Pour la 14e édition du Prix Jeunes Talents France L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science, 2 doctorantes portent haut les couleurs de la Faculté de Santé.
Astrid Chevance, Johanna Mondesir
© Fondation L’Oréal
Aujourd’hui encore en France, les femmes sont sous-représentées dans les études et les professions de recherche : on ne compte que 36 % de femmes en doctorat, 26 % de femmes en écoles d’ingénieurs et 26 % de femmes parmi les chercheurs. En Europe, seulement 11 % des hautes fonctions académiques en science sont exercées par des femmes, et, au niveau mondial, seules 3 % de femmes ont été récompensées par des prix Nobel scientifiques. À l’heure de réinventer l’économie et la société de demain, il est plus crucial que jamais de mettre un terme à cet état de fait. Nous devons pouvoir compter au sein des équipes de recherche sur tous les talents, tous les regards. Tel est le constat dressé par Alexandra Palt, Directrice Générale de la Fondation L’Oréal.
Depuis de nombreuses années, la Fondation L’Oréal s’engage aux côtés des femmes pour contribuer à leur valorisation en science. Le Prix Jeunes Talents récompense des chercheuses dont les travaux contribuent à bâtir un monde meilleur, durable, plus résilient, plus inclusif. Cette année, près de 700 jeunes chercheuses ont candidaté. 35 Jeunes Talents ont été sélectionnées par un jury d’excellence. Originaires du monde entier, menant leurs recherches en France métropolitaine ou dans les Outre-Mer, ces doctorantes ou post-doctorantes sont engagées dans des champs aussi variés que la médecine, l’astronomie, la physique ou l’informatique.
6 doctorantes et post-doctorantes d’Université Paris Cité ont été récompensées pour leurs travaux scientifiques.La Faculté de Santé félicite plus particulièrement 2 d’entre-elles pour leurs travaux en Médecine.
Astrid Chevance, Doctorante dans l’équipe Methods, Centre de recherche en statistiques (Cress), Inserm (UMR 1153), Université Paris Cité.
Médecin psychiatre, Astrid termine son doctorat d’épidémiologie clinique sur l’évaluation des traitements de la dépression. Ses travaux de recherche-action participative portent sur le choix du traitement qui correspond le mieux à chaque patient. Cette méthode permet de transformer la réalisation des essais cliniques, donnant aux patients un rôle non plus d’objet mais de sujet, voire de co-chercheurs.
La remise en question récurrente de l’expertise des femmes en médecine et en science a suscité chez Astrid Chevance un engagement fort : elle est membre de l’association Donner des Elles à la santé qui promeut l’égalité femme-homme dans les professions de santé. Astrid participe aux travaux de la chaire de philosophie du centre hospitalier Sainte-Anne aux côtés de la philosophe Cynthia Fleury, et de la chaire Handicap psychique et Décision pour Autrui tenue par la sociologue Florence Weber.
Johanna Mondesir, Doctorante au laboratoire hématopoïèse normale et pathologique, Institut Cochin, Université Paris Cité, INSERM (U1016). Lane Laboratory, Dana-Farber Cancer Institute, Harvard Medical School, Boston.
Médecin, Johanna est amenée à prendre en charge, au cours de son internat en hématologie, des patients atteints de leucémie aigüe myéloïde (LAM), une forme agressive de cancer de la moelle osseuse. C’est à cette période qu’elle choisit d’effectuer son master puis sa thèse sur cette maladie. Ses recherches visent à explorer une approche thérapeutique originale basée sur l’utilisation d’un composé ciblant le métabolisme des cellules leucémiques qui pourrait restaurer l’activité du système immunitaire contre ces dernières. Ses résultats préliminaires montrent l’émission de signaux capables d’activer le système immunitaire. Les travaux de Johanna nourrissent son rêve pour la science : « pouvoir réparer les vivants ».
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