Cette année marque les 10 ans d’existence du Ciné-club Barberousse. Médecine et soin au cinéma, qui mobilise les ressources du cinéma pour rendre sensibles les enjeux psychiques, éthiques, sociaux et politiques du soin, au sens le plus large du terme (ni exclusivement professionnel, ni exclusivement médical).

Cette année, le ciné-club Barberousse – Médecine et soin au cinéma fête ses dix ans

© Céline Lefève, Nouvel Odéon

Une expérience collective

Le Ciné-Club Barberousse – Médecine et soin au cinéma s’inscrit dans la démarche critique des humanités en santé qui contribuent à renouveler la pensée et les pratiques de soin, en médecine et au-delà. Il ne s’agit pas d’illustrer un propos, mais de réagir, pendant les projections chacune et chacun dans son for intérieur, puis collectivement grâce aux échanges entre organisatrices, organisateurs, spectatrices, spectateurs, invitées et invités.

Les films, choisis pour leur capacité à susciter émotions, réflexions et interrogations, sont ainsi partie prenante d’une recherche qui associe au fil des séances praticiennes et praticiens du soin (médical ou autre), chercheuses et chercheurs en sciences humaines et sociales, professionnelles et professionnels du cinéma, ainsi que spectatrices et  spectateurs de toutes origines.

Le Ciné-club Barberousse est organisé et animé par François Crémieux, directeur des Hôpitaux de Marseille, Jean-Michel Frodon, critique et historien de cinéma, professeur associé à Sciences Po, et Céline Lefève, Professeure des universités en philosophie, co-directrice de l’Institut La Personne en médecine et directrice du Centre Georges Canguilhem (Université Paris Cité). Le ciné-club porte le nom du film d’Akira Kurosawa, exemplaire des capacités du cinéma à faire partager les enjeux de soin. Il est soutenu par le cinéma Le Nouvel Odéon, l’Université Paris Cité, l’Institut La Personne en Médecine, la revue Esprit et le laboratoire SPHERE. 

Programme de la saison 2026-2027

12 septembre : L’Illusion de Yakushima de Naomi Kawase
Japon, France, Luxembourg, Belgique – 2025 – 1h52
Avec Vicky Krieps, Kan’ichiro
En présence de Marie Le Clainche Piel, sociologue (Cermes 3, CNRS/INSERM/Université Paris Cité) et Valentin Dupasquier, cardiologue
Coordinatrice de greffes pour enfants, la Française Corry travaille dans un hôpital japonais, et affronte une culture particulièrement rétive à l’idée de prélever des organes humains. A ce combat se mêle pour elle la relation avec un photographe, dans un contexte défini à la fois par un rapport intense à la nature et les technologies médicales.

3 octobre : Les Bureaux de Dieu de Claire Simon
France – 2008- 2h
Avec Anne Alvaro, Nathalie Baye, Michel Boujenah, Rachida Brakni, Isabelle Carré, Lolita Chammah, Béatrice Dalle, Nicole Garcia, Marie Laforêt, Marceline Loridan-Ivens, Emmanuel Mouret
En présence de Claire Simon
Dans un grand appartement figurant une antenne du Planning Familial, des actrices connues interprètent les professionnelles qui accueillent et écoutent des femmes confrontées aux difficultés qui motivent leur venue. Appuyée sur une enquête de terrain, une fiction qui dépasse les cas particuliers pour concerner toutes les femmes.

7 novembre : Jeunes Mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Belgique, France – 2025 – 1h45
Avec Babette Verbeek, Elsa Houben, Janaïna Halloy Fokan, Lucie Laruelle, Samia Hilmi
Les frères Dardenne agencent les trajectoires de plusieurs jeunes femmes hébergées dans un centre pour mères seules et en grande difficulté. Reliés par le lieu qui accueille Jessica, Perla, Julie, Naïma ou Ariane, leurs parcours rendent sensibles à la fois chaque situation individuelle et à la complexité des enjeux collectifs dont ils sont des symptômes.

5 décembre : Sorda d’Eva Libertad Garcia
Espagne – 2025 – 1h40
Avec Miriam Garlo, Álvaro Cervantes, Elena Irureta
Interprétée par l’actrice sourde-muette Miriam Garlo, qui est aussi la sœur de la réalisatrice, cette chronique d’un jeune coupe heureux composé par un homme entendant et une femme privée d’audition approche avec acuité des situations très concrètes, où résonne ce qu’active la notion même de handicap.

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