Biologiste, soigneur, éthologue, animateur pédagogique, vétérinaire… divers acteurs rythment le quotidien des parcs animaliers. Durant 3 mois Laureen, étudiante en troisième année de licence science de la vie à l’Université de Paris, a eu la chance de pouvoir explorer plusieurs corps de métier lors de son stage au zoo de Thoiry. Une expérience qui lui a permis de mûrir son projet professionnel : devenir vétérinaire.

Ambitieuse, déterminée et surtout passionnée par les animaux, elle nous raconte comment elle est parvenue à endosser de nombreuses responsabilités et à développer des compétences professionnelles au sein de ce parc animalier.

Etre polyvalente et réactive

Après une semaine d’observation, Laureen n’a pas tardé à se mettre au travail : au programme, des animations en tout genre (visites guidées, ateliers scolaires, demi-journées soigneur), de la surveillance et de la médiation culturelle. Des journées très riches qui lui ont permis de prendre une grande part de responsabilités au sein du zoo. « C’est un travail qui implique que l’on connaisse les espèces sur le bout des doigts. Il faut être capable de répondre aux questions des plus curieux, interagir avec le public et savoir le captiver en adaptant son discours (en fonction de l’âge et du nombre de visiteurs) ».

D’après Laureen, la polyvalence et la réactivité sont indispensables à la médiation : « L’objectif de l’animation des visites n’est pas d’apprendre son texte par cœur, bien au contraire, il s’agit d’adapter son discours à la situation. Autrement dit, regarder comment les animaux interagissent entre eux au moment des visites et pouvoir expliquer leurs comportements au public. Il faut être partout à la fois tout en gardant un discours structuré et compréhensible ». Parmi ses missions diverses et variées, Laureen avoue avoir préféré animer les visites guidées pour la transmission de connaissances que cela implique. Elle ajoute : « C’est juste extraordinaire de voir les visages émerveillés des gens face aux animaux. Nous passons des moments privilégiés avec eux ».

 

Privilégier le travail d’équipe

Pendant son stage, Laureen a eu la chance de travailler avec plusieurs acteurs du parc animalier : « Chacune de ces missions ont été accomplies en collaboration avec les soigneurs, les vétérinaires, les curateurs… un vrai travail d’équipe qui demande beaucoup de communication et d’organisation ». Malgré les quelques difficultés qu’elle avoue avoir rencontré, elle apprécie les résultats d’un travail collectif réussi : « L’un des projets en équipe qui m’a été confié était la création d’un week-end de conservation au profit d’une association. Nous avons dû créer des mini-jeux pédagogiques en rapport avec le thème (Madagascar), créer une mise en scène et de la décoration, regrouper des bénévoles, faire la promotion de l’événement et contacter des associations susceptibles de participer. L’objectif était de récolter des fonds, et même si le travail d’équipe était difficile, le résultat a été concluant puisque nous avons pu venir en aide aux lémuriens sur l’île de Madagascar ».

Même si sa formation à l’Université de Paris lui a fourni des bases solides, c’est au contact des professionnels que Laureen a su enrichir ses connaissances dans de nombreux domaines : « Tous les enseignements de biologie m’ont permis d’aller toujours plus loin dans ma réflexion et dans mon apprentissage lors des discussions que j’ai eu avec les soigneurs et les vétérinaires. J’ai également beaucoup utilisé certaines compétences transversales comme la communication, l’anglais et l’informatique. Et j’ai surtout découvert la médiation scientifique ».

 

Vous souhaitez réaliser un stage dans le cadre de vos études ? Laureen vous donne quelques conseils : « Si vous faites un stage, il faut être conscient que vous devez vous investir à fond ». Selon elle, les qualités essentielles pour se lancer dans le monde professionnel sont les suivantes : « Il faut être capable d’une grande autonomie, accepter les critiques et travailler dur ».

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