Elizabeth Macintyre succède à Charles-Edouard Levillain à la vice-présidence en charge de la stratégie internationale d’Université de Paris. Découvrez en quelques lignes son parcours et son ambition pour le développement d’Université de Paris à l’international.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Originaire d’Écosse, j’ai suivi ma formation en médecine dans le Nord de l’Angleterre, puis ma spécialité à Londres et mon doctorat à Paris, où j’ai rencontré mon mari.

J’ai ensuite effectué mon stage post-doctoral à Harvard. Après cela, je suis revenue sur Paris où j’ai rejoint la faculté de médecine de Paris Descartes en 1992 en tant que maître de conférence, et je suis devenue professeur des universités en 1998. J’enseigne aujourd’hui en tant que professeur d’hématologie à Université de Paris et je travaille en parallèle dans le service d’hématologie biologique à l’Hôpital Necker-Enfants Malades, dont j’ai été chef de service de 1999 à 2018.

 

Quels sont vos centres d’intérêts en matière de recherche ?

 Mes intérêts de recherche sont les leucémies et lymphomes lymphoïdes T immatures et le suivi immunogénétique de la maladie résiduelle minime (MRD). Je co-dirige l’équipe « Différentiation lymphoïde normale et pathologique » UMR1151 INSERM, Institut Necker Enfants Malades (INEM).

Je suis très investie dans la recherche translationnelle, d’abord à l’échelle nationale et progressivement à l’échelle européenne. Je suis d’ailleurs membre actif de l’association européenne d’hématologie (European Hematology Association – EHA) et j’en assurerai la présidence de juin 2021-2023.

 

Et en matière d’enseignement ?

J’enseigne depuis le début de ma carrière. J’ai été chargée du programme pédagogique de la DSGFM2* de la faculté de médecine de Paris Descartes  en 2019 -2020 et de sa fusion avec celle de Paris Diderot en 2020 -2021 . Ce fut une année intense avec la fusion des enseignements, dans le cadre de la réforme des études de santé et de la création de l’UFR unique de médecine, sans parler de la situation sanitaire.

Je suis curieuse des méthodes d’enseignement pratiquées à l’étranger. J’ai notamment souhaité expérimenter des méthodes d’apprentissage innovantes pratiquées à l’université de Maastricht. Ainsi, depuis la rentrée 2019, l’UFR de médecine a mis en place la pédagogie PBL (Problem-based learning) ou apprentissage par la résolution de problèmes (Apprendre Autrement), proposé aux étudiants de 2e et 3e années. Cette méthode leur permet de travailler en autonomie sur des études de cas cliniques et de se former à la réalité du terrain.

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Comment abordez-vous cette mission de VP stratégie internationale ?

Je suis ravie de découvrir le volet politique d’Université de Paris et de m’impliquer dans ce niveau supra-facultaire et transdisciplinaire. C’est une véritable chance de participer aux fondations de notre établissement en matière de stratégie internationale.

Mon parcours, mon profil, et le fait que je sois « anglosaxone » et française, sont des atouts pour aborder sereinement cette mission. Je suis attachée à l’Europe et sa diversité. Nous avons beaucoup à faire, au niveau de l’établissement mais aussi au niveau national, pour rendre notre système universitaire français compréhensible à nos voisins européens et au-delà dans le monde, et nous assurer progressivement une intégration optimale.

 

Quels sont vos principaux enjeux ?

Au niveau politique, l’enjeu est de positionner nos priorités pour le développement de partenariats, que ce soit avec les pays francophones, au sein de l’Europe et dans le monde.

Pour construire une stratégie partagée au sein de l’université, je rencontre entre autres les Doyens des facultés et leurs Vices- doyens en charge de l’international, ainsi que la direction de l’IPGP. Mon rôle est d’optimiser l’intégration de la dimension internationale à nos activités de recherche et de formation, d’équilibrer et d’harmoniser les pratiques, et de proposer une évolution concertée vers des objectifs déclinables au sein des facultés et de l’IPGP. Positionner Université de Paris à une place d’excellence dans le paysage universitaire européen ne peut se concevoir sans ouverture bidirectionnelle, avec tout ce que ça apporte en inventivité scientifique, culturelle et sociétale.

Mon challenge réside en l’accompagnement de cette dynamique transversale, au sein de facultés et composantes, qui ne sont pourtant pas uniformes et qui font face à des problématiques distinctes. Pour autant, une richesse émerge de chacune de ces entités, qu’il faut cultiver. Pour chacun des défis soulevés (accueil des chercheurs et étudiants étrangers, programmes de formation à l’international, parcours à l’international de nos étudiants, etc.), l’objectif est d’identifier le bon niveau d’actions et de responsabilités. Je compte sur l’appui de l’ensemble des acteurs universitaires pour y arriver et porter une ambition forte de développement de l’international à tous les niveaux.

* 2e année de préparation du diplôme de formation générale en sciences médicales, qui se déroule sur 3 ans.

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