En 2026, cinq enseignantes-chercheuses, enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs menant leurs travaux au sein d’unités de recherche de l’Université Paris Cité ont été récompensés par deux médailles d’argent et trois médailles de bronze.
© Monnaie de Paris
Depuis 1954, les médailles du CNRS célèbrent les scientifiques qui contribuent de manière exceptionnelle à l’avancée de la recherche. La médaille d’argent distingue des chercheuses et des chercheurs, au début de leur ascension, pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux, reconnus sur le plan national et international. La médaille de bronze récompense les premiers travaux consacrant des chercheuses et des chercheurs spécialistes de leur domaine, et représente une reconnaissance et un encouragement à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.
Médailles d’argent du CNRS
- 2026 – Sophie Henrot-Versillé, Laboratoire de Physique des 2 Infinis Irène Joliot-Curie (IJCLab – CNRS/Université Paris-Saclay/Université Paris Cité).
Sophie Henrot-Versillé est directrice de recherche à IJCLab (CNRS/Université Paris-Saclay/Université Paris Cité), où elle a dirigé le pôle astroparticules, astrophysique et cosmologie pendant les 6 dernières années. Depuis près de trente ans, sa soif de connaissances la pousse à naviguer entre deux infinis : celui de l’infiniment petit des particules élémentaires et celui, vertigineux, du cosmos.
- 2026 –Florence Bretelle-Establet, Laboratoire Sciences, Philosophie, Histoire (SPHERE – CNRS/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/Université Paris Cité).
Médailles de bronze du CNRS
- 2026 – Guillaume Avice, Institut de physique du globe de Paris (IPGP – Université Paris Cité/CNRS).
Chargé de recherche à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP – Université Paris Cité/CNRS), Guillaume Avice est un expert de la cosmochimie des gaz rares. Il les étudie dans l’atmosphère des planètes telluriques, notamment Vénus et la Terre, afin d’en comprendre l’origine et l’évolution. Il utilise pour cela la spectrométrie de masse des gaz rares en vide statique, mais il a également puisé dans des mesures vénusiennes faites dans les années 70-80. Guillaume Avice propose un concept de missions spatiale pour rapporter des échantillons de l’atmosphère de Vénus.
- 2026 – Véronique Decaix, Laboratoire Sciences, Philosophie, Histoire (SPHERE – CNRS/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/Université Paris Cité).
Maîtresse de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Véronique Decaix est rattachée au Groupe de recherche Antiquité, Moyen âge et transmission arabe (centre Gramata), au sein du Laboratoire Sciences, Philosophie, Histoire (SPHERE – CNRS/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/Université Paris Cité). Alliant l’interprétation historique à la philosophie de l’esprit, elle défriche un domaine encore assez peu exploré, celui de la philosophie médiévale, et s’intéresse en particulier aux actes de perception chez des commentateurs médiévaux d’Aristote. Ses recherches portent sur les thématiques de la perception, dans un corpus pour l’essentiel inédit, datant des 13e-14e siècles, les Parva Naturalia. Membre junior de l’Institut universitaire de France entre 2020 et 2025, elle y porte un projet de recherche autour de la mémoire, thématique qui concentre aujourd’hui l’essentiel de ses travaux.
- 2026 – Pauline Zarrouk, Laboratoire de physique nucléaire et des hautes énergies (LPNHE – CNRS/Sorbonne Université/Université Paris Cité).
Explorer l’histoire de l’Univers à travers la répartition des galaxies, tester la gravité aux plus grandes échelles et traquer les indices d’une énergie noire insaisissable : à 34 ans, alors que sa carrière est toujours à ses débuts, Pauline Zarrouk fait déjà parler les cartes du cosmos comme personne. Chercheuse au LPNHE (CNRS/Sorbonne Université/Université Paris Cité), coordinatrice au CNRS du projet DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument), elle analyse les données portant sur la distribution spatiale des galaxies dans le cosmos, issues de grands relevés spectroscopiques tels que le Sloan Digital Sky Survey ou encore DESI, pour mettre à l’épreuve les modèles cosmologiques actuels, de la constante décrivant l’accélération de l’expansion de l’Univers à la théorie de la relativité générale d’Einstein.
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