Au-delà des bouleversements engendrés dans nos vies quotidiennes par l’apparition du Covid-19, jamais aucune pathologie n’aura autant mobilisé les équipes de recherches médicales à travers le monde. Première université en santé de France, les équipes d’Université de Paris produisent et collaborent à un grand nombre d’études à ce sujet. Vous trouverez ci-dessous l’ensemble des publications parues cet été et impliquant nos équipes.  

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Covid-19 : Évaluation de tests sérologiques de détection d’anticorps

Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS, de l’Inserm et d’Université de Paris ont réalisé une étude pilote pour évaluer la fiabilité de plusieurs tests de laboratoire afin de mieux comprendre le profil de réponses en anticorps contre le SARS-CoV-2 et la propagation du virus dans la population. A ce jour, quatre tests de détection d’anticorps anti SARS-CoV-2 ont été développés et évalués ainsi que deux tests de détection d’anticorps neutralisants. Ces tests, dits de laboratoire, sont une première étape pour les études épidémiologiques sur COVID-19. Les résultats de cette étude ont été publiés en ligne sur MedRxiv, le 24 avril 2020, puis dans Science Tanslational Medicine, le 17 août 2020.

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Identification d’une nouvelle cible thérapeutique potentielle contre la Covid-19

Une étude menée par des chercheurs et médecins de Gustave Roussy, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris AP-HP, de l’Inserm , de l’Université Paris-Saclay et d’Université de Paris, en collaboration avec plusieurs équipes étrangères (Singapour, Chine, Israël), révèle que les patients atteints d’une forme grave de Covid-19 présentent un déficit des fonctions de l’immunité innée des cellules myéloïdes (fraction des globules blancs) comme les polynucléaire neutrophiles, monocytes), associé à un taux très élevé de calprotectine, une protéine pro-inflammatoire de la famille des alarmines, dans le sang.

Publiés dans la prestigieuse revue Cell, ces résultats permettent de proposer un test diagnostique susceptible d’identifier rapidement les patients risquant de développer une forme sévère de la maladie et ouvrent la voie à une approche thérapeutique inédite : le blocage du récepteur de la calprotectine, une protéine pro-inflammatoire de la famille des alarmines.

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Covid-19 : prédire la nécessité d’un recours à l’intubation dans les formes les plus graves

L’équipe du Pr Jean-Damien Ricard de l’hôpital Louis-Mourier, AP-HP, Université de Paris, Inserm s’est intéressée à la possibilité de prédire la nécessité d’un recours à l’intubation dans les formes les plus graves de pneumonie à Covid-19. Dans une étude clinique publiée le 15 juillet 2020 dans la revue Intensive Care Medicine, l’équipe montre que l’oxygénothérapie à haut-débit, appliquée dès l’admission des patients Covid-19 avec une insuffisance respiratoire, peut éviter le recours à l’intubation dans un certain nombre de cas. Elle montre également qu’il est possible d’utiliser un indice appelé ROX (indice qui combine les paramètres respiratoires d’un patient et la quantité d’oxygène qu’il reçoit) pour prédire le recours à l’intubation, permettant ainsi d’identifier précocement les patients pour qui elle sera nécessaire.

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Déficit des interférons de type 1 dans le sang : une signature pour les formes sévères de Covid-19

Quel patient va développer une forme grave de Covid-19 ? C’est une question essentielle à laquelle il faut répondre pour améliorer la prise en charge individuelle et le pronostic de ces patients. Dans une publication parue dans Science le 13 juillet, des équipes de l’AP-HP, de l’Inserm, d’Université de Paris, de l’Institut Pasteur et de l’Institut Imagine décrivent un phénotype immunologique unique et inattendu chez les patients graves et critiques, consistant en une réponse fortement altérée des interférons (IFN) de type I, associée à une charge virale sanguine persistante et à une réponse inflammatoire excessive. Ces données suggèrent que la déficience en IFN de type I dans le sang pourrait être la marque des formes graves de Covid-19 et soulignent l’intérêt d’approches thérapeutiques associant l’administration précoce d’IFN avec une thérapie anti-inflammatoire adaptée ciblant l’IL-6 ou le TNF-α chez les patients en prévention d’une forme sévère.

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