Sylvie Robin, lauréate 2026 de la Médaille de l’engagement de l’Université Paris Cité
Sylvie Robin a obtenu son doctorat en chimie organique en 1992 à l’université Paris-Saclay (Paris-Sud). Après un post-doctorat à l’université d’Oxford et un poste d’ATER à l’UFR de Pharmacie de Paris Descartes, elle a été nommée maître de conférences dans ce même UFR en 1994.
Ses travaux de recherche ont porté, dans un premier temps, sur le développement d’un réactif donneur d’électrophile permettant d’accéder à des hétérocycles de tailles variables par cyclisation électrophile. Elle s’est ensuite intéressée à la synthèse de γ-amino acides à squelette contraint, ainsi qu’à la structuration secondaire de leurs oligomères, à travers l’étude des interactions de faible énergie intramoléculaires existantes.
Sa mission d’enseignement a été principalement consacrée à la formation en chimie des étudiants en pharmacie et des candidats aux filières de santé (PACES, PASS, LAS). Depuis septembre 2023, elle occupe la fonction de vice-doyenne PASS-LAS à la Faculté de Santé.
Entretien
Que représente pour vous la Médaille de l’engagement de l’Université Paris Cité ?
C’est une reconnaissance que j’apprécie particulièrement. Je suis très touchée que l’Université me l’accorde. Cela a été une vraie surprise. Je l’ai tout de suite acceptée : cela m’a fait très plaisir.
Qu’appréciez-vous particulièrement dans le cadre de votre travail avec l’Université Paris Cité ?
J’apprécie de travailler avec des personnes qui me motivent. Cela a été le cas tout au long de ma carrière : j’ai pu endosser plusieurs responsabilités tout au long de ma carrière parce que les collègues m’ont fait confiance et appréciaient mon travail.
J’ai principalement eu des responsabilités pédagogiques et j’ai élaboré deux projets IDEX pour l’unité pédagogique de chimie organique de l’UFR de pharmacie. L’objectif était d’améliorer les conditions de travail de mes collègues, car nous avions certains manques.
L’un des projets IDEX a permis l’acquisition d’un appareil d’analyse RMN qui coûtait cher et que nos budgets ne nous permettaient pas d’acheter. C’était une avancée énorme pour notre service d’enseignement. C’était une certaine fierté d’obtenir cet équipement, d’en faire bénéficier les étudiantes, les étudiants et les collègues et de pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Les étudiantes et étudiants disent souvent que les TP sont vieillots, mais là, nous avions la pointe de la technologie avec cet appareil de RMN.
Quels ont été les moments les plus marquants de votre carrière ?
L’obtention du financement Idex pour cet appareil de RMN fait partie des moments marquants de ma carrière. J’ai également été touchée qu’on ait pensé à moi pour la charge de vice-doyenne PASS-LAS. Je l’ai accepté avec un peu d’appréhension. Cela signifiait aussi que l’on pensait que j’étais capable de mener à bien ce type de mission.
Mon moteur, c’est aussi d’avoir travaillé avec des personnes qui m’ont encouragée à toujours aller plus loin. Le responsable de l’unité pédagogique, Philippe Belmont, m’a beaucoup soutenue. En recherche, j’ai travaillé avec un responsable d’équipe motivant qui m’a permis de développer des projets qui ont donné lieu à de belles publications.
Des projets pour la suite ?
Je vais prendre ma retraite en septembre 2027. Je termine l’année et je laisse ma place à une prochaine ou un prochain vice-doyen PASS-LAS qui s’occupera de la réforme, à qui je souhaite bon courage.
Je souhaitais remercier le Président Edouard Kaminski, et plus particulièrement Philippe Belmont, David Aitken, Jean-Louis Beaudeux, Alain Cariou et Matthieu Resche-Rigon.
