Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a décerné pour la première année les Prix Science ouverte du logiciel libre de la recherche. Trois équipes dans le périmètre d’Université Paris Cité figurent parmi les dix lauréats récompensés pour leur contribution à l’avancée de la connaissance scientifique.

 

En savoir plus sur les Prix sur le site web Ouvrir la science

 

En savoir plus sur la Science ouverte à Université Paris Cité

Inscrits dans le deuxième Plan national pour la science ouverte, les prix science ouverte du logiciel libre de la recherche mettent en valeur les projets et les équipes de recherche qui œuvrent au développement et à la diffusion des logiciels libres et qui contribuent à la construction d’un bien commun de première importance.

Ces prix reconnaissent la contribution importante que constitue la production de logiciels libres et attirent l’attention de la communauté scientifique sur des réalisations d’exception ou très prometteuses, qui peuvent servir de modèle pour les prochaines générations de chercheurs et d’ingénieurs. Les prix ont été attribués sur décision d’un jury d’experts présidé par Daniel Le Berre (Centre de Recherche en Informatique de Lens, Université d’Artois-CNRS).

Les prix se déclinent en trois catégories, qui récompensent :

  • la qualité scientifique et technique du logiciel,
  • la construction d’une communauté active de contributeurs et utilisateurs,
  • l’effort indispensable de fournir une documentation qui facilite l’usage et l’appropriation des logiciels.

Le Prix du jury récompense un projet exemplaire rassemblant les composantes techniques, l’animation de communauté et la documentation. Devant la profusion des projets de qualité, le jury a décerné des accessits dans chacune des catégories.

Les prix ont été remis dans le cadre des Journées européennes de la science ouverte le 5 février 2022. Ils ont été mis en perspective par une session consacrée au logiciel comme pilier de la science ouverte.

Prix du jury pour le projet Gammapy

présenté par Bruno Khelifi directeur de recherche CNRS au laboratoire AstroParticule et Cosmologie (UMR Université Paris Cité-CNRS-CEA-CNES-Observatoire de Paris-PSL).

Gammapy est un logiciel d’analyse des données astrophysiques issues de télescopes. Cet outil reconnu comme un standard pour le traitement des données astrophysiques est notamment utilisé par l’observatoire européen CTA (Cherenkov Telescope Array) pour l’analyse de ses données ouvertes et aussi par la NASA pour son téléscope LAT (Large Area Telescope). Débuté en 2014, le projet concerne les domaines de l’astronomie et de l’astrophysique. Régis Terrier, directeur de recherche CNRS au laboratoire AstroParticule et Cosmologie est l’un des deux principaux développeurs du projet depuis son origine. 

Lauréat de la catégorie Scientifique et technique pour le projet The Coq proof assistant

présenté par Théo Zimmermann post-doctorant (Inria) à l’Institut de recherche en informatique fondamentale (IRIF) (UMR Université Paris Cité – CNRS).

Coq est un assistant de preuve, c’est à dire un langage formel pour décrire des définitions mathématiques et des outils pour vérifier formellement des algorithmes ou des théorèmes, si nécessaire de manière interactive. Ce logiciel est souvent utilisé pour faire de la preuve de programmes (par exemple dans le cadre du compilateur C certifié comp-cert), mais aussi pour formaliser les mathématiques et pour l’enseignement. Le projet a démarré en 1984 et concerne les sciences du numérique et des mathématiques.

Accessit de la catégorie Communauté, le projet WebObs

porté par François Beauducel, volcanologue à l’IPGP.

WebObs est un outil d’observation temps-réel pluridisciplinaire utilisé dans le cadre de l’observation de phénomènes naturels. Au service des observatoires volcanologiques et sismologiques, il est utilisé dans une douzaine de laboratoires dans le monde, et a été adopté par plusieurs pays pour surveiller leurs volcans (Indonésie, Singapour, Pérou). Le projet a débuté en 2001 et concerne le système terrestre et l’environnement.

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