Sustainability and Transitions

Portée par un ensemble de laboratoires en sciences sociales et humaines, en étroite relation avec les sciences de l’environnement, la Graduate School Sustainability and Transitions a pour objectif de former par la recherche aux théories et outils permettant de penser et mettre en œuvre des transitions soutenables à différentes échelles, fondées sur la compréhension des enjeux en termes de risque, d’équité et de justice sociales et environnementales.

Présentation

En intégrant les dimensions socio-techniques et socio-écologiques, les formations développées dans le cadre de la Graduate School Sustainability and Transitions encourageront à la fois des études de cas en relation avec des territoires, avec des collectifs d’étudiants chargés de questionner et co-construire localement les transitions mobilisant des savoirs contextualisés et les connaissances académiques pertinentes ; et des interactions entre ces approches locales et des réflexions plus globales sur les politiques écologiques, économiques et sociales permettant d’appuyer les différentes formes de transitions dont il est question.

Sur le plan des savoirs, ce programme de formations reposera sur l’exploration par les sciences humaines et sociales, des transformations socio-écologiques[1] et des conditions de résilience du système-terre[2], dans un contexte caractérisé par l’Anthropocène[3]. Cette formation s’inscrira dans un travail conjoint avec les sciences physiques, de la nature et de l’environnement et ce, en tenant compte des dynamiques locales et globales.


[1] L’entrée scientifique par les transformations socio-écologiques associée à la problématique de la résilience met l’accent sur les systèmes socio-écologiques soit une unité bio-géo-physique, ainsi que les institutions et les acteurs associés. Ces systèmes socio-écologiques sont complexes, adaptatifs et circonscrits avec des effets de contexte. Ils sont particulièrement étudiés par les sciences du vivant (écologie, biologie évolutive, agronomie, etc.) et les sciences humaines et sociales associés aux acteurs locaux. Le terme de résilience est utilisé par un grand nombre de personnes et notamment de nombreux acteurs issus du monde du développement – la Banque mondiale, la FAO, le consortium du CGIAR, l’Agence française du développement, etc. et de la communauté scientifique s’intéressant aux sociétés dans leur environnement. Selon les traditions de pensée et d’action, les acteurs tendent à privilégier l’adaptation ou la transformation.
[2] L’entrée scientifique par le système Terre porte l’accent sur l’étude des interactions entre l’ensemble des compartiments géologiques terrestres et les formes vivantes qui les peuplent, y compris l’homme et ses activités.
[3] Popularisé par le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen et le biologiste Eugène Stoermer, le mot anthropocène, « l’âge de l’Homme », désigne désormais une période de l’histoire de la Terre dans laquelle l’action de l’Homme est devenue comparable quantitativement à certaines forces géologiques.

Gouvernance

    • Nathalie BLANC
      Université Paris Cité

    • David FLACHER
      Université de technologie de Compiègne

    À lire aussi