Françoise Désiré, lauréate 2026 de la Médaille de l’engagement de l’Université Paris Cité
Françoise Désiré débute sa carrière en 1980 au sein des services extérieurs du Trésor. Elle poursuit son parcours dans le secteur public et culturel, d’abord comme comptable-vérificatrice à l’Établissement public du Grand Louvre, puis comme fondée de pouvoirs de l’agent comptable au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris et à la Cité de la Musique.
Après un bref passage à l’Agence Edufrance, elle dirige les services de comptabilité et de paye du Forum des Images pendant cinq ans. En 2007, elle rejoint le Musée de l’Air et de l’Espace comme secrétaire générale adjointe, puis devient secrétaire générale en 2010. Elle s’oriente ensuite vers l’enseignement supérieur et la recherche, en occupant des fonctions de direction financière à l’Observatoire de Paris, puis de directrice du service des moyens généraux à la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne.
Elle rejoint l’Université Paris Cité en 2022 comme directrice du pôle Finances-Achats de la Faculté Sociétés et Humanités. Depuis décembre 2024, elle exerce les fonctions de directrice générale déléguée adjointe de cette même faculté.
Entretien
Que représente pour vous la Médaille de l’engagement de l’Université Paris Cité ?
Au départ, je dois avouer que lorsque l’on m’a annoncé que j’étais pressentie, je me suis dit que cela ne me ressemblait pas particulièrement. Mais à la réflexion, c’est une belle reconnaissance du travail accompli, non seulement pour moi, mais aussi pour toutes ces personnes qui travaillent en back-office et qui ne sont pas dans la lumière. Un peu de reconnaissance est toujours bon à prendre, surtout quand elle vient de l’extérieur du cercle administratif direct. Lorsque cette reconnaissance vient de plus haut, cela n’a pas la même saveur.
Je me suis dit que j’allais l’accepter pour la partager avec les équipes, car sans elles, je n’irais pas loin. C’est bien de savoir animer et gérer les réseaux, mais il faut des équipes pour mettre tout cela en œuvre.
Cette médaille a une valeur pour le collectif que je représente. Sans les équipes, nous ne sommes rien. On essaie de les tirer vers le haut, et le jour où vous êtes fatigué, ce sont elles qui vous portent.
Qu’appréciez-vous particulièrement dans le cadre de votre travail avec l’Université Paris Cité ?
J’ai travaillé dans des milieux très différents : le musée de l’Air et de l’Espace, le Ministère des Finances, l’industrie du cinéma. Je suis arrivée dans les universités il y a quelques années, lorsque j’ai travaillé à l’Observatoire de Paris et à la bibliothèque de Paris 1.
Ce que j’apprécie à l’Université Paris Cité, et plus particulièrement à la Faculté des Sociétés et Humanités, c’est la confiance accordée et la latitude pour mener à bien les missions qui m’ont été confiées. C’est super important d’être soutenu par sa hiérarchie, qu’elle soit facultaire ou centrale. J’ai d’ailleurs particulièrement été soutenue par le DGS et son équipe.
Le soutien de l’équipe décanale a également été précieux. Quand j’ai été recrutée, c’était une faculté en devenir. Il y avait le pôle de la gestion et des moyens qui allait être divisé en deux pôles (finances et RH), et j’ai été recrutée pour créer le pôle finances, puis le poste de directrice adjointe m’a été proposé. Quand j’ai présenté ma candidature, j’ai eu un grand soutien de l’équipe décanale, ce qui témoigne d’une belle harmonie entre le monde politique et l’administration en faculté SH. Mon évolution s’est faite parce que la valeur de mon travail était reconnue.
Quels ont été les moments les plus marquants de votre carrière ?
C’est lorsque j’ai contribué à préparer les agentes et agents aux concours de la fonction publique, en les préparant pour les écrits et en faisant répéter les oraux, notamment pour les non-titulaires qui sont ensuite devenus titulaires. C’est un moment très fort, car ce type d’action génère des remerciements extrêmement émouvants et l’on se sent profondément utile.
Sinon, je garde en mémoire les dossiers au Musée de l’Air et de l’Espace, les Salons du Bourget avec tout ce que cela implique en termes d’investissements, la présence des pilotes et des états-majors de l’armée, la conservation du patrimoine aéronautique, ainsi que la mise en espace et la rénovation de bâtiments classés.
Des projets pour la suite ?
J’ai commencé à travailler à 18 ans et je suis passée par de nombreuses formations. J’ai été gâtée par la vie et j’ai pu évoluer professionnellement.
En 2028, je prendrai certainement ma retraite ; ce sera le moment de m’investir dans le bénévolat associatif, une manière de rendre la chance reçue, même si cela demande beaucoup de travail. Je tiens à saluer les personnes qui ont soutenu mon parcours, comme Gérard Feldzer, directeur au musée, et le président PierreTchernia, au Forum des Images.
Je tiens à adresser un grand merci au directeur général délégué de la faculté, Franck Jankowiak, au Directeur général des services, David Clément, et aux DGS adjoints, ainsi qu’à l’équipe décanale qui ont soutenu mon action, ce qui constitue un véritable moteur. Par-dessus tout, un immense merci à toutes les équipes, qu’elles soient en direction facultaire, en composante ou dans les laboratoires : j’ai toujours pu compter sur la bonne volonté des gens lorsque l’on sollicite leur aide. Je pense notamment aux cheffes et aux chefs de services administratifs dans les composantes qui répondent toujours présents.
Un grand merci à toutes et à tous. Cette médaille est collective et à partager avec l’ensemble de la faculté.
