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PRESENTATION
L’idée est de penser les rapports entre social et politique avec le cinéma. Il ne s’agit donc pas de penser le cinéma politique et le cinéma social ainsi que leurs rapports – et, partant, il n’est pas question ici d’un travail d’histoire du cinéma qui chercherait à déterminer l’émergence de ces deux catégories (« film social », « film politique »), leurs rapports et leurs transformations au cours des années. Il s’agit donc de partir de la philosophie, donc des catégories de social et politique, dans leur indétermination et dans les rapports qu’elles entretiennent. Et, à l’aune de ce point de départ, il s’agit de prendre le cinéma comme illustration.
Pour cette raison, il n’y a pas de limitation du corpus cinématographique (toutes les cinématographies sont donc autorisées) – c’est-à-dire du cinéma que, en outre, on entend ici comme l’audiovisuel en général, de sorte qu’il peut tout autant s’agir de films que de séries, de documentaires, de clips vidéo ou de publicités.
Voilà la première verbalisation de l’idée : le cinéma apparaît ici d’abord comme un médium qui peut exemplifier des questions et des thèses au sein d’une histoire particulière, il peut donc rendre sensible ce qui est abstrait.
Deuxième verbalisation de l’idée : On pourra aller plus loin en disant que le cinéma (l’audiovisuel) ne se contente pas d’illustrer des idées abstraites – mais qu’il pense (ou du moins peut penser) les questions politiques et sociales (et le rapport entre les deux, qui est proprement ce qui nous intéresse ici). On dira, en ce sens, que le cinéma ne constitue pas seulement une exemplification d’idées qu’on aurait déjà, mais qu’il fraye un chemin par les médias qu’il utilise (l’audiovisuel), qu’il produit une pensée, qu’il suscite une verbalisation de ce qu’il montre et qu’il nous aide à conceptualiser des idées sur les rapports entre social et politique.
Troisième verbalisation de l’idée : Si donc on ne part pas des cinéma social et politique, c’est-à-dire de ce qui se donne comme tel par et dans l’intention auctoriale, en somme, par une étiquette, il est intéressant de voir si, à l’aune d’un réseau conceptuel emprunté à la philosophie sociale et/ou aux sciences sociales, on peut proposer un critère qui permette de distinguer, au moins de façon ponctuelle sur tel corpus cinématographique ou tel type de films, un film politique d’un film social.
C’est intentionnellement que nous restons vagues sur les notions de social et de politique, dont il s’agit précisément d’explorer la richesse sémantique, la seule chose exigée étant de thématiser leurs rapports, à l’aune des hypothèses qu’on peut trouver tout autant dans la philosophie (politique, sociale) que dans les sciences sociales.
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