De plus en plus de maladies infectieuses deviennent résistantes aux médicaments actuels. Partant de ce constat, cet été, les Dr. Vincent Libis et Dr. Aude Bernheim de l’équipe de recherche Évolution et Ingénierie des Systèmes Dynamiques, dirigée par le Dr Ariel Lindner au Learning Planet Institute (Université Paris Cité, Inserm), lancent un programme de recherche participative durant lequel les citoyens et citoyennes contribueront à faire avancer la recherche sur les médicaments pour lutter contre les maladies infectieuses. Comment ? En prenant part au projet Science à la Pelle.
© Learning Planet Institute
De plus en plus de maladies infectieuses causées par des bactéries deviennent résistantes aux médicaments actuels. Pourtant, ces maladies constituent une menace grandissante pour la santé humaine.
De nombreux médicaments utilisés aujourd’hui sont issus de molécules produites naturellement par les bactéries contenues dans les sols, mais seulement une infime portion de ces bactéries a été étudiée en laboratoire.
Pour faire avancer plus rapidement la recherche dans ce domaine, les chercheurs ont besoin de disposer d’une immense quantité de prélèvements de sols sur tout le territoire français et contenant potentiellement un grand nombre de bactéries à étudier pour l’intérêt thérapeutique qu’elles peuvent présenter.
C’est dans cette perspective que les chercheurs du laboratoire Évolution et Ingénierie des Systèmes Dynamiques au Learning Planet Institute invitent les citoyens et citoyennes à rejoindre, tout l’été, le programme de recherche participative Science à la Pelle. Leur contribution, bien que déterminante pour la réussite de ce projet de recherche, est simple. Durant leurs randonnées estivales, les participants sont invités à prélever une cuillère à soupe de terre du lieu de promenade, à envoyer l’échantillon aux chercheurs et à renseigner sur l’application disponible sur le site web du projet, les coordonnées et une photo du lieu de prélèvement.
L’équipe de recherche, qui a développé des méthodes de recherche innovantes permettant d’étudier à grande échelle ces bactéries, et d’identifier les molécules intéressantes qu’elles produisent, analysera tous les prélèvements reçus et partagera avec les participants les résultats de leurs recherches.
Ce projet de recherche participative permettra aussi d’aborder des sujets comme les liens entre santé et biodiversité, l’antibiorésistance ou encore d’observer la fabuleuse variété du vivant qui vit dans les sols.
L’objectif du projet Science à la Pelle est de trouver, grâce aux bactéries qui vivent dans les sols, des médicaments efficaces contre les maladies infectieuses développant des résistances aux médicaments. La campagne s’étendra pendant tout l’été.
> Toutes les explications pour prendre part au projet de recherche participative
À lire aussi
Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : ce que dit la recherche
L’Assemblée nationale a adopté, le 26 janvier 2026, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Face aux inquiétudes liées au cyberharcèlement, à l’isolement ou à la désinformation, Grégoire Borst, professeur de psychologie du...
lire plus
Journée mondiale contre le cancer : une mobilisation collective de la Faculté de Santé
Abraha et Pierre : une amitié au service de la mémoire des peuples en temps de guerre
À Paris, les chemins de deux historiens se croisent. L’un arrive d’Éthiopie, portant avec lui des carnets remplis d’observations quotidiennes rédigées pendant la guerre du Tigré. L’autre, français, est spécialiste de l’histoire contemporaine éthiopienne. De cette...
lire plus
Le rôle clé de la communication intestin-cerveau dans le circuit de la récompense
Menée par Oriane Onimus, doctorante soutenue par la Fondation pour la Recherche Médicale, et dirigée par Giuseppe Gangarossa, professeur à l'Université Paris Cité, une étude publiée le 30 janvier 2026 dans la revue Science Advances révèle que les mécanismes de la...
lire plus
