Du 25 au 27 octobre dernier a eu lieu le premier hackathon international organisé par trois partenaires de l’alliance européenne Circle U. (les universités de Oslo, de Louvain et de Paris). L’évènement était l’occasion pour les équipes nationales et pluridisciplinaires d’essayer de proposer des solutions au burnout dans le milieu hospitalier. Trois jours intenses d’apprentissage et de collaboration riche en échange.

Les Hackathons : une méthodologie innovante 

Les hackathon sont des marathons intellectuels, des sessions d’idéation intenses sur 2 à 3 jours, pendant lesquels les équipes élaborent des solutions créatives à des défis concrets en utilisant les principes et les méthodes de la « démarche design ». À Université de Paris, cette méthode est présente sous forme d’une pédagogie innovante, le « challenge-based learning » qui permet aux étudiants d’apprendre d’une manière active et créative.

L’analyse, la recherche et la solution novatrice des problèmes concrets en équipe renforce la capacité des étudiants de collaborer, les rend plus autonome et les équipe des compétences qui vont faciliter leur intégration dans le milieu professionnel, explique Viktoria Nagy, une des organisateurs de l’évènement à Université de Paris. 

Un processus de création intense

Dans le cadre de ce premier hackathon de Circle U., chaque équipe a été accompagnée par un mentor qui leur servait de guide méthodologique. En même temps, ils ont eu l’occasion de dialoguer avec des experts internationaux en la matière du burnout pour mieux comprendre la problématique qui ronge nos hôpitaux. Une animatrice extérieure située à Louvain-la-Neuve a organisé le rythme intense de création et a proposé également des pauses avec des activités relaxantes, telles que la méditation ou des exercices physiques.

Les étudiants ont enregistré leurs solutions sous forme d’un « vidéo-pitch », une présentation brève de leurs projets qui étaient tout sauf conventionnels : des applications smartphone pour détecter et gérer le burnout, en passant par une borne interactive posée à la salle d’entrée des hôpitaux, des activités ludiques (gamification), des espaces artistiques aménagées pour exprimer ses émotions, et même l’idée d’un robot sillonnant les halls des hôpitaux et proposant des pauses cafés partagées au personnel épuisé a vu le jour.  

Le troisième jour du hackathon a été dédié à la réflexion et à l’évaluation. D’une manière très inhabituelle, c’étaient d’abord les étudiants qui ont eu l’occasion de réfléchir sur leur expérience. Qui dit création, dit difficultés surmontées !

On a pris énormément de plaisir de travailler ensemble, et petit-à-petit, on a appris à mieux partager nos tâches et à mieux gérer notre temps. Ce qui est bien, c’est que l’on est devenu très complémentaires – dit Claire, étudiante en odontologie. C’était une façon d’apprendre beaucoup plus agréable, on n’a pas vu le temps passer.  renchérit Myriam, étudiante en biologie intégrativeEt puis, on a appris à plus facilement prendre la parole en public, même en anglais !, rajoute Tiziri, étudiante en deuxième année de médecine.

À la fin, les étudiants recrutés en un temps record et à une période peu propice rassemblant de futurs médecins et des étudiantes en philosophie par exemple ont été surpris d’être capable en si peu de temps de mobiliser et inventer une solution de bout en bout à un problème concret et important. L’évènement s’est terminé avec les retours du jury international qui a évalué non seulement la qualité et la faisabilité des solutions proposées, mais la collaboration des équipes et leur capacité à vendre leur projet.

Ce type d’évènement renforce l’esprit entrepreneurial des étudiants. Quelques-unes des solutions étaient tellement innovantes que l’on espère pouvoir continuer ces projets et les mettre en place avec nos partenaires extérieurs. dit Nicolas Loménie, un des mentors et responsable des missions entrepreneuriales à Université de Paris.

 

Et ce qui était rafraîchissant, c’est de voir nos étudiants gagner en confiance en soi au fur et à mesure dans ce nouvel espace européen propice à l’innovation et à l’ouverture. Nous espérons, avec Nicolas, d’organiser de plus en plus d’évènements de ce genre dans le cadre du Circle U. Challenge. », rajoute Viktoria Nagy, référente des challenges européens Circle U. à Université de Paris.

Contacts

viktoria.nagy@u-paris.fr

nicolas.lomenie@u-paris.fr

À lire aussi

Prix et médailles de l’Académie des sciences

Prix et médailles de l’Académie des sciences

Chaque année l'Académie des sciences distingue des acteurs de la recherche pour leur talent et leurs contributions remarquables à la science. Cette année, 80 récipiendaires se sont réunis sous la Coupole de l'Institut de France. Université de Paris félicite ses...

lire plus