précieux pour explorer les enjeux psychiques des situations de handicap. Il rend compte de l’articulation entre d’une part le corps organique, dont les processus ne sont jamais complétement soumis au régime du corps érogène, et d’autre part le lien à l’autre, au monde, à la symbolisation, et in fine la construction en tant que sujet.
Mais la clinique du handicap a montré à maintes reprises comment les personnes concernées par le handicap sont confrontées à des expériences de désubjectivation de la part de l’autre, déni de la subjectivité, déni de la valeur des produits de la pensée, mobilisant des dynamiques de déshumanisation (particulièrement fortes dans les situations de polyhandicap).
Ces phénomènes – tels que la stigmatisation et l’exclusion- qui ont lieu dans l’espace social élargi ont des effets importants et délétères, sur la vie psychique du sujet concerné par le handicap.
Tout sujet a besoin de se voir, de s’entendre, de se sentir et d’être vu et entendu. Le regard et les soins parentaux constituent un premier reflet dont dispose l’enfant pour se construire. Mais comment avoir accès à l’expérience de la réflexivité quand le handicap déclenche un détournement du regard ? Ou encore, des anticipations sombres sur l’avenir possible pour la personne concernée ? Comment alors maintenir la possibilité d’établir un travail de subjectivation ?
La rencontre avec l’autre permet au sujet d’entamer ce processus de re-subjectivation. Les équipes interdisciplinaires et les institutions de soin peuvent favoriser la construction d’une nouvelle version du positionnement du sujet dans le monde en élaborant avec lui de nouvelles réalités corporelles et relationnelles
Mais la clinique du handicap a montré à maintes reprises comment les personnes concernées par le handicap sont confrontées à des expériences de désubjectivation de la part de l’autre, déni de la subjectivité, déni de la valeur des produits de la pensée, mobilisant des dynamiques de déshumanisation (particulièrement fortes dans les situations de polyhandicap).
Ces phénomènes – tels que la stigmatisation et l’exclusion- qui ont lieu dans l’espace social élargi ont des effets importants et délétères, sur la vie psychique du sujet concerné par le handicap.
Tout sujet a besoin de se voir, de s’entendre, de se sentir et d’être vu et entendu. Le regard et les soins parentaux constituent un premier reflet dont dispose l’enfant pour se construire. Mais comment avoir accès à l’expérience de la réflexivité quand le handicap déclenche un détournement du regard ? Ou encore, des anticipations sombres sur l’avenir possible pour la personne concernée ? Comment alors maintenir la possibilité d’établir un travail de subjectivation ?
La rencontre avec l’autre permet au sujet d’entamer ce processus de re-subjectivation. Les équipes interdisciplinaires et les institutions de soin peuvent favoriser la construction d’une nouvelle version du positionnement du sujet dans le monde en élaborant avec lui de nouvelles réalités corporelles et relationnelles
Campus des Grands Moulins – La Halle aux Farines – Amphithéâtre A1 – Esplanade Pierre Vidal-Naquet 75013 PARIS
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