Emma Coutin, étudiante du Master Politiques culturelles et deux de ses camarades exposent la « Didactique des images » du 4 février au 4 mars prochain au centre René Goscinny. Pour nous, elle revient sur leurs motivations et la genèse de ce projet artistique audacieux.

de gauche à droite sur la photo : Paul Lefur, Océane Petit, Emma Coutin

Emma Coutin, étudiante en deuxième année de Master Politiques culturelles, Paul Lefur diplômé de cette même formation et Océane Petit, diplômée du Master Didactique des images proposé par la Sorbonne Nouvelle, ont, ensemble, conçu et mis en place l’exposition « Didactique des images ». Ce projet est né il y a un peu plus d’un an, pendant leur année commune de Master : « L’une de nos professeurs, Danielle Bellini, nous a encouragés à réaliser des projets qui nous tenaient à cœur pour acquérir de l’expérience professionnelle et nous épanouir dans des domaines qui nous plaisent. Nous avons alors tous les trois choisi de consacrer une exposition à la thématique de l’éducation à l’image. »  

 

« Il faut apprendre à utiliser les images, mais aussi à les analyser et à les déconstruire »

 L’exposition s’appuie sur un ouvrage paru en 2020 chez L’Harmattan, Didactiques des images : Récits pédagogiques à et par l’image qui présente des témoignages, sur le terrain, d’acteurs chargés de sensibiliser le grand public aux didactiques des images.  « Nous souhaitions explorer cette thématique car il nous semble que l’image, sous toutes ses formes, acquiert une part de plus en plus importante dans notre société. L’éducation aux images représente un enjeu d’enseignement, car il faut apprendre à les utiliser comme support d’apprentissage, mais aussi à les analyser et à les déconstruire », explique Emma.

L’exposition, soutenue par l’association inter-promo du Master « Politik’art », présente les œuvres de trois artistes qui se sont inspirées de ces thématiques, en s’appuyant sur des supports différents. « Nous avons eu la chance de les côtoyer lors de nos études et chacune d’elles entretient un lien particulier avec l’éducation, le cinéma, ou l’image en général : She Deraz est photographe, Eloïse Bouré est illustratrice et peintre, et Paula Ortiz Gonima est réalisatrice de documentaires. C’était aussi pour nous une manière de soutenir la création artistique, domaine fortement impacté par la pandémie. » 

 

Une formation « tremplin » pour bâtir des projets artistiques concrets

Ses camarades et elle ont ainsi mis en application les compétences acquises en présentation et gestion de projet. « Dès le début, nous avons fait appel à diverses structures pour obtenir des subventions afin de financer les droits d’exposition des œuvres, les impressions photographiques, le matériel d’installation des œuvres… Tout du long, en dialoguant avec les artistes, nous avons approfondi le message et le contenu de l’exposition. Le fait d’avoir développé, de bout en bout, un projet culturel qui leur tenait à cœur leur a procuré une grande satisfaction et une certaine confiance en soi. Ce fut un travail très épanouissant du point de vue créatif, mais les démarches administratives furent nombreuses. »   

Le vernissage de l’exposition aura lieu le 4 février prochain de 17h à 19h au centre René Goscinny. « Nous serons heureux d’y accueillir les étudiantes et les étudiants de l’université. Ce sera l’occasion, pour elles et pour eux, de rencontrer des artistes, des professionnels et des professionnelles du milieu de l’éducation à l’image et l’équipe du centre d’animation ». L’exposition sera ensuite en libre accès du 4 février au 4 mars pendant les horaires d’ouverture du centre. Et, si l’on en croit les motivations de ces trois étudiants, l’aventure ne s’arrêta pas là : « Nous souhaitons prolonger cette expérience sous une forme itinérante, en exposant les œuvres des artistes dans de nouveaux endroits culturels et en faisant circuler nos questionnements autour de l’éducation à l’image. » 

 

 

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