Nous publions l’entretien avec Apolline Pilhéry, lauréate 2025 du concours d’Attaché de conservation du patrimoine et diplômée du M2 PSTN-A de l’Université Paris Cité. Entre parcours académique et immersion professionnelle au musée d’Histoire Naturelle de Lille, son parcours met en lumière l’intérêt de l’alternance pour se spécialiser, acquérir une vraie expérience de terrain et réussir un concours sélectif. Elle revient ici sur ses motivations, ses missions et les enseignements tirés de cette formation.

Apolline Pilhéry est lauréate du concours 2025 d’Attaché de conservation du patrimoine PSTN. Tout comme l’ensemble de ses camarades de la promotion 2024-25 du M2 PSTN-A de l’UFR Géographie, Histoire, Economie et Société de l’Université Paris Cité.
UFR GHES : Pourquoi avoir choisi le M2 PSTN-A (Patrimoine Scientifique, Technique, Naturel et Architectural) de l’Université Paris Cité ? Un M2 en alternance.
Apolline : Après un 1er Master dans le patrimoine culturel généraliste, j’ai voulu me spécialiser dans le patrimoine scientifique et technique tout en ayant la possibilité de préparer le concours d’Attaché de conservation du patrimoine, dans la spécialité PSTN.
Le Master PSTN-A de l’université Paris-Cité est l’un des très rares à proposer une préparation dans cette spécialité. De plus, le format de l’alternance me permettait de me former complètement, tout en ayant un revenu financier, ce qui était important pour moi.
UFR GHES : Vous avez été alternante au musée d’Histoire Naturelle de Lille. Quelles ont été vos missions principales ? En quoi l’alternance a-t-elle été bénéfique pour votre projet ?
Apolline : J’ai été recrutée par ce musée municipal en tant qu’apprentie chargée de projet en médiation culturelle. Pendant un an, j’ai participé à la refonte des parcours de visite au sein du musée dans le cadre d’un vaste projet de rénovation de nos espaces. J’ai notamment contribué à la création d’outils de médiation pour les espaces permanents du musée, dont un co-construit avec des personnes qui sont non-voyantes et malvoyantes, mais aussi un second adapté à la toute petite enfance.
J’ai travaillé globalement à rendre le musée accessible et compréhensible au plus grand nombre lors de sa réouverture. L’alternance est très formatrice. J’ai beaucoup gagné en compétences techniques. En complément de la formation, j’ai appris à travailler dans un cadre institutionnel et à intégrer les enjeux liés à l’accueil du public.
UFR GHES : Vous avez réussi le concours d’Attaché de conservation 2025. Quels ont été les atouts de la formation et de l’alternance pour vous aider à réussir ?
Apolline : Dans la formation, ce qui m’a aidé c’est, entre autres, les très nombreuses visites (privées) et rencontres avec des professionnels. Elles permettaient d’échanger sur des situations concrètes. Par exemple, à Versailles, en plus de la visite avec une horlogère du château (fermé), nous avons accédé aux tunnels souterrains dédiés au fonctionnement des fontaines, pour comprendre le système de circulation de l’eau.
Par ailleurs, les cours de préparation étaient dispensés par des intervenants ayant eux-mêmes réussi le concours, ou par des formateurs du CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale), qui avaient donc une vraie connaissance des attentes des jurys. L’alternance m’a donné l’occasion, en parallèle, de mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux des collectivités, qui sont des connaissances mobilisables aux oraux du concours.
UFR GHES : Quel poste occupez-vous actuellement (puis que vous occuperez post-concours). En quoi l’alternance vous a-t-elle aidée dans ce poste et celui à venir ?
Apolline : Depuis mon alternance, j’ai été embauchée comme chargée de projet médiation au musée d’Histoire Naturelle de Lille en CDD jusqu’à fin juin 2026. L’alternance m’a permis de faire mes preuves, de gagner en compétences professionnelles. Je m’entends très bien avec mes collègues et je me sentais à ma place pour continuer à travailler dans cette structure.
La prochaine étape pour moi sera de chercher un poste similaire dans une collectivité territoriale des Hauts de France pour valider mon concours.
UFR GHES : De façon générale, conseillez-vous l’alternance après un M1 et pourquoi ?
Apolline : Oui, je conseille l’alternance en Master car elle permet des responsabilités et de se distinguer d’autres candidats lors d’une recherche d’emploi.
Propos recueillis par le service Formation Professionnelle de l’UFR GHES.
Crédit photo : musée d’Histoire Naturelle de Lille
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