Du 16 au 28 septembre, près d’une centaine d’étudiantes et étudiants de l’Université Paris Cité, issus de trois facultés et d’une trentaine de formations, dont celles de l’IPGP, ont participé à un Créathon consacré aux grands enjeux de demain. Pendant deux jours, elles et ils ont imaginé des solutions en équipes pluridisciplinaires autour de quatre défis proposés par des actrices et acteurs engagés du territoire, à l’occasion d’ateliers créatifs et d’intelligence collective organisés à la Cité du développement durable.

Les projets ont ensuite été présentés lors d’une matinée de restitutions à l’Académie du Climat, avant de donner lieu à une demi-journée de chantier associatif le 28 septembre. En janvier, une exposition et un sénat académique viendront prolonger cette expérience et mettre en lumière les projets développés par les participantes et participants.

À quoi ressemblera la bibliothèque universitaire du futur ? Quel numérique serait compatible avec les limites planétaires ? Comment les diasporas contribueront-elles à la transition écologique ? À quoi ressemblera l’éducation dans un monde juste et habitable ?

Ces quatre questions sous forme de défis ont servi de point de départ aux travaux des étudiantes et étudiants réunis dans le cadre du Créathon, porté par le programme P.A.R.I.S. du projet structurant FIRE UP et le Pôle Innovation Pédagogique, avec le soutien de l’ANR et de l’Union européenne, pour imaginer et exprimer ensemble leur vision du futur.

Deux jours pour créer et imaginer

Au sein du cadre verdoyant et chargé d’histoire de la Cité du développement durable, dans le Jardin d’agronomie tropical, répartis en équipes et accompagnés par 12 membres des équipes enseignantes et personnels BIATSS formés à la facilitation, les participantes et participants ont travaillé pendant deux jours à la recherche de réponses et de solutions. Particularité de ce Créathon : les ordinateurs sont restés de côté au profit de matériaux de récupération, de maquettes, de dessins et de productions réalisées à la main, à la grande satisfaction des participantes et participants.

Les retours recueillis auprès des étudiantes et étudiants comme des facilitatrices et facilitateurs ont été très positifs. Beaucoup ont apprécié de pouvoir expérimenter un format inhabituel à l’université et de travailler avec des personnes issues d’autres formations. Plusieurs temps de travail en extérieur ont été particulièrement appréciés, tout comme les échanges avec les différents partenaires.

Des défis proposés par des actrices et acteurs du territoire

Les quatre défis avaient été construits avec des partenaires associés au projet. La Mission DDRSE de l’Université Paris Cité, avec la DGDBM, a proposé une réflexion sur la bibliothèque universitaire du futur. Hubblo a invité les étudiantes et étudiants à imaginer un numérique compatible avec les limites planétaires. Le FORIM et la Cité du développement durable les ont amenés à réfléchir au rôle des diasporas dans la transition écologique. Enfin, l’Académie du Climat a proposé de travailler sur l’éducation dans un monde juste et habitable.

Ces partenaires étaient présents lors du lancement des défis, puis lors de la restitution finale pour découvrir les propositions imaginées par les groupes.

La diversité des sujets et des profils réunis a favorisé les échanges entre disciplines et permis aux étudiantes et étudiants de développer différentes compétences : créativité, gestion de projet et capacité à appréhender des problématiques socio-écologiques complexes.

Une expérience inscrite dans les enseignements

L’UE Engagement permet de valoriser la participation des étudiantes et étudiants en crédits ECTS. Ainsi, le Créathon doit sa réussite en partie grâce à son intégration dans plusieurs enseignements. Cinq enseignantes et enseignants ont choisi de proposer cette expérience dans le cadre de leurs UE, parmi lesquels l’UE libre Ecocité en sciences biomédicales, une UE libre en licence de droit et la SAE de l’IUT Paris Rives de Seine.

Pour les équipes pédagogiques, le Créathon constitue une nouvelle manière d’aborder les enjeux contemporains et de familiariser les étudiantes et étudiants avec l’approche prospective : en imaginant plusieurs futurs possibles, ils apprennent à mieux identifier les transformations à venir ainsi que les leviers d’action.
La méthodologie de la prospective a été mobilisée, avec le soutien expert de l’association Réseau Université de la Pluralité. Cette approche permet, en réfléchissant au futur, d’anticiper des phénomènes de société et d’identifier ainsi des opportunités d’innovation dans le présent. Elle permet également de former des citoyennes et citoyens aptes à naviguer dans l’incertitude, à développer la compétence de « littéracie des futurs  » telle que définie dans le Greencomp (référentiel européen des compétences en matière de durabilité »): « envisager des avenirs durables alternatifs en imaginant et en élaborant des scénarios alternatifs et en déterminant les étapes nécessaires pour parvenir a un avenir durable jugé meilleur ».

Des restitutions à la hauteur des attentes

Après deux jours d’ateliers, les groupes ont présenté leurs productions lors d’une restitution organisée à l’Académie du Climat. Les groupes se sont pleinement investis dans cet exercice, jusqu’à prendre part aux tables rondes organisées à cette occasion.

Les créations et les présentations ont suscité de nombreux échanges avec les partenaires et les personnes venues assister à la restitution. La maturité des réflexions et la diversité des visions proposées ont notamment été remarquées par le public.

Au-delà des productions finales, le Créathon aura aussi permis de favoriser les rencontres entre les participantes et participants

Une expérience prolongée sur le terrain

L’expérience s’est poursuivie le 28 septembre 2026, avec une demi-journée consacrée à des chantiers participatifs.

Les étudiantes et étudiants ont participé, en groupe, à une mission terrain pour découvrir une association engagée sur les enjeux socio-écologiques en Île de France.

Auprès de trois associations d’agriculture urbaine, à Montreuil (Lez’arts dans les Murs), Saint-Denis (La Sauge) et Les Invasifs (Necker, 15e), les participantes et participants ont pu découvrir les enjeux sociaux et écologiques de ce modèle agricole et mettre les mains à la pâte en bêchant, plantant, déterrant et entretenant le compost.
Auprès de l’association Electrocycle et du Lycée Le Rebours (Paris 13e), le groupe a, en lien avec le défi Numérique, participé à un atelier d’installation de logiciels libres sur smartphone et ordinateur.

Afin de valider leur UE, les étudiantes et étudiants doivent encore rendre un écrit réflexif sur leur création. Ces écrits serviront à nourrir l’exposition qui mettra leurs œuvres à l’honneur, en janvier 2027, au sein de la BU des Grands Moulins. Les équipes dont les réalisations ont été désignées comme « coups de cœur du public » auront l’opportunité de présenter leur travail lors du Sénat académique en janvier 2027.

Avec nos partenaires :

  • Electrocycle
  • Lycée Le Rebours
  • Cité du développement durable
  • Académie du Climat
  • Hubblo
  • Mission DDRSE
  • FORIM
  • L’Université de la pluralité
  • La Sauge
  • Lez’arts dans les Murs
  • Les Invasifs

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