Nous sommes dans l’Amérique conservatrice des années 1960. Le plaisir sexuel est un univers obscur, tabou, et les femmes dans le monde médical sont peu, voire pas du tout présentes. Virginia Johnson, née Mary Virginia Eshelman, va tout chambouler et modifier la perception du sexe.
 

Jonhson a un parcours atypique. Déterminée, intelligente et charismatique, elle gagne sa vie en chantant dans les bars, puis devient secrétaire du Dr Masters, sexologue.

Elle devient ensuite son assistante et enfin, chercheuse associée au Dr Masters. Ils co-dirigeront le Masters and Johnson Institute, mettant en place les prémices de la thérapie sexuelle.

Femme et médecin, elle n’est pas acceptée par ses collègues qui la critiquent et la harcèlent physiquement ou moralement.

Mais ce n’est pas cela qui va décourager Jonhson : elle continue, la tête haute, et se fait sa place dans ce milieu misogyne. Après tout, elle a travaillé dur pour en arriver là !

Malgré cela, Jonhson apporte un renouveau dans la sexologie : empathique et audacieuse, elle étudie la réponse sexuelle… en observant des personnes faisant l’amour ou se masturbant, connectées à des objets de mesure et filmées sous différents angles par des caméras.

L’étude controversée du duo de sexologues Jonhson et Masters fit naître un livre reprenant leurs découvertes, best-seller de son époque Human Sexual Response. D’autres grandes études seront publiées tout au long de leur carrière.

Jonhson a su garder son indépendance et sa liberté. Elle a marqué ses pairs et le grand public en prouvant que la femme peut jouir seule et que monsieur n’est pas le seul à éprouver du plaisir. La jouissance de l’homme n’est plus une condition pour le plaisir féminin.

Révolutionnaire et féministe, Virginia Jonhson a entamé la libération sexuelle des femmes.

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