Après les écoles d’ingénieurs et de commerce, les junior entreprises se déploient de plus en plus dans les universités. Université de Paris a la chance de compter sur plusieurs de ses associations étudiantes qui mettent en application les enseignements reçus au service d’entreprises. Rencontre avec B.I.O.S, la JE en devenir, spécialisée en informatique.

© B.I.O.S

Si Nicolas Battaglini est étudiant en double licence Mathématique – Informatique à Université de Paris, il est aussi Vice-Président et chargé d’étude chez B.I.O.S (Basic Innovative Oriented Solution). Cette jeune junior entreprise d’Université de Paris a été créée administrativement en 2019 et est en activité depuis septembre 2020. 

 

L’éco-responsabilité, un enjeu majeur pour ces futurs salariés

C’est le directeur de l’UFR Mathématique-informatique, David Janiszeck, qui est à l’origine du projet avec pour objectif pédagogique de permettre à ses étudiants de mettre en pratique les connaissances numériques acquises pendant leurs formations universitaire – création de sites web, d’applications mobiles au service d’entreprises et de se familiariser avec le monde du travail. Beaucoup ont répondu présents. B.I.O.S a rapidement trouvé son futur président, Elie El Debs, étudiant volontaire et entreprenant. Le directeur et l’étudiant ont vite été rejoints par Nicolas Loménie, professeur en informatique et l’équipe s’est étoffée avec un secrétaire et une trésorière.

Mais ce qui distingue B.I.O.S des junior entreprises du domaine, c’est son ambition de « rendre l’univers du numérique beaucoup plus écologique qu’il ne l’est actuellement », nous explique Nicolas. Pour ce faire, la junior entreprise adopte des pratiques numériques moins polluantes qu’ils inculquent aux étudiants lors de formations. « C’est aussi pour cela que nous souhaitons travailler essentiellement avec des partenaires soucieux de leur impact écologique, comme l’association Green Cod Lab  ».

À long terme, B.I.O.S souhaite se spécialiser dans la formation à l’entrepreneuriat et à l’écologie numérique auprès des étudiants.

Un projet qui prend forme grâce à l’université

Pour décrocher le statut de junior entreprise, il faut être volontaire et déterminé pour franchir les différentes étapes.

L’équipe avoue s’être heurtée à diverses difficultés administratives : « Nos démarches avec l’URSSAF et les banques ont été laborieuses. En tant qu’étudiants, nous sommes peu familiarisés avec ce type de formalités. Créer un compte bancaire associatif diffère totalement de l’ouverture d’un compte personnel. Cela demande énormément de paperasses et nous sommes encore aujourd’hui freinés dans notre élan, notamment en raison de la crise sanitaire », confie Nicolas.

Après avoir contacté plusieurs autres junior entreprises, B.I.O.S a trouvé sa « marraine », la « junior ESIEE » située à Noisy-le-Grand qui les a guidé dans leurs démarches. Et ils ont pu également compter sur l’encadrement de leur deux professeurs et du Pôle d’Orientation et de Professionnalisation. « Le POP a su nous aiguiller et nous conseiller en matière d’entrepreneuriat étudiant et nous a permis de démarrer notre activité en nous proposant un premier contrat ! Un grand merci à eux ! ».

Une expérience sans égal

En plus du bureau où travaillent président, vice-président, trésorier et secrétaire, B.I.O.S possède différents pôles :        « communication », « ressources humaines » et « marketing », tous constitués d’étudiants bénévoles. Les étudiants employés pour des missions de développement sont quant à eux rémunérés.

À chaque contrat signé avec une entreprise, B.I.O.S élargit son pôle de développeurs : « Nous avons des développeurs « actifs », membres permanents de l’association qui participent volontiers aux missions s’ils ont les compétences requises et des développeurs « passifs », recrutés spécialement pour répondre à des besoins particuliers. Nous restons ouverts aux idées et propositions des étudiants, si un étudiant souhaite par exemple faire de la traduction, il sera le bienvenu ! » ajoute Nicolas.

La gestion annuelle des postes au sein de la junior entreprise implique de trouver des successeurs tous les ans même si certains cumulent plusieurs mandats ou changent de mission d’une année à l’autre. « La richesse de cette expérience compense largement le bénévolat précise Nicolas. On y gagne tellement ! Des opportunités de carrière, le développement de son réseau, et des interactions sociales privilégiées… ».

 

Intégrez, vous aussi, une junior entreprise !

« N’hésitez pas vous lancer dans cette aventure. Il faut profiter de la chance d’être dans une grosse structure telle qu’Université de Paris où ce dispositif existe ». Depuis son expérience chez B.I.O.S, Nicolas a même revu ses souhaits d’orientation : « Jusqu’à maintenant, je voulais travailler dans la cybersécurité. À présent, ce que je veux à tout prix c’est créer ma propre entreprise, peu importe le domaine. »

 

Vous souhaitez rejoindre l’équipe de B.I.O.S ? Rendez-vous ici.

 

Pour en savoir plus sur B.I.O.S, rendez-vous sur leur site et leur réseaux sociaux :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Création d’une junior entreprise, les 4 étapes incontournables :

  • Contacter la CNJE (Confédération Nationale des Jeunes Entreprises) qui fournit un « pack » explicatif aux étudiants sur les démarches à entreprendre.
  • Créer une association étudiante composée d’au moins trois personnes : un président, un trésorier et un secrétaire.
  • Demander l’accord de l’université et se faire reconnaitre en tant que junior entreprise auprès d’elle.
  • Passer par plusieurs étapes : la JE est d’abord une « junior création » (statut actuel de B.I.O.S),  puis une « junior initiative » et devient enfin une « junior entreprise ».

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