Le Centre des Humanités Numériques, nouvelle plateforme de service de la Faculté Sociétés et Humanités d’Université de Paris,  organise une Journée d’études le mardi 15 juin 2021. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 11 juin.

Le Centre des Humanités Numériques

Le Centre des humanités Numériques (CHN) d’Université de Paris est une nouvelle plateforme de service de la Faculté Sociétés et Humanités d’Université de Paris, développée par le service des bibliothèques en interface et en collaboration avec les TGIR Huma Num et Progedo. Il accompagne notamment les communautés de recherche, les doctorant.e.s et étudiant.e.s d’Université de Paris mais aussi du site géographique parisien dans leurs projets de recherche et de formation aux humanités numériques ainsi qu’en analyse de données.

Journée d’études du mardi 15 juin 2021

 

Modalités

  • Gratuit sur inscription obligatoire
  • Format hybride :
    – Sur site : Amphithéâtre Buffon, 15 Rue Hélène Brion – 75013 Paris
    Places limitées à 90 personnes
    – A distance, en visio-conférence Zoom. Lien de connexion communiqué après l’inscription

Programme

  • 9h15 : accueil du public
  • 9h45 : ouverture de la journée
    Présentation du Centre des Humanités Numériques
  • 10h : table ronde n°1
    Qui fait quoi ? L’organisation du travail en humanités numériques
    Avec Anne Grondeux (HTL), Violaine Jurie (Géotéca), Isabelle Marchand (Géotéca), Chiara Mainardi (DiRVED), Luc Massip (CERILAC), Sophie Vasset (LARCA)
  • 12h : pause déjeuner
  • 14h : table ronde n°2
    Science ouverte et ouverture de l’accès aux données publiques pour la recherche en sciences humaines et sociales
    Avec Isabelle Blanc (MESRI), Guillaume Mordant (INSEE), Sébastien Oliveau (PROGEDO).
  • 16h : conclusion de la journée
  • 16h15 : clôture
Table ronde n°1 : Qui fait quoi ? Lorganisation du travail en humanités numériques

Les humanités numériques sont par définition interdisciplinaires, puisqu’elles relèvent à la fois d’une ou de plusieurs sciences humaines et sociales et de l’informatique. Elles réunissent des spécialistes de différents domaines professionnels : recherche et enseignement, informatique, documentation, édition, image, etc. Plus souvent que pour d’autres recherches en sciences humaines et sociales, elles impliquent un travail collectif et elles font travailler ensemble des personnes aux situations très variées, que ce soit par la qualification, le rattachement institutionnel, le statut professionnel ou le degré de contractualisation du travail effectué. En France, la structuration de la recherche est telle que les laboratoires ont rarement les moyens d’engager des projets de recherche relevant des humanités numériques avec leurs moyens propres. Le travail en réseau, le support des infrastructures locales (DSI) ou nationales (TGIR Huma-Num et Progedo) ou le recours à des prestataires sont presque toujours nécessaires.

Comment les équipes se constituent-elles ? Quelles sont les personnes nécessaires ? Où et comment les trouve-t-on ? Comment sont-elles associées au travail engagé ? Comment le travail collectif est-il organisé ?

L’objectif de cette table ronde est de réunir des personnes impliquées dans plusieurs projets de recherche pour échanger à partir de ces questions et de leurs enjeux scientifiques, techniques et pratiques.

Intervenants

  • Anne Grondeux (ERC The Liber Glossarum, Histoire des Théories Linguistiques – Université de Paris)
  • Violaine Jurie et Isabelle Marchand (Géotéca, anciennement Pôle Image – Université de Paris)
  • Chiara Mainardi (La Haine du Théâtre, DiRVED – Université Sorbonne Nouvelle)
  • Luc Massip (La Fabrique de la Révolution, Centre d’Etudes et de Recherches Interdisciplinaires de l’UFR Lettres, Arts et Cinéma – Université de Paris)
  • Sophie Vasset (La personne en médecine, Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones – Université de Paris)

Animation

  • Suzanne Mpouli (Ingénieure d’études du Centre des Humanités Numériques, volet Huma-Num)
  • Olivier Ritz (Référent scientifique du Centre des Humanités Numériques, volet Huma-Num)
Table ronde n°2 : Science ouverte et ouverture de l'accès aux données publiques pour la recherche en sciences humaianes et sociales

« Notre pays a besoin de plus d’ouverture – sous toutes ses formes : ouverture des données publiques (open data), mais aussi partage et accès sécurisé aux données sensibles » (mission Bothorel, décembre 2020). Pour les chercheurs en sciences humaines et sociales, l’ouverture des données produites par les institutions publiques (statistiques publiques, données administratives) constitue d’abord un enjeu scientifique et rejoint en cela les préceptes de la « science ouverte » pensée comme vecteur de connaissance. Mais les enjeux sont aussi politiques, démocratiques, économiques, et ils posent nécessairement la question de l’équilibre à trouver entre ouverture et protection. Cet équilibre s’est notamment traduit dans la loi au niveau européen, avec l’adoption du RGPD en 2018, mais les marges de manoeuvre entre la loi et la pratique sont encore incertaines, dans l’absolu et notamment dans le champ scientifique. D’autres enjeux à dominante méthodologique sont par ailleurs associés à la question de l’ouverture : qualité et fiabilité des données, documentation et standards de diffusion, liens entre producteurs et réutilisateurs, dispositifs d’accès spécifiques (réseau Quetelet-Progedo-Diffusion, CASD), outils d’analyse, etc

Comment les évolutions récentes, y compris dans la législation, influencent-elles l’ouverture des données publiques, en particulier pour les recherches en sciences humaines ? Quelles sont les spécificités de l’utilisation de ces données à des fins de recherche par rapport à d’autres objectifs et d’autres publics ? Quelles sont les perspectives et les enjeux d’avenir pour développer leur usage ?
Cette table ronde propose une discussion sur les enjeux actuels de l’ouverture des données publiques, notamment pour les recherches en sciences humaines, en confrontant les avis d’acteurs impliqués dans la production, la diffusion et l’utilisation de ces données.

Intervenants

  • Isabelle Blanc (Administratrice ministérielle des données, des algorithmes et des codes sources au ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation)
  • Guillaume Mordant (Chef du département Insee Info Service)
  • Sébastien Oliveau (Directeur de Progedo)

Animation

  • Charlotte Dion (Ingénieure d’études du CHN, volet Progedo)
  • Pierre Pistre (Référent scientifique du CHN, volet Progedo)

Comité d’organisation

Comité d’organisation : Boris Attencourt, Charlotte Dion, Mathilde Gallet, Elise Lehoux, Suzanne Mpouli, Christophe Pion, Pierre Pistre et Olivier Ritz.

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