Maïa Fansten est sociologue, maîtresse de conférences à la faculté de sciences humaines et sociales, membre du Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (CERMES3). Natacha Vellut est psychologue, enseignante en formation initiale et continue à Université de Paris et également membre du CERMES3. Cristina Figueiredo est anthropologue, maîtresse de conférences en Sciences de l’éducation et membre du laboratoire Éducation, discours et apprentissages (EDA).

Un problème de santé publique identifié et nommé
Découvert au Japon dans les années 1990, le phénomène de retrait des personnes confinées dans leur chambre (hikikomori) a pris de l’ampleur. Depuis plus d’un quart de siècle, des hikikomori apparaissent dans divers endroits du monde, attirant l’attention des médias et des acteurs des systèmes éducatif et de santé.

Rompre l’isolement et favoriser la sortie
Abandonnant leurs études pour s’enfermer et rompre avec un quotidien qui les oppresse, ces jeunes déroutent par leur comportement. Sans diagnostic médical précis ni demande particulière, ces « invisibles sociaux » représentent une énigme. Les familles, les institutions éducatives et de santé s’interrogent sur les formes de soin et de prise en charge possibles.

Écrit par un collectif de chercheurs et de cliniciens, cet ouvrage questionne les enjeux de la souffrance psychique lors du passage à l’âge adulte et les dispositifs d’accompagnement dédiés. Il s’adresse aux professionnels éducatifs et soignants, aux jeunes en retrait et à leurs familles, à tous ceux qui s’interrogent sur ces générations de reclus, néanmoins connectés au monde.

  • Titre : Hikikomori – Une expérience de confinement
  • Auteurs : Maïa Fansten, Cristina Figueiredo, Claude Martin, Natacha Vellut
  • Éditeur : Presses de l’EHESP
  • Date de publication : mars 2021
  • Nombre de pages : 192
  • ISBN : 978-2-8109-0900-1

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