Le 18 avril dernier s’est tenue la finale du concours d’éloquence des facultés de pharmacie, organisé par la RevuePharma. C’est Benoît Frimont-Richard, étudiant à Université de Paris qui a été proclamé vainqueur. Rencontre avec l’étudiant aux multiples facettes…

© Revue Pharma

Un parcours marqué par l’importance du discours 

Benoît est étudiant en 6ème année de pharmacie et suit le Master « Droit de la santé » ; fruit d’un partenariat entre Université de Paris et l’Institut d’Études Politiques de Paris. Il habite une petite commune de l’Essonne dont il est, depuis l’an dernier, conseiller municipal. 

Actuellement en filière « industrie », Benoît se voyait occuper un métier de la santé dans la fonction publique. Mais c’était avant la crise sanitaire qui lui a fait changer d’avis : « J’attends d’être diplômé pour pouvoir me reconvertir en tant que pharmacien d’officine, et reprendre une officine dans le village d’Angervilliers ».

Si Benoît a remporté cette année la première place du concours d’éloquence ce n’est pas un hasard… En effet, lors de sa première participation l’an dernier, il est arrivé ex-aequo avec un autre étudiant. À charge de revanche, il s’est représenté cette année.

Le concours d’éloquence : une sélection rapide et des sujets cocasses

La première étape du concours consiste à produire un discours d’une minute et 30 secondes et de récolter le plus de « j’aime » des internautes sur Facebook. Ensuite, les 5 meilleurs candidates et candidats sont sélectionnés et doivent se répartir cinq sujets différents puis en parler cinq minutes. La finale se déroule le même jour, avec un sujet commun que les étudiants doivent défendre par la négative ou l’affirmative. Les deux discours doivent être préparés et les candidats sont fixés par un tirage au sort.

« Les sujets sont toujours des jeux de mots. Les miens étaient « 2020 : L’odyssée de l’espèce », en demi-finale : « EHPAD mal à me soigner » et pour la finale « Vaccin : ARN messager de la 5G ». Benoît est particulièrement fier de son discours en demi-finale où il a pu parler de la prise en charge de la douleur et de l’euthanasie. « J’ai réussi à susciter des émotions et un message derrière le choix de cet angle tragique ».

Un habitué des estrades

L’étudiant a appréhendé le concours de manière détendu : « Je suis assez à l’aise à l’oral et je maîtrise bien mon stress ». Il a aussi progressé par rapport à l’an dernier : « J’avais un rythme plus modéré dans la voix, j’ai su créer des silences, j’ai eu plus de faciliter à écrire… »

Pour s’entraîner, il a lu ses textes à des proches pour vérifier que ses idées étaient claires. Ses huit années de théâtre lui ont également servies, sans compter les nombreuses associations dont il était membre où savoir s’exprimer et argumenter est indispensable. « À ce titre, la vie associative de la Faculté de Pharmacie est un excellent creuset. Cela va de soit pour la Corporation des Étudiants en Pharmacie qui soutient et défend des causes notamment durant les élections. Mais certaines associations comme l’Alee, Huma pharma, la SEPPV ou l’A2SUP ont aussi des missions qui peuvent nécessiter d’améliorer sa rhétorique. »

L’étudiant rappelle aussi le bon niveau de l’association de théâtre de la faculté, Pharmacomédie : « Ils font faire des progrès fulgurants à leurs membres et réussissent à jouer des pièces en cinq actes. C’est remarquable quand on sait que les études de pharmacie ne sont pas de tout repos… »

C’est donc sans surprise que cet étudiant très investi a su manier le verbe et ramené « la coupe à la maison »…

 

« Je conseille cette expérience à chacun, le jury est bienveillant, il y a une excellente ambiance entre les candidats et les organisateurs font tout pour que l’on donne le meilleur de nous-mêmes. »

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