Université de Paris et la Cinémathèque française proposent un cycle de conférences illustrées et des projections de films pour valoriser les archives et plus globalement la recherche sur le cinéma.

Prochains rendez-vous
27 février : De la gestation des images à la naissance du film, par Joséphine Jibokji
19 mars  : Archives du vivant. Muséographie des sciences naturelles et cinéma, par Viva Paci
23 avril : Unité et accidents dans l’inspiration classique : l’expérience ultime de Duel au soleil, par Pierre Berthomieu

Programme détaillé

D’Université de Paris à la Cinémathèque française, il n’y a que la Seine à enjamber. Pas surprenant donc que les enseignants chercheurs du parcours Études cinématographiques et les équipes de la Cinémathèque conduisent des projets communs. Ce partenariat se traduit en ce moment par la tenue de la deuxième édition d’un cycle baptisé « Archi Vives ».

Ce cycle renforce les liens entre Université de Paris et la Cinémathèque française, tissés depuis 2011. Les étudiants du Master cinéma et audiovisuel ont en effet le privilège de suivre des cours à la Cinémathèque et d’accéder directement aux documents conservés par l’établissement. Tout au long du parcours « Archives et devenir des images » proposé dans le cadre du Master, les étudiants sont amenés à rencontrer les équipes de la Cinémathèque qui portent un regard et font des commentaires méthodologiques sur leurs travaux. « Ces échanges sont un atout pour nos étudiants, rapporte Frédérique Berthet. Certains voient leur article publié sur le site de la Cinémathèque, d’autres sont recrutés par cette maison, ou bien consultés par des commissaires d’exposition».

Le partenariat avec Université de Paris satisfait également les équipes de la Cinémathèque.

Véronique Rossignol, directrice de la bibliothèque du film, répète que les liens avec le monde universitaire sont « essentiels ». « En accueillant des universitaires ou en invitant des étudiants à venir travailler sur les fonds d’archives de la Cinémathèque, nous faisons exister nos collections et nous permettons la formation des étudiants en cinéma et, peut-être, contribuons-nous à enclencher des travaux de recherche de futurs doctorants ».

 

Dans les archives de la Cinémathèque

 

Les conférences Archi Vives d’une heure et demie sont illustrées par des extraits de films qui respectent les formats d’origine (grâce au projectionniste de la salle Jean Epstein) mais aussi par des photos, des croquis, des costumes, des dossiers de presse, des scénarii… que l’on retrouve dans les archives de la Cinémathèque et dans les fonds d’autres institutions. Ces présentations montrent au public qu’un artiste ou qu’un chercheur gagne à recourir aux archives du passé pour élaborer un discours au présent sur les images. Les responsables du cycle (E. André, F. Berthet, J. Daire, V. Rossignol) nous disent que ces conférences ne remplissent pas uniquement des missions pédagogiques, elles posent aussi des problématiques sur la création contemporaine et sur les interrelations professionnelles qui peuvent intéresser un grand nombre de cinéphiles. 

Ouvertes aux étudiants et aux universitaires, les cinq conférences sont également accessibles au « grand public » qui a la curiosité d’écouter des conférenciers évoquant leurs travaux de recherche sur le cinéma puis de proposer un film correspondant (cette année : France, USA, Brésil).

Lors des cinq rendez-vous étalés de novembre 2019 à avril 2020, les archives et leurs liens avec la création contemporaine sont au cœur des réflexions. « Les intervenants sont enseignant-chercheur, critique, commissaire d’exposition ou bien plasticien, tous mettent en scène leur trajectoire sensible dans les archives et cherchent à performer leur recherche pour en restituer la part vive et créative », nous dit Frédérique Berthet, maître de conférence HDR au sein de l’UFR Lettres, Arts, Cinéma d’Université de Paris.

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